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L’islam condamne le nationalisme.
Le nationalisme est un concept étrangé à l’islam car son propos est de créer l’unité d’hommes et de femmes sur la base de critères familiaux et tribaux, alors que l’islam affirme que seul le lien de la doctrine (al ‘aqidah) peut et doit unir les hommes, quel que soit leur couleur, leur race ou leur appartenance nationale. L’islam honnit tout rassemblement, tout combat et tout sacrifice menés au nom du nationalisme.
Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a dit : « N’est pas des nôtres celui qui appelle à al ‘assabiyah (nationalisme / tribalisme…) qui combat pour la ‘assabiyah, ou qui meurt pour la ‘assabiyah ». (Rapporté par Abou Daoud)
Dans un autre hadith, il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit : « Délaissez-le (l’esprit tribal, nationaliste), c’est une pourriture » (Rapporté par Muslim et al Boukhari)
Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit également : « Celui qui lutte, sous un drapeau en faveur d’une cause partisane ou qui répond à l’appel d’une cause partisane ou pour aider une cause partisane et meurt par la suite, sa mort est une mort pour la cause de la jahiliya ».
Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a dit : « Il y a en effet, des gens qui se vantent de leurs ancêtres ; mais aux yeux d’Allah, ils sont plus méprisables que le scarabée noir qui enroule une bouse dans son nez. Voici qu’Allah vous a retiré de l’arrogance du temps de la jahiliya (ignorance) et de sa vantardise de la gloire des ancêtres. L’homme est soit un croyant qui craint Allah ou un pêcheur infortuné. Tous les gens sont les enfants d’Adam, et Adam a été crée à partir de la poussière ». (Rapporté par At-Tirmidhi et Abou Daoud)
Il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit également : « Certes Allah a extirpé de vous, la fierté de l’arrogance de l’âge de la jahiliya et la glorification des ancêtres. Maintenant les gens sont de deux sortes. Soit des croyants qui sont conscients, soit des transgresseurs qui agissent mal. Vous êtes tous les enfants d’Adam et Adam a été crée à partir de l’argile. Les gens devraient renoncer à leur fierté de la nation car c’est un appel parmi les appels de l’Enfer. S’ils n’y renoncent pas, Allah -Ta‘ala- les considérera plus vils que les plus simples vers qui se frayent un chemin à travers les excréments. » (Rapporté par Abou Daoud et At-Tirmidhi)
Il y a de nombreux exemples dans la Sirah qui nous montrent que le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a blâmé et réprimandé tous ceux qui se référaient au nationalisme. Après avoir constaté que les « Aws » et les « Khazraj » (deux principales tribus de Médine) s’étaient converties à l’islam, un groupe de juifs conspira afin de briser cette nouvelle unité. Ils dépêchèrent un de leur jeune auprès d’elles pour leur rappeler la bataille de Bu‘ath, au cours de laquelle les « Aws » avaient eu le dessus sur les « Khazraj ». Il leur chanta des vers, cherchant ainsi à semer la discorde entre elles. Et effectivement, un appel aux armes s’en est suivi. Lorsque la nouvelle est parvenue au Messager d’Allah il leur dit : « Ô Musulman, rappelez-vous Allah, rappelez-vous Allah. Agirez-vous comme des païens alors que je me trouve parmi vous après qu’Allah vous ait guidé à l’islam, vous a honoré et a fait une cassure nette avec le paganisme. Il vous a délivré de la mécréance et vous a alors fait amis ? » Lorsqu’ils entendirent ces propos, ils se mirent à pleurer et à s’embrasser les uns les autres. Cet incident nous montre clairement comment le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a condamné toutes les formes de tribalisme. Allah -Ta‘ala- révéla alors:
»__«Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au « Habl » (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.»__ »
__(Sourate Al-‘Imran , Verset 102 et 103)__
Au cours d’un autre incident, Jabir Ibn ‘Abdallah al Ansari rapporte ce qui s’est passé à l’oasis d’al Muraysi, lorsque les hypocrites firent resurgir les traces du nationalisme pour détruire, l’unité des musulmans. Il dit : « Nous étions engagés dans une bataille, lorsqu’un des Muhajirun s’en est pris à un Ansar. Ce dernier a alors dit, O Ansar ! Aidez-moi ! » (appelant sa tribu). Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) entendit leur propos et leur dit : « Cessez ces slogans tribaux, tout ceci est infect. » (Rapporté par al Boukhari)
Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ne se contenta pas simplement de réprimander ses hommes. En effet, il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) marcha à leurs côtés toute la journée jusqu’à la tombée de la nuit, et toute la nuit jusqu’au matin, et le jour suivant jusqu’à épuisement. Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) donna alors l’ordre de s’arrêter, et aussitôt, ils sombrèrent dans un sommeil profond. Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) agi de la sorte afin de détourner leur attention de ce qui venait de se produire.
Le repentir
La foi du musulman s’affaiblit et la passion le domine et Satan lui embellit les actes de rébellion et il se fait tort et tombe dans ce qu’Allah a interdit. Mais Allah est tendre à l’égard de Ses serviteurs. Sa miséricorde embrasse toute chose. Celui qui se repent après avoir commis une injustice verra son repentir accepté par Allah. En effet, Allah est pardonneur et miséricordieux. [ Sourate 5 - verset 39 ].
Allah est pardonneur et généreux. Il a donné à tous les croyants l’ordre de procéder à un repentir sincère afin de bénéficier de Sa miséricorde et de Son paradis. A ce propos, Il a dit :
« O vous qui avez cru! Repentez- vous à Allah d’ un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos fautes et qu’ Il vous fasse entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, le jour où Allah épargnera l’ ignominie au Prophète et à ceux qui croient avec lui. Leur lumière courra devant eux et à leur droite; ils diront: « Seigneur, parfais- nous notre lumière et pardonne- nous. Car Tu es Omnipotent.» [Sourate 66 - verset 8]
La porte du repentir est ouverte aux serviteurs jusqu’à ce que le soleil se lève à partir du couchant. A ce propos, le Prophète a dit :
« Certes Allah, le Puissant et Majestueux tend Sa main dans la nuit pour accepter le repentir des malfaiteurs de la journée et tend la main dans la journée pour accepter le repentir des malfaiteurs de la nuit et se comportera ainsi jusqu’à ce que le soleil se lève au couchant » [Rapporté par Mouslim, n° 2759].
Le repentir sincère n’est pas un simple mot à prononcer. Car l’acceptation du repentir requiert que le repentant cesse immédiatement de commettre le péché, regrette de l’avoir commis et de décide de ne plus récidiver, répare les injustices et restitue les droits. Le repentir doit en plus avoir lieu avant la confrontation avec la mort.
