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Le mérite du verset du trône – Ayat al-Kursî (2, 255)

Quelle est l’importance du verset du trône ? Existe-il un argument pour étayer l’importance de ce verset ?

Le verset du trône – Ayat al-kursî (2, 255)

اللَّهُ لَا إِلَٰهَ إِلَّا هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ ۚ لَا تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلَا نَوْمٌ ۚ لَهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الْأَرْضِ ۗ مَنْ ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلَّا بِإِذْنِهِ ۚ  يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ ۖ  وَلَا يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ مِنْ عِلْمِهِ إِلَّا بِمَا شَاءَ ۚ وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ ۖ وَلَا يَئُودُهُ حِفْظُهُمَا ۚ وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ – ٢:٢٥٥

Allahu la ilaha illa huwa alhayyu alqayyoomu la takhuthuhu sinatun wala nawmun lahu ma fee alssamawati wama fee alardi man tha allathee yashfaAAu AAindahu illa biithnihi yaAAlamu ma bayna aydeehim wama khalfahum wala yuheetoona bishayin min AAilmihi illa bima shaa wasiAAa kursiyyuhu alssamawati waalarda wala yaooduhu hifthuhuma wahuwa alAAaliyyu alAAatheemu

Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même “al-Qayyum”. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône “Kursiy” déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.

Louange à Allah

L’imam Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit dans son explication du verset du trône de la sourate de la vache : «  le verset du trône revêt une grande importance. En effet, d’après un hadith authentique, le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) dit qu’il est le meilleur verset du Livre d’Allah. D’après Ubay ibn Kaab, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’interrogea à propos du verset le plus important du livre d’Allah et qu’il répondit : «  Allah et Son Messager le savent mieux ». Et puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui répéta la même question et Ubay finit par dire : «  C’est le verset du trône ». Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit alors : « ô Abou Moudhir ! Félicitations pour ton savoir. Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main, il (le verset) possède une langue et deux lèvres qui glorifient le Roi au pied du Trône » (rapporté par Mouslim mais sans la phrase qui commence par « Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main ! ».

D’après Abd Allah fils d’Ubay ibn Kaab, son père lui dit qu’il possédait un mortier qui contenait des dattes et qu’il en vérifiait le contenu de temps à autre et s’était rendu compte qu’il diminuait. Et puis, il alla le garder au cours d’une nuit et découvrit une bête semblable à un adolescent. « Je la saluais, dit-il, et elle me le rendit. Et puis je lui dis : qui es-tu : un humain ou un djinn ? – un djinn, répondit-il. Je lui dis : donne-moi ta main. – il me la tendit et je découvris que c’était une patte de chien poilue. Et je lui dis : est-ce comme ça que les djinn sont créés ? – Il dit : les djinns savent qu’il n’y a pas parmi eux plus fort que moi. – je lui dit : «  Qu’est-ce qui t’a poussé à te comporter comme tu l’as fait ? – Il m’était parvenue que tu étais un homme qui aimait donner de l’aumône et nous avions voulu goutter de ta nourriture … Ubay lui dit : «  Qu’est-ce qui nous protège de vous ? – Le verset du trône, dit-il.

Au matin, Ubay se rendit auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et l’informa de l’incident et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : «  le malin a dit la vérité ».

L’Imam Ahmad a rapporté d’après Muhammad ibn Djaafar qui le tenait d’Outhman ibn Attab qui a dit : «  J’ai entendu Aba Salil dire : un homme racontait des histoires aux gens et ceux-ci s’affluaient vers lui au point qu’il avait fini par monter sur le toit d’une maison pour s’adresser à la foule. Il dit (une fois) : «  Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : quel est le verset le plus important du Coran ? – Un homme dit : «  C’est Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant. » Il (l’auteur de cette réponse) dit : «  Il (le Prophète) posa sa main entre mes épaules de sorte que je ressentis leur froideur jusqu’à mes seins ou « il posa sa main entre mes seins et j’en ressentis la froideur jusque dans mes épaules » et il dit : « ô Abou Dharr (P.A.a) : «  Je me suis rendu auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui se trouvait dans la mosquée et je me suis assis (à ses côtés) et puis il me dit :

- “ô Abou Dharr ! As-tu prié ?
- Non.
- Lève-toi et prie ».

Je me suis exécuté avant de me réinstaller à ma place.