A ce propos, le Très Haut dit :
« Allah accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allah accueille le repentir. Et Allah est Omniscient et Sage. Mais l’ absolution n’ est point destinée à ceux qui font de mauvaises actions jusqu’au moment où la mort se présente à l’ un d’eux, et qui s’écrie: « Certes, je me repens maintenant » – non plus pour ceux qui meurent mécréants. Et c’ est pour eux que Nous avons préparé un châtiment douloureux. » [Sourate 4 : verset 17-18]
Allah est miséricordieux et prompt à exaucer le repentir et y invite les pécheurs pour leur pardonner :
« Votre Seigneur S’est prescrit à Lui-même la miséricorde. Et quiconque d’ entre vous a fait un mal par ignorance, et ensuite s’ est repenti et s’ est réformé… Il est, alors, Pardonneur et Miséricordieux ». » [Sourate 6 - verset 54].
Allah est tendre à l’égard des Serviteurs et Il aime les repentants et accepte leur repentir comme Il le dit en ces termes :
« Et c’ est lui qui agrée de Ses serviteurs le repentir, pardonne les méfaits et sait ce que vous faites, »
[Sourate 42 - verset 25]
«Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient.» [Sourate 2 - verset 222].
Si l’infidèle se convertit, Allah transforme ses méfaits en bienfaits et pardonne ses péchés antérieurs comme Il le dit en ces termes :
« Dis à ceux qui ne croient pas que, s’ ils cessent, on leur pardonnera ce qui s’ est passé. » [Sourate 8 - verset 38].
Allah est pardonneur et miséricordieux et Il aime le repentir de Ses serviteurs et leur en donne l’ordre pour leur pardonner. Les démons à visage humain et les djinns veulent détourner les gens de la vérité pour les orienter vers le faux comme Il le dit en ces termes : « Et Allah veut accueillir votre repentir. Mais ceux qui suivent les passions veulent que vous vous incliniez grandement (vers l’ erreur comme ils le font). » [Sourate 4 - verset 27].
La miséricorde divine embrasse toute chose. Quand les péchés du serviteur deviennent trop importants et qu’il s’embourbe dans les actes de rébellion et les méfaits puis se repent, Allah accepte son repentir et lui pardonne ses péchés quelle que soit leur importance. A ce propos, le Très Haut dit : « Dis: « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’ Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’ est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. » [Sourate 39 - verset 53].
Le Prophète a dit :
« Notre maître béni et Très Haut descend chaque nuit au ciel le plus bas au cours du dernier tiers de la nuit et dit : qui m’invoque pour que je lui réponde ? Qui me demande pour que je lui donne ? Qui sollicite mon pardon pour que je le lui accorde ? » [Rapporté par Mouslim n° 758].
L’âme est faible. Si l’homme commet un péché, il doit se repentir et demander pardon à chaque moment. En effet, Allah est pardonneur et miséricordieux. C’est Lui qui dit : « Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d’ Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. » [Sourate 4 - verset 110].
Le musulman est toujours vulnérable à l’erreur et aux actes de rébellion. C’est pourquoi il doit multiplier le repentir et la demande de pardon. Le Messager d’Allah a dit : « Au nom d’Allah, je demande pardon à Allah et me repens au cours d’un jour plus de 70 fois » [Rapporté par Boukhari n° 6307].
Allah aime que Son serviteur se repente et Il l’accepte de sa part et s’en réjouit d’après les propos du Prophète :
« La joie qu’Allah éprouve à cause du repentir de Son serviteur est plus grande que celle de l’un de vous qui tombe du haut de son chameau, le perd au milieu d’un désert, puis le retrouve… » [Rapporté par Mouslim et Boukhari et cité par ce dernier sous le numéro 6309].
Extrait de l’ouvrage : Ussoul ad-dine al-islami par Cheikh Muhammad Ibn Ibrahim at-Tuwwaydjiou.
Les mérites de l’Islam
Pourquoi les musulmans croient-ils que leur religion est la vraie ? Possèdent-ils des raisons convaincantes ?
Louange à Allah
Cette question apparaît au prime abord logique quand elle émane d’une personne étrangère à l’Islam. Quant à celui qui a pratiqué cette religion après y avoir adhéré, il connaît effectivement l’ampleur du bienfait dont il jouit à l’ombre de cette religion. Cela est dû à de nombreuses raisons dont nous citerons les suivantes :
1. Le musulman adore un dieu unique qui n’a point d’associé et qui possède les plus beaux noms, les attributs sublimes. Ceci réalise l’unité de l’orientation et de l’objectif du musulman. Celui-ci place sa confiance en Son Maître et Créateur, s’en remet à Lui, brigue Son aide, Son assistance et Son soutien. Il croit que Son Maître est omnipotent et n’a besoin ni d’une épouse ni d’un enfant, et Il a créé les cieux et la terre et que c’est Lui qui donne la vie et donne la mort et Il est le Créateur pourvoyeur de subsistance. Le serviteur sollicite la subsistance auprès de Lui, l’Audiant, le Répondant. Le serviteur l’invoque et espère Son exaucement puisqu’Il est prompt à accepter le repentir, comme Il est le pardonneur, le miséricordieux. Le serviteur se repent à Lui quand il commet un péché et une négligence dans la pratique du culte de son Maître, l’Omniscient, l’Informé de tout, l’Omniprésent qui connaît les intentions et les secrets profonds. Ceci pousse le serviteur à avoir honte de commettre le péché qui consiste à se faire injustice ou à le faire à autrui. Car il sait que son Maître est au courant de ce qu’il fait comme il sait que son Maître est sage et connaisseur du mystère. C’est pourquoi le serviteur a confiance dans le choix que le Maître fait pour lui et dans le décret divin le concernant puisqu’il sait que Son Maîre ne le lèse pas et que tout jugement établi à son encontre est un bien, même si le serviteur ne saisit pas la sagesse qui y préside.
2. Les effets des pratiques cultuelles musulmanes sur le musulman.
La prière crée un lien entre lui et son Maître. Quand il s’y engage avec révérence, il éprouve la quiétude, la tranquillité et le repos parce qu’il s’appuie sur un pilier très solide qui est Allah, le Puissant, le Majestueux. C’est pourquoi le Prophète de l’Islam, Muhammad (bénédiction et salut soient sur lui) disait : «Permettez-nous de nous reposer dans la prière» Quand une affaire le troublait, il avait recours à la prière. Quand une personne confrontée à une épreuve expérimente la prière, elle ressent un secours procurant de la patience et de la consolation devant son épreuve. Cela s’explique par le fait que le prieur récite dans sa prière les paroles de son Maître. Or les effets de ces paroles sont incomparables aux effets de la répétition d’une parole humaine. Si le discours de certains psychiatres peut s’avérer réconfortant et décompressant, que dire du discours de Celui qui a créé le psychiatre?
Quant à la zakate, un des cinq piliers de l’Islam, elle débarrasse l’homme de l’avarice, l’habitue à la générosité notamment à l’aide aux pauvres et aux nécessiteux, et lui procure, à l’instar des autres pratiques cultuelles, une récompense qui lui sera utile au jour de la Résurrection. Elle ne constitue pas un fardeau financier comparable aux impôts humains, dans la mesure où elle ne représente que 25/1000 du bien concerné. Le vrai musulman l’acquitte volontiers et ne cherche pas à s’y dérober, même si personne ne le poursuivait pour cela.
Quant au jeûne, il consiste à s’abstenir du manger, du boire et des rapports intimes pour observer le culte d’Allah, manifester sa conscience du besoin des affamés et des frustrés et se rappeler les bienfaits du Créateur envers les créatures notamment une récompense inqualifiable.
Quant au pèlerinage à la Maison sacrée construite par Abraham (psl), il constitue une exécution de l’ordre d’Allah, offre l’occasion de faire des prières assurées d’exaucement et permet de faire la connaissance de musulmans venus des quatre coins du globe.
3. L’Islam recommande tout bien, interdit tout mal et prône la pratique d’un ensemble de règles de conduite et de belles vertus comme la véracité, la clémence, la retenue, la douceur, l’humilité, la pudeur, le respect de la promesse, la dignité, la compassion, l’équité, le courage, la patience, la disponibilité (aux autres), la probité, le désintéressement, la bienfaisance, la tolérance, l’honnêteté, la gratitude et la maîtrise de soi (en cas de colère).
L’Islam recommande la piété filiale, le bon entretien des relations de parenté, l’assistance aux sinistrés, le bon traitement du voisin, la bonne gestion des biens de l’orphelin, la compassion envers le petit, le respect pour le vieux, la douceur dans le traitement des domestiques et des animaux, l’enlèvement des ordures, la bonne parole, le pardon, la renonciation à la punition à partir d’une position de force, le bon conseil donné par un musulman à un autre, la satisfaction des besoins des musulmans, accorder au débiteur en difficulté, la pratique de l’altruisme et du partage, le consolation (des autres), sourire aux gens, s’enquérir de l’état des malades, secourir l’opprimé, offrir des cadeaux aux compagnons, bien traiter l’hôte, bien se comporter à l’égard de l’épouse, assurer l’entretien vital de sa conjointe et de ses enfants, diffuser le salut (salam) et demander la permission avant d’entrer dans une maison, afin de ne pas violer l’intimité de ses habitants.
Si certains non musulmans accomplissent certaines de ces choses là, ils les font à titre de règles générales de bienséance. Mais ils n’en espèrent ni rétribution ni récompense (divine), ni succès ni bonheur dans l’au-delà.
Quant aux interdits de l’Islam, on constate qu’ils visent toujours un intérêt individuel ou social. Toutes les prohibitions versent dans le sens des relations liant le fidèle à son Maître d’une part et à son prochain d’autre part.
Prenons ces nombreux exemples pour illustrer notre propos :
L’Islam a interdit le shirk (le polythéisme) donc l’adoration d’une divinité autre qu’Allah, et enseigne que l’adoration d’une telle divinité conduit au désastre et au malheur.
Il a interdit encore la fréquentation des devins ou autres prédicateurs d’avenir et l’acceptation de leur déclaration. De même, il a interdit la pratique de la magie utilisée pour réunir ou séparer deux personnes. Il exclut aussi la croyance en l’influence des astres et des planètes sur les événements et la vie humaine. Il interdit encore le fait d’insulter le temps puisque c’est Allah qui en assure la gestion. Il en est de même du fait de tirer un mauvais augure (de certains phénomènes).
Il interdit encore l’annulation des œuvres par le désir de se faire voir ou entendre ou le fait de rappeler un bienfait au bénéficiaire .
Parmi les autres proscriptions musulmanes figure ce qui suit :
- s’incliner ou se prosterner en signe de révérence à l’endroit d’un autre qu’Allah ;
- s’asseoir avec les hypocrites pour manifester l’approbation de leur compagnie;
- invoquer la malédiction ou la colère divine ou l’entrée en enfer contre quelqu’un ;
- uriner dans une eau stagnante ;
- se soulager sur un chemin ou dans une ombre utilisée par les gens ou autour d’un abreuvoir ou en s’orientant vers La Mecque ou en lui tournant le dos (ceci s’applique aussi à l’urine) ;
- tenir le sexe à la main droite en urinant ;
- saluer une personne qui se débarrasse ;
- plonger ses mains dans l’eau avant de les laver après son réveil ;
- effectuer des prières surérogatoires au lever du soleil, au zénith et au coucher du soleil, car celui-ci se couche entre les deux cornes de Satan ;
- prier sous la pression de l’urine, de la défécation ou de la pète, tout cela étant de nature à perturber le prieur et à le détourner de la révérence requise. ;
- élever la voix au cours de la prière de façon à nuire aux autres et poursuivre les prières nocturnes en cas de somnolence car l’on doit alors dormir puis se réveiller plus tard pour prier, et le fait de prier toute la nuit de manière ininterrompue ;
- mettre fin à sa prière en cas de doute portant sur la réalité de la cause d’interruption, tant qu’on n’aura pas entendu un son ou senti une odeur ;
- effectuer une opération d’achat ou de vente ou de recherche d’un objet perdu à l’intérieur des mosquées parce que celles-ci constituent des lieux de culte et de rappel d’Allah dans lesquels il ne convient pas de s’occuper de choses mondaines;
- presser le pas en allant participer à la prière car l’on doit marcher calmement et dignement ;
- rivaliser dans la décoration des mosquées avec l’usage de couleurs rouge et jaune et des mosaïques ainsi que tout ce qui distrait les fidèles de la prière ;
- observer un jeûne ininterrompu ;
- jeûner sans l’autorisation du mari présent ;
- construire sur les tombes, les surélever, s’asseoir là-dessus, marcher avec des chaussures entre les tombes, les éclairer, écrire là-dessus, les vider de leur contenu et les transformer en mosquée ;
- pleurer un mort à force de cris, se déchirer les vêtements, déployer les cheveux à l’occasion du décès d’une personne, annoncer un décès à la manière anté-islamique. Mais la seule annonce du décès ne représente aucun inconvénient ;
- se nourrir de riba (intérêt bancaire) et pratiquer toutes sortes de vente impliquant ignorance, tromperie ou tricherie ;
- la vente du sang, du vin, du porc, des idoles et de tout objet dont l’usage est interdit par Allah car l’échange de son prix est interdit ;
- surenchère de la part d’une personne qui ne désire pas acheter comme cela arrive dans le cadre de beaucoup d’opérations de vente aux enchères ;
- la dissimulation des défauts d’une marchandise exposée en vente ;
- vendre un objet avant d’en disposer ou avant de le réceptionner ;