- ô Abou Dharr ! Demande à Allah de te protéger contre le mal des démons humains et de celui des djinns…
- ô Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ! Y’a-t-il des démons parmi les humains ?
- Oui.
- ô Messager d’Allah ! Qu’en est-il de la prière ?
- C’est un bien disponible ; on peut en prendre peu ou beaucoup à son gré.
- ô Messager d’Allah ! Qu’en est-il de l’aumône ?
- Sa récompense est multipliée plusieurs fois
- ô Messager d’Allah ! Quelle en est la meilleure forme ?
- le don du peu nanti offert discrètement au pauvre
- ô Messager d’Allah ! Qui fut le premier prophète ?
- Adam.
- ô Messager d’Allah ! Fut-il réellement un prophète ?
- Oui, un prophète à qui Allah a adressé la parole.
- ô Messager d’Allah ! Quel est le nombre des messagers ?
- Trois cents quelques personnes ; un nombre très important (une autre fois, il dit : trois cent quinze).
- ô Messager d’Allah ! Quelle est la plus importante partie de la révélation qui t’a été faite ?
- le verset du Trône : «  Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » (rapporté par an-Nassaï).

Boukhari a mentionné ceci : Abou Hourayra a dit : «  Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) m’a confié la garde de la zakate du ramadan. Et puis quelqu’un vint prélever des denrées et je l’ai saisi et lui ai dit : je t’emmènerai au messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Il me dit : «  lâche-moi, nous sommes, ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l’ai relaxé.

Au matin, je me suis rendu auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et il m’a dit : «  Il a évoqué une grande nécessité et une famille (nombreuse). C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » « La vérité est, dit le Prophète, qu’il vous a menti et il retournera. » C’est alors que j’ai su qu’il retournerait puisque le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’a prédit. Je l’ai guetté et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit : je le présenterai au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Il dit alors : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l’ai relaxé. Au matin je me suis rendu auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? – Je lui dit, ô Messager d’Allah ! Il a évoqué le besoin et une famille (nombreuse). C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » La vérité est qu’il vous a menti et il reviendra, dit le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Je l’ai guetté pour la troisième fois et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit je t’emmènerai au messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) car c’est la troisième fois que tu prétends que tu ne reviens pas mais tu l’as fait. Il dit : «  laisse-moi t’apprendre des mots qui te seront utiles.

-Lesquels, lui ai-je dit ?

- quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône : Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » jusqu’à la fin du verset. Si tu le fais Allah t’affectera un gardien, et Satan ne s’approchera pas de toi jusqu’au matin. « Je l’ai relaxé. Et puis, au matin, je me suis rendu auprès du messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et il m’a dit : « qu’a fait ton prisonnier d’hier ? Je lui ai dit : «  Il a prétendu m’avoir appris des mots dont Allah me fera profiter… »

- Quels sont les mots ?

- Il m’a dit : quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône depuis le début jusqu’à ce que tu le termines : «  Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le vivant, le Substituant » et il m’a dit qu’Allah m’affecterait un gardien et que Satan ne s’approcherait pas de moi jusqu’au matin ». – les gens (de l’époque) étaient les plus soucieux d’apprendre tout ce qui était un bien. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  En réalité, il vous a dit la vérité, même s’il est un menteur.

- Tu sais à qui tu as affaire depuis trois nuits ?
- Non.
- C’est Satan.

*Selon une autre version : «  Je n’en prenais que pour une famille pauvre des djinns. » Il le relâcha alors. Puis il revint une deuxième et troisième fois. «  Je lui ai dis alors : tu t’étais engagé à ne pas revenir ? Je ne te lâcherai pas aujourd’hui avant de t’emmener devant le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Il dit : «  Ne le fais pas ; Si tu me laisses , je t’apprendrai des mots qui te protégeront si bien qu’aucun djinn, ni grand, ni petit, ni mâle ni femelle ne s’approchera de toi » Et puis, il lui dit : vas-tu le faire ? – Oui. – Quels sont les mots en question ? – « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de lui, le Vivant, le Substituant » Il continua à réciter jusqu’à la fin du verset. C’est alors que le compagnon le relâcha et il partit sans jamais retourner. Abou Hourayra relata cela au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ce dernier lui dit : « Ne sais-tu pas que c’était comme cela ? ».

Le même hadith a été rapporté par an-Nawawi d’après Ahmad ibn Muhammad ibn Ubayd Allah d’après Shouayb ibn Harb d’après Ismaïl ibn Mouslim d’après Abi al-Moutawakkil qui le tenait d’Abou Hourayra pareillement. Ubay ibn Kaab aussi a rapporté un incident similaire. Voilà donc trois incideents (identiques).

Dans son ouvrage intitulé al-Gharib, Abou Ubayda dit : «  Abou Mu’awia nous a raconté d’après Abou Assim al-Fiqqi d’après as-Shaabi qui le tenait d’Abd Allah ibn Massoud : une fois un humain sortit et rencontra un djinn. Celui-ci dit à celui-là : veux-tu te battre contre moi ? Si tu me bats, je t’apprendrai un verset qui, lu au moment où tu entres dans ta maison, te protégera contre Satan ». Et puis ils engagèrent un combat et l’humain qui le remporta dit à son adversaire : « Je te trouve bien mince ; tes bras ressemblent aux pattes d’un chien … Est-ce que tous les djinns sont comme ça ? – « Je suis fort par rapport à eux, reprenons encore le combat ». Ils se battirent de nouveau et l’humain le remporta encore. Et son adversaire lui dit : «  tu récites le verset du Trône, car chaque fois une personne le récite au moment d’entrer dans sa maison, Satan quitte la demeure en pétant comme un âne ».