- effectuer une vente sur une autre ou un achat sur un autre ou une négociation sur une autre ;
- vendre des fruits avant leur maturité et avant qu’ils ne soient à l’abri d’une avarie;
- usage d’instruments de mesure et de pesage défectueux (par mauvaise foi) ;
- vendre sa part d’un terrain, d’un champ de dattiers ou d’une propriété similaire avant d’en proposer l’achat à son associé ;
- manger les biens de l’orphelin injustement ;
- pratiquer les jeux de hasard ou se nourrir de leurs fruits ;
- recourir à l’usurpation et à la pratique de la corruption active et passive ;
- piller ou spolier les biens des autres ;
- saisir les biens des autres pour les aliéner ;
- acheter une marchandise à un prix inférieur à son prix normal (malgré le propriétaire) ;
- dissimuler un objet perdu pour s’en emparer ;
- ramasser un objet perdu sans avoir l’intention de l’annoncer ;
- pratiquer la tricherie sous quelque forme que ce soit ;
- contracter une dette avec l’intention de ne pas la payer ;
- s’emparer d’une partie quelconque des biens de son frère musulman malgré lui ; ce que
l’on prend grâce à l’épée de la pudeur est interdit (ce que l’on oblige quelqu’un à donner par l’intimidation) ;
- accepter l’abandon du mariage et la castration ;
- épouser deux sœurs à la fois ou une femme avec sa nièce ou sa tante maternelle ou paternelle, peu importe que le mariage soit contracté avec la plus âgée avant la moins âgée ou inversement, de peur que cette attitude ne provoque la rupture de liens de parenté ;
- établir des mariages compensatoires : l’on dit par exemple à quelqu’un : marie-moi ta fille ou ta sœur, je te marie ma fille ou ma sœur, de sorte qu’une femme en compense une autre. Ceci est injuste et interdit;
- contracter le mariage provisoire qui ne lie les deux partenaires que pour une période déterminée ;
- avoir les rapports intimes pendant les règles menstruelles ;
- utiliser la voie anale dans l’acte sexuel ;
- demander la main d’une femme déjà engagée dans les fiançailles avant que le premier fiancé n’abandonne son projet ;
- marier une femme adulte avant de la consulter ou une jeune fille sans sa permission ;
- utiliser l’expression «bi rafa wal-banîna» dans les félicitations adressées aux nouveaux mariés parce que c’est une coutume antéislamique qui exprimait la haine pour les filles ;
- dissimuler son état de grossesse en cas de divorce;
- évoquer en public les jouissances intimes que les conjoints se procurent mutuellement ;
- détourner une femme de son mari ;
- jouer avec le divorce ;
- demander à un homme de divorcer d’avec sa femme pour pouvoir l’épouser ;
- dépenser des biens de son mari sans son autorisation ;
- abandonner le lit de son mari sans son autorisation ; car les anges maudissent la femme qui se comporte ainsi sans une excuse valable ;
- épouser la femme de son père ;
- avoir des rapports sexuels avec une femme enceinte des œuvres d’un autre ;
- pratiquer le coït interrompu avec une femme libre sans son autorisation ;
- arriver chez sa femme nuitamment et par surprise en cas de retour d’un voyage ; s’il les informe de l’heure de son retour, il n’y a pas d’inconvénient ;
- s’emparer d’une partie de la dot remise à sa femme sans sa permission;
- porter préjudice à la femme pour l’obliger à se racheter ;
- pratiquer l’exhibitionnisme féminin;
- exagérer dans l’excision ;
- accueillir un homme dans la maison du mari sans sa permission ; mais une permission générale non contraire à la loi suffit dans ce domaine ;
- séparer une femme de son enfant ;
- se délecter dans la permissivité ;
- fixer longuement une femme étrangère ;
- regarder une femme étrangère de façon successive ;
- manger une bête morte noyée, étouffée ou assommée ou victime d’une chute;
- consommer du sang, de la viande du porc ou celle d’une bête égorgée sans la mention du nom d’Allah ou avec le mention du nom d’un autre ;
- consommer ce qui est égorgée en l’honneur des idoles ;
- consommer la chair de toute bête qui se nourrit de saleté ; il en est de même de son lait ;
- consommer une bête féroce dotée de molaires, un oiseau à griffes ainsi que l’âne;
- priver un animal de la nourriture jusqu’à sa mort ;
- utiliser l’ongle et la dent pour tuer une bête ;
- égorger une bête devant une autre ;
- aiguiser un couteau devant une bête afin de l’égorger ;
A propos de l’habillement et de la parure, etc, il est interdit de :
- se livrer au gaspillage sur l’habillement ;
- porter des bijoux en or pour les hommes ;
- rester nu ;
- se promener nu ou dévoiler ses cuisses ;
- porter des vêtements trop longs, les traîner en signe d’orgueil et porter un habit qui attire particulièrement l’attention ;
- faire un faux témoignage ;
- porter atteinte à l’honneur des femmes chastes ;
- porter atteinte à l’honneur d’une personne innocente ou la calomnier ;
- se moquer de quelqu’un par le geste ou par un clin d’œil ;
- échanger de mauvais sobriquets, se livrer à la médisance, au colportage, à la raillerie à
l’égard des musulmans, à s’enorgueillir pour sa naissance et à mettre en cause la généalogie de quelqu’un ;
- se livrer à l’insulte, aux injures, aux propos obscènes et dégradants ;
- élever la voix pour proférer de mauvaises paroles sauf pour une personne victime d’injustice ;
- mentir notamment dans le cadre du rêve tel que le fait de prétendre avoir fait un rêve pour se donner un mérite ou réaliser un profit matériel ou pour intimider un ennemi ;
- se surestimer ;
- tenir un entretien secret à deux en mettant une troisième personne à l’écart car ce comportement peut attrister cette dernière ;
- maudire un croyant ou une personne qui ne le mérite pas ;
- injurier les morts ;
- invoquer la mort pour quelqu’un ou la souhaiter pour soi-même en raison d’un mal que l’on a subi ;
- prier contre soi-même, contre ses enfants, ses domestiques et ses biens ;
- manger des mets qui se trouvent devant un autre ;
- manger des mets qui se trouvent au milieu de plat ;
- ne pas manger les mets qui se trouvent sur son côté, car c’est la partie bénie ;
- boire à partir d’une partie cassée du récipient, pour ne se faire du mal ;
- boire de la bouche d’un outre (ou bouteille) ou y exhaler ;
- manger alors qu’on est couché sur son ventre ;
- s’asseoir devant une table autour de laquelle le vin est consommé ;
- laisser du feu allumé dans la maison quand on va se coucher ;
- dormir en tenant à la main une petite tasse comme un outre ;
- s’endormir couché sur le ventre ;
- raconter ou expliquer le mauvais rêve qui résulte d’une manipulation satanique ;
- tuer une âme injustement ;
- tuer ses enfants par crainte de la pauvreté ;
- recourir au suicide, à la fornication, à l’homosexualité, à la consommation du vin, à sa fabrication, à son transport et à sa vente ;
- satisfaire les gens de façon à susciter la colère d’Allah ;
- élever le ton devant les père et mère ou leur dire : fi !
- rattacher la filiation d’un enfant à un autre que son père ;
- punir par le feu ;
- brûler des personnes vivantes ou mortes ;
- tuer et découper des morceaux de la victime ;
- aider à faire le faux et à coopérer dans le péché et l’agression ;
- obéir quelqu’un dans la désobéissance à Allah ;
- prononcer un serment mensonger ;
- prononcer un serment intentionnellement mensonger;
- écouter une conversation sans l’autorisation de ses auteurs ;
- regarder les parties honteuses de quelqu’un ;
- s’arroger quelque chose que l’on ne mérite pas ;
- se prévaloir de ce que l’on n’a pas ;
- vouloir être loué pour une action que l’on n’a pas faite ;
- chercher à savoir ce qui se passe à l’intérieur d’une maison sans l’autorisation de ses
occupants ;
- gaspiller ;
- prononcer un serment pécheur ;
- espionner ;
- avoir une mauvaise opinion des pieux et des pieuses ;
- adopter une attitude marquée par la haine, la jalousie et la rupture ;
- persister dans le faux ;
- afficher l’orgueil, la fierté, l’ostentation, la surestimation de soi, la joie excessive et
l’allégresse poussée à outrance ;
- récupérer son aumône, même par l’achat ;
- faire travailler un employé sans lui payer son salaire ;
- faire preuve d’iniquité dans les donations faites à ses enfants ;
- faire un testament portant sur la totalité de ses biens, de sorte à laisser ses héritiers pauvres, un tel testament ne peut être exécuté que jusqu’à concurrence du tiers ;
- entretenir de mauvais rapports avec ses voisins ;
- établir un testament de façon discriminatoire ;
- boycotter un musulman au-delà de trois jours sans une cause légalement admissible ;
- lancer un caillou à l’aide deux de ses doigts parce que cela pourrait faire mal en cas d’atteinte de l’œil ou d’une dent ;
- établir un testament au profit d’un héritier, car Allah a donné aux héritiers leurs droits ;
- brandir une arme devant son frère musulman ;
- dégainer une épée et se promener avec, de peur de faire du mal (à quelqu’un) ;
- séparer deux marcheurs sans leur consentement ;
- rejeter un cadeau en l’absence d’une appréhension bien fondée ;
- dépenser avec excès ;
- remettre des biens à des prodigues ;
- souhaiter récupérer les biens dont Allah a gratifié d’autres hommes ou femmes ;
- rendre ses aumônes nulles en les faisant accompagner par la nuisance à l’égard du bénéficiaire ;
- dissimuler un témoignage ;
- imposer une contrainte (injuste) à un orphelin ;
- chasser un quémandeur ;
- se soigner par un médicament impur, car Allah n’a pas placé la guérison des membres de la Umma dans ce qu’Il leur a interdit ;
- tuer les femmes et les enfants en cas de guerre ;
- s’enorgueillir devant les autres ;
- ne pas tenir sa promesse ;
- violer son engagement ;
- solliciter les gens sans nécessité ;
- terroriser son frère musulman ou s’emparer de son bien, que ce soit de façon plaisante ou sérieuse ;
- récupérer son présent ou sa donation sauf s’il s’agit d’un bien offert par le père à son fils ;
- pratiquer la médication sans expérience ;
- tuer la fourmille, l’abeille et la huppe ;
- regarder les parties honteuses d’autrui ;
- s’asseoir entre deux personnes sans leur permission ;
- ne saluer que ceux que l’on connaît, car on doit saluer tout le monde ;
- faire de son serment un prétexte pour ne pas conduire une bonne action, car on doit faire le bien et expier le serment ;
- trancher un litige opposant deux adversaires tout en étant en colère et juger en faveur de l’un avant d’entendre les arguments de l’autre ;
- traverser un marché en emportant des objets potentiellement nuisibles aux musulmans, tels que les instruments tranchants non couverts ;
- déplacer quelqu’un pour occuper sa place ;
- ne pas quitter son frère en religion avant de demander sa permission… entre autres ordres et interdits prescrits pour assurer le bonheur de l’humanité.
Avez-vous jamais vu ou connu, ô auteur de la question, une religion comme celle-ci ?
Relisez la réponse puis posez-vous la question de savoir s’il n’est pas dommage que ne vous soyez pas encore l’une de ses adeptes ? Allah le Très Haut a dit dans l’incommensurable Coran : «Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà parmi les perdants.» (Coran, 3 : 85).
Enfin, je vous souhaite et souhaite à toute personne qui aura lu cette réponse l’assistance (divine) qui lui permette de s’engager dans la voie droite, celle de la vérité. Puisse Allah nous préserver tous de tout mal.
Source: Islam Q&ASheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
L’humain est-il un ingrat ?
L’être humain est bizarre, parfois vraiment illogique.
Si on lui tient la porte pour qu’il puisse passer, il dit merci.
Si on lui offre un petit cadeau, par exemple une fleur, il dit merci.
Mais quand on lui offre des cadeaux inestimables, il ne dit plus rien. Pas très logique non ?
Allah le Très-Haut nous a donné la vie, la santé, le confort matériel, une famille, etc.
Le remercie-t-on ? Non.
Ce n’est pas pour rien qu’Allah dit plusieurs fois dans le Coran qu »en vérité, peu de gens sont reconnaissants ».
Que ferais-tu si tu devenais aveugle ?
Que ferais-tu si tu devenais sourd ?
Que ferais-tu si tu devenais muet ?
Que ferais-tu si tu devenais pauvre ?
Que ferais-tu si tu perdais ta famille ?
Que ferais-tu si tu perdais ta foi ?????????
Tu n’arrives pas à imaginer que ça puisse arriver, hein?
Et pourtant, tout est possible.
S’Il l’avait voulu, tu serais un SDF en ce moment.
Et surtout, s’Il l’avait voulu, tu ne serais pas musulman en ce moment.
L’être humain prend, prend, prend et croit que tout lui est dû.
« C’est tout-à-fait naturel » pense-t-il « que je reçoive toutes ces choses ». Il ne se rend pas compte que tout ce qu’il reçoit, ce sont des faveurs et des cadeaux de son Seigneur.
Et quand Le Seigneur décide de ne plus donner une toute petite chose parmi les milliers de cadeaux qu’il nous fait tous les jours, que fait l’être humain ?
Il pleure et se plaint comme un enfant gâté.
C’est vrai que l’être humain est un enfant gâté.
Avez-vous oublié le prophète Ayoub (as) ?
Allah lui avait donné les richesses, la santé et beaucoup d’enfants pendant plus de 70 ans.
Quand Allah swt a décidé de tester Ayoub en retirant un par un ces bienfaits, Ayoub a été patient.
Il n’a même pas osé demandé à son Seigneur de lui rendre la vie plus facile. Et tu sais ce qu’il disait à sa femme qui lui demandait d’implorer le Seigneur ?
Il disait qu’il avait vécu 70 ans de bonheur et que tant qu’il n’avait pas vécu 70 ans de malheur, il ne pouvait pas se plaindre. Vous imaginez ?
Le prophète Ayoub avait honte de se plaindre de ce qui lui arrivait. Ça, c’est de la patience. Mais n’oubliez pas qu’Allah aime quand ses serviteurs l’implorent, donc n’hésitez pas.
Le prophète Ayoub était à un niveau que personne d’entre nous n’attendra.
Notre bien-aimé Prophète a reçu d’Allah le meilleur des cadeaux: toutes ses fautes lui étaient pardonnées et le Paradis lui était promis alors qu’il était encore vivant. Il savait quel serait sa Demeure dans l’au-delà.
Toi, franchement, si on t’annonce que tu iras au Paradis, que ferais-tu ? Tu serais heureux et tu ferais la fête, non ?
Tu sais ce que notre bien-aimé prophète faisait ? Il priait toutes les nuits jusqu’à ce que ses pieds enflent. Et quand son épouse lui demandait pourquoi il priait tant alors qu’il savait qu’il allait au Paradis, que répondait-il ? Notre bien-aimé disait : « Ne serais-je pas un serviteur reconnaissant ? ».
Tu vois la gratitude ? Il aurait pu se contenter de remercier le Seigneur comme nous le faisons en disant une fois « Al hamdoulillah ».
Notre bien-aimé aimait se nourrir un jour et avoir faim le lendemain car quand il avait faim, il implorait son Seigneur et quand il mangeait il remerciait son Seigneur.
Nous, nous ne sommes que des ingrats, franchement.
En plus, quand on prie, on le fait en 2 minutes et dès qu’on finit, on est du genre « Allah, voici ma prière. Je te mets au défi de ne pas l’accepter ! ».
On mérite vraiment des claques.
Souviens-toi d’une chose, Allah ne te doit rien.
Mais tu Lui doit TOUT.
Tout ce qu’Il te donne, c’est un cadeau de Sa part.
S’Il te donne et que tu Le remercies,
Il te donnera plus ici et dans l’Au-delà.
Si par contre Il te donne et que tu es ingrat, pensant que tout t’est dû, alors profite bien de la vie sur Terre car ce sera probablement ta part de paradis. Il n’y aura peut-être rien de bien pour toi après la mort.
Tu crois que c’est parce que tu travailles 8 heures par jour que tu mérites tout ce que tu as ?
Tu crois que tu es indépendant ?
Si Allah le voulait, il enverrait un minuscule virus s’occuper de toi. Et là, on verra qui est si fort. Franchement, il faut se réveiller et dire à notre ego, à notre « nafs », de se taire un peu.
Maintenant, c’est quoi remercier Allah ?
Allah le Très-Haut n’a besoin de rien. Tout lui appartient déjà et il ne cherche pas à être ré-élu. C’est nous qui avons besoin de tout et de Lui.
Quand on le remercie, c’est pour notre propre bien.
Comme il est dit dans la sourate Louqman au verset 12 « …Sois reconnaissant à Allah, car quiconque est reconnaissant, n’est reconnaissant que pour lui-même ; quant à celui qui est ingrat, en vérité Allah se dispense de tout et Il est digne de louange ».
Donc quand tu fais du bien, c’est pour toi-même et quand tu fais du mal, c’est aussi pour toi-même.
Remercier Allah , c’est entre autres :
- faire beaucoup de dhikr (SoubhanAllah, Alhamdulillah, Allahou Akbar, etc.)
- prier et jeûner assidûment et sincèrement,
- et faire profiter les autres des bienfaits que ton Seigneur t’a accordé.
Toutes ces pratiques sont pour ton propre bien.
C’est comme si je te donnais un million de dollars et que je te disais que pour me remercier, tu devais manger à ta faim et te soigner avec cet argent !
Souviens-toi d’une chose :
si Allah te donne beaucoup, cela ne veut pas dire que tu es un ange et que tu mérites tout cela. Beaucoup de gens ont tendance à l’oublier.
Comme j’ai dit auparavant, cela peut-être ta part de paradis que tu reçois sur Terre car tu n’auras rien de bien après la mort.
Les compagnons de notre bien-aimé prophète pleuraient quand ils recevaient des biens matériels et de l’argent car ils avaient peur que ce soit leurs parts de paradis. Omar n’arrêtait pas de pleurer à cause de cela.
Tout ce que tu reçois est un test de la part de ton Seigneur . A toi d’être intelligent et reconnaissant.
Fais profiter les autres des choses que tu reçois.
Quand tu es heureux, remercie ton Seigneur en étant pieux. Quand tu es malheureux, invoque ton Seigneur et remercie-Le.
Un compagnon de notre bien-aimé Prophète avait deux enfants. L’un d’eux mourut.
Il dit « Que soit Loué, Celui (Allah) qui m’a donné deux enfants et qui n’en a repris qu’un ».
Aussi, si tu te souviens de ton Seigneur alors que tu vis dans le bonheur, Il se souviendra de toi quand tu seras dans le malheur. C’est une promesse que nous a faite le Très-Haut.
Donc tant que tout est tranquille dans ta vie, prends le temps de remercier Allah .
Maintenant que nous savons, ne soyons plus ingrats.
Allah swt donne la dounia à ceux qu’il aime et ceux qu’il n’aime pas, mais Il ne donne le din qu’ à ceux qu’il aime.
Le dieu conditionné par la croyance
« Dites: nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé; votre Dieu et notre Dieu sont un seul Dieu, et nous Lui sommes soumis (muslimun) » (Cor. 29: 46)
Ce que nous allons dire ici relève de l’allusion subtile (ishara) et non de l’exégèse (tafsir) proprement dite.
Dieu prescrit aux muhammadiens de dire à toutes les communautés appartenant aux « Gens du Livre »- chrétiens, juifs, sabéens et autres: « Nous croyons en ce qui nous a été révélé », c’est-à-dire en ce qui s’est épiphanisé à nous, à savoir le Dieu exempt de toute limitation, transcendant dans son immanence même, plus encore: transcendant dans sa transcendance même; et qui en tout cela demeure pourtant immanent. « Et en ce qui vous a été révélé », c’est-à-dire en ce qui s’est épiphanisé à vous dans les formes conditionnées, immanentes et limitées. C’est Lui que Ses théophanies manifestent à vous comme à nous. Les divers termes qui expriment la « descente » ou la « venue » de la révélation ne désignent rien d’autre que des manifestations (zuhurat) ou des théophanies (tajalliyat) de l’Essence, de Son verbe ou de tel ou tel de Ses attributs. Allah n’est pas « au-dessus » de quiconque, ce qui impliquerait qu’il faut « monter » vers Lui. L’Essence divine, Son verbe et Ses attributs ne sont pas localisables dans une direction particulière d’où ils « descendraient » vers nous.
La « descente » et les autres termes de ce genre n’ont de sens que par rapport à celui qui reçoit la théophanie et à son rang spirituel. C’est ce rang qui justifie l’expression de « descente » ou les expressions analogues. Car le rang de la créature est bas et inférieur alors que celui de Dieu est élevé et sublime. N’eût été cela, il ne serait pas question de « descendre » ou de « faire descendre » [la Révélation] et on ne parlerait pas de « montée » ou d »‘ascension » , d « ‘abaisser » ou d »‘approcher ».
C’est la forme passive [dans laquelle le sujet réel de l'action exprimée par le verbe reste occulté] qui est employée dans ce verset car la théophanie dont il s’agit ici se produit à partir du degré qui totalise tous les Noms divins. De ces Noms ne s’épiphanisent, à partir de ce degré, que le nom de la divinité (c’est-à-dire le nom Allah), le nom al-Rabb (« le Seigneur ») et le nom al-Rahman (« le Tout-Miséricordieux »). [Parmi les témoins scripturaires de ce qui précède] Allah a dit: « Et ton Seigneur viendra » (Cor. 89: 22), et, de même, on trouve dans une tradition prophétique: « Notre Seigneur descend… » Allah a dit encore: « Sauf si Allah vient » (Cor. 2: 210), etc. Il est impossible qu’un des degrés divins s’épiphanise avec la totalité des Noms qu’il renferme. Il manifeste perpétuellement certains d’entre eux et en cache d’autres. Comprends!
Notre Dieu et le Dieu de toutes les communautés opposées à la nôtre sont véritablement et réellement un Dieu unique, conformément à ce qu`II a dit en de nombreux versets: « Votre Dieu est un Dieu unique » (Cor. 2: 163; 16: 22; etc.) Il a dit aussi: « Il n’y a de dieu qu’Allah » (wa ma min ilahin ila Llahu, Cor. 3: 62). Il en est ainsi nonobstant la diversité de Ses théophanies, leur caractère absolu ou limité, transcendant ou immanent, et la variété de Ses manifestations. Il S’est manifesté aux muhammadiens au-delà de toute forme tout en Se manifestant en toute forme, sans que cela entraîne incarnation, union ou mélange. Aux chrétiens, Il s’est manifesté dans la personne du Christ et des moines, ainsi qu’il le dit dans le Livre. Aux juifs, Il s’est manifesté sous la forme de ‘Uzayr et des rabbis; aux mazdéens sous la forme du feu, et aux dualistes dans la lumière et la ténèbre. Et II s’est manifesté à tout adorateur d’une choses quelconque- pierre, arbre ou animal…- sous la forme de cette chose: car nul adorateur d’une chose finie ne l’adore pour elle-même. Ce qu’il adore, c’est l’épiphanie en cette forme des attributs du Dieu vrai- qu’il soit exalté!-, cette épiphanie représentant, pour chaque forme, l’aspect divin qui lui correspond en propre. Mais [au-delà de cette diversité des formes théophaniques], ce qu’adorent tous les adorateurs est un, leur faute consistant seulement dans le fait de le déterminer limitativement [en l'identifiant exclusivement à une théophanie particulière].
Notre Dieu, celui des chrétiens, des juifs, des sabéens et de toutes les sectes égarées, est Un, ainsi qu’il nous l’a enseigné. Mais Il S’est manifesté à nous par une théophanie différente de celle par laquelle Il S’est manifesté dans Sa révélation aux chrétiens, aux juifs et aux autres sectes. Plus encore: Il S’est manifesté à la communauté muhammadienne elle-même par des théophanies multiples et diverses, ce qui explique que cette communauté à son tour comprenne jusqu’à soixante-treize sectes différentes, à l’intérieur de chacune desquelles il faudrait encore distinguer d’autres sectes, elles-mêmes variées et divergentes, ainsi que le constate quiconque est familier avec la théologie. Or tout cela ne résulte de rien d’autre que de la diversité des théophanies, laquelle est fonction de la multiplicité de ceux à qui elles sont destinées et de la diversité de leurs prédispositions essentielles. En dépit de cette diversité, Celui qui s’épiphanise est Un, sans changement de l’éternité sans commencement à l’éternité sans fin. Mais II Se révèle à tout être doué d’intelligence à la mesure de son intelligence. « Et Allah embrasse toute chose, et Il est le Savant par excellence » (Cor. 2: 115).
Il y a donc en fait unanimité des religions quant à l’objet de l’adoration- cette adoration étant co-naturelle à toutes les créatures, même si peu d’entre elles en ont conscience- du moins en tant qu’elle est inconditionnée, et non point quand on la considère sous le rapport de la diversité de ses déterminations. Et nous, musulmans, ainsi qu’II nous l’a prescrit, sommes soumis au Dieu universel et croyons en Lui. Ceux qui sont voués au châtiment ne le sont qu’en tant qu’ils L’adorent sous une forme sensible exclusive de toute autre. Seule connaît la signification de ce que nous disons l’élite de la communauté muhammadiennne, à l’exclusion des autres communautés. Il n’y a pas au monde un seul être- fût-il de ceux qu’on appelle « naturalistes », « matérialistes » ou autrement-qui soit véritablement athée. Si ses propos te font penser le contraire, c’est ta manière de les interpréter qui est mauvaise. L’infidélité (kufr) n’existe pas dans l’univers, si ce n’est en mode relatif. Si tu es capable de comprendre, tu verras qu’il y a là un point subtil: à savoir que quiconque ne connaît pas Dieu de cette connaissance véritable n’adore en réalité qu’un seigneur conditionné par la croyance qu’il a à son sujet, et qui ne peut donc se révéler à lui que dans la forme de sa croyance. Mais le véritable Adoré est au-delà de tous les « seigneurs »!
Tout cela fait partie des secrets qu’il convient de celer à quiconque ne suit pas notre voie. Prends garde! Celui qui les divulgue doit être compté parmi les tentateurs des serviteurs de Dieu; et nulle faute ne peut être imputée aux docteurs de la Loi s’ils l’accusent d’être un infidèle ou un hérétique dont on ne peut accepter le repentir. « Et Dieu dit la Vérité, et c’est Lui qui conduit sur la voie droite » (Cor. 33: 4).
Al Amir Abd el Kader
Mawqif 246.
Les prodiges du cœur
C’est que le cœur se trouve apte à recevoir l’irradiation de la Réalité suprême qui est en toutes choses.
Rien en effet ne peut s’interposer entre le cœur et les choses si ce n’est l’un des cinq motifs que nous avons indiqués (la défiance du cœur lui même ; la ternissure des péchés et la rouille des passions ; tout ce qui peut distraire de la vérité ; les préjugés ; l’ignorance de l’endroit où se trouve l’objet cherché).
Et c’est comme un voile qui s’interpose entre le miroir du cœur et la tablette gardée sur laquelle est gravé tout ce que Dieu a dévoilé jusqu’au jour de la Résurrection.
Les réalités des connaissances s’irradient du miroir de la tablette sur le miroir du cœur, comme l’image produite sur un miroir s’imprimerait sur un autre placé devant lui.
Le voile qui est entre les deux miroirs et tantôt écarté par la main, tantôt par les souffles des vents qui l’agitent. Ainsi soufflent parfois les vents des grâces : les voiles alors sont levés de devant les yeux du cœur, et quelques-unes unes des choses tracées sur la tablette s’irradient en lui.
Cela se produit de temps à autre dans le sommeil, et l’on sait par ce moyen ce qu’il arrivera dans l’avenir.
Quant au complet enlèvement du voile, ce sera le fait de la mort en cet instant où est ôté ce qui cache la Réalité des choses.
Mais il arrive aussi que le voile soit écarté pendant l’état de veille, au point d’être soulevé par une grâce cachée de Dieu Très Haut, et quelque chose alors des merveilles de la science luit dans les cœurs de derrière le voile du Mystère (mystère de Dieu non révélé, l’incognoscibilité absolue de son essence, secondairement, les choses cachées et invisibles mais non connaissables de soi) : C’est parfois comme l’éclair rapide, d’autre fois une succession, mais limitée, et il est excessivement rare que cet état se prolonge.
Source : Ghazzali – Extrait de l’Ihya’ ulim al din
Le Zekr ou l’invocation d’ Allah
Avec le Fekr et la Méditation, le Zekr occupe une place importante dans l’enseignement des Maîtres Soufis.
La glorification permanente d’ALLAH par la proclamation de son unicité et de ses éminents attributs constitue bien une des caractéristiques du comportement religieux du disciple soufi.
Dans son enseignement du Tawhid (unicité d’ALLAH) Seydina Limamou LAHI disait:
« Ne négligez pas d’invoquer le souvenir d’ALLAH partout où vous vous trouvez. Le rappel du souvenir d’ALLAH diminue les mauvaises actions et multiplie les bonnes; méditez sur les prodiges d’ALLAH telles que la création des cieux et de la terre. ALLAH a ordonné que l’on multiplie Son souvenir car Il a dit: « répétez souvent le nom d’ALLAH et célébrez le matin et soir…. » »
Mais il est recommandé le respect strict des règles de discipline devant l’accompagner. ALLAH le Tout Puissant nous dit: «Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la prière. En vérité la prière préserve de la turpitude et du blâmable. Le zekr est certes ce qu’il y’a de plus grand. Et ALLAH sait ce que vous faites.»(Sourate29 verset45). Cette injonction fait sous-entendre que le zekr, vu son importance, requiert les mêmes normes de discipline que la prière.
C’est ainsi que Seydina Limamou LAHI (PSL) privilégie entre autres pour sa communauté le Zikr de la formule: «Lâ’ illâha illa -l – Lâhu Muhammadu -r – Rasûlu -l- Lâhi salla -l -Lâhu _alayhi wa sallam » (« il n y’ a de divinité qu’ALLAH et Muhammad est Son Messager–Paix sur lui »), qui est l’attestation de foi musulmane par excellence car le prophète Mouhammad (PSL) avait laissé entendre à ses compagnons que « d’Adam jusqu’à lui aucun prophète n’a emmené une formule divine aussi sublime ».
Et à travers les pratiques de sa communauté on peut affirmer que Seydina Limamou LAHI (PSL) a mené le soufisme à sa perfection en incitant chaque membre de sa communauté à adorer ALLAH comme l’auraient fait les élus et il a même innové pour aller plus loin, dans le soufisme de masse.
Les bienfaits du zekr :
Les bienfaits que procurent le zekr sont immenses car l’Envoyé d’ALLAH a dit: «Aucun groupe ne se forme pour invoquer ALLAH, que Son Nom soit exalté et uniquement pour Son visage sans qu’un crieur ne crie au Ciel, levez-vous avec vos péchés pardonnés et vos mauvaises actions changées en bonnes œuvres. Le Paradis est la récompense de celui qui se souvient de son Seigneur »
Voici quelques hadith qui en témoignent :
Abdallah ibn Omar a dit: «J’ai interrogé le Prophète comme suit: Ô Apôtre d’ALLAH! quel est le bénéfice procuré par le zikr réalisé au sein d’un groupe?
C’est le Paradis, fut la réponse du Prophète.»
Ceux qui se réunissent en vue du souvenir d’ALLAH gagnent de multiples faveurs divines comme l’atteste cet autre hadith du Prophète rapporté par Abu Saïd Al Qudri et Abu Hurayra:
« Il n’est pas de groupes d’hommes assis et invoquant ALLAH qui ne soit entouré d’anges, enveloppé de la Miséricorde Divine et sur lequel ne descende la quiétude. ALLAH se souviendra de ce groupe auprès des siens.
Quel est le meilleur acte?
Que tu ne cesses de te rafraîchir la langue par l’invocation d’ALLAH jusqu’au moment où la mort te surprend, répondit l’Envoyé d’ALLAH. »
Le zikr chasse l’inquiétude de l’âme et tranquillise le cœur, car ALLAH dit : « …ceux dont les cœurs s’apaisent au souvenir d’ALLAH; les cœurs ne s’apaisent-ils pas au souvenir d’ALLAH ?»
D’après Abu Saïd Al Qudri : «…le Prophète (PSL) répondit à une personne qui lui posa la question ci-après: Quelles seront les personnes les plus rapprochées d’ALLAH le jour du jugement dernier?
Celles qui se seront le plus souvenues de leur Seigneur, déclara Muhammad (PSL).»
Et un autre : «Ô Messager d’ALLAH! donne-moi un conseil, sollicita un jour du Prophète, Omm Annas. Celui-ci lui fit cette réponse:
Abandonne la désobéissance à ALLAH, c’est la meilleure piété. Observe fermement les actes obligatoires, car c’est le meilleur jihad. Et multiplie le rappel d’ALLAH car rien de ce que tu fais ne peut t’attirer autant l’amour d’ALLAH que la multiplication du zikr.»
Ainsi le croyant qui psalmodie beaucoup les glorieux noms d’ALLAH s’acquiert Son Amour.
Ecarte de toi la colère
S‘elon Abû Hurayra (que Dieu soit satisfait de lui), un homme demanda au Prophète (que les salutations et les bénédiction de Dieu soient sur lui):
-Fais moi une recomandation.
-Ne te met pas en colère! » lui répondit le Prophète.
L’homme réitéra sa question trois fois, et le Prophète (que les salutations et les bénédiction de Dieu soient sur lui) de lui répondra à chaque fois: Ne te met pas en colère.
Rapporté par Al Bukhâri