L’on dit à Ibn Massoud : « l’humain en question était-il Omar ? «  – « Qui d’autre qu’Omar pourrait-il s’agir ? »  Abou Ubayda dit le terme « dhail » signifie « mince » et le terme « khikh » signifie « pet ».

D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  la sourate de la vache comporte un verset qui constitue le meilleur verset du Coran ; chaque fois qu’on le récite dans une maison, Satan en sort. C’est le verset du Trône. Le même hadith a été rapporté par une voie d’après Zaïda d’après Hakim ibn Djoubayr. Et puis il a dit : la chaîne de transmission du hadith est authentique, mais le hadith n’a pas été cité par Boukhari et Mouslim selon lui. At-Tirmidhi l’a rapporté par la voie de Zaïda en ces termes : « chaque chose a un sommet (littéralement bosse) et le sommet du Coran, c’est la sourate de la Vache qui comporte le meilleur verset du Coran : le verset du Trône ». Ensuite, il dit : «c’est un hadith étrange dont nous ne connaissons le contenu que grâce au hadith de Hakim Ibn Djoubayr. Ce dernier a été critiqué par Shou’ba qui l’a jugé faible. Je dis : il a également été jugé faible par Ahmad, Yahya ibn Ma’in et d’autres imams. Cependant il a été abandonné par Ibn Mahdi et jugé menteur par as-Saadi.

D’après Ibn Omar, son père vint un jour rejoindre les gens qui s’étaient installés sous des tentes et il leur dit : « lequel d’entre vous me dira quel est le plus important verset du Coran ? »  – Ibn Massoud lui dit : «  Tu es tombé sur un homme bien informé ; j’ai entendu le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) dire : le plus important verset du Coran c’est « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant ».

A propos de l’existence en son sein du nom divin, l’imam Ahmad dit : «  Asma bint Yazib ibn as-Sakan a dit : «  J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « ces deux versets : «  Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » et « Alif, lam, mîme, Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » comportent le plus grand nom d’Allah. Cela a également été rapporté par Abou Dawoud d’après Moussaddad et at-Tirmidhi d’après Ali Ibn Khashram et Ibn Madja d’après Abou Bakr ibn Abi Shayba et tous les trois d’après Issa ibn Younous qui le tenait d’Ubayd Allah ibn Abi Ziyad dans les mêmes termes. At-Tirmidhi dit : c’est beau et authentique.

Abou Umama a rapporté ce hadith qu’il a hautement attribué (au Prophète) : «  le plus important nom d’Allah dont l’usage permet d’obtenir un exaucement immédiat se trouve à trois endroits : dans la sourate de la Vache, dans celle d’Al-Imran et dans celle de Taha. Hisham, Ibn Ammar, l’orateur de Damas a dit : «  Quant à celui qui se trouve dans la sourate de la Vache, c’est : Allah, il n’y a point de divinité en dehors de  Lui, le Vivant, le Substituant » Dans Al-Imran, il s’agit de : «  Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » Et dans Taha, il s’agit du verset : «  Les visages se sont soumis au Vivant et Substituant ».

A propos du mérite de la lecture du verset au sortir des prières prescrites, Abou Umama rapporte : «  Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « quiconque récite le verset du Trône après chaque prière prescrite entrera au paradis dès sa mort ». C’est en ces termes que le hadith ha été rapporté par an-Nassaï dans « al-Yawm wa al-layla » d’après al-Hassan ibn Bishr. Ibn Hibban aussi l’a cité dans son Sahih par la voie de Muhammad ibn Himyar, c’est-à-dire al-Himsi, un des rapporteurs de Boukhari. Aussi la chaîne est conforme aux conditions de Boukhari. Allah le sait mieux.

Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

Source : Islam Q&A

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Lettre à Terry Jones

  
Cher Pasteur Terry Jones,


Cette lettre est peut-être tardive mais je tiens quand même vous dire, à vous et à tous ceux qui croient que brûler le Coran ou tout autre livre sacré est un moyen de chasser le mal de cette terre : cet acte ne sert à rien.

Brûler un Coran ne fait pas le bien, et cela ne chasse pas le mal. En fait, lorsque vous avez brûlé le Coran le 20 mars dans votre église de Floride, vous risquiez d’attiser plus de haine encore, car vous alimentiez la colère de certains musulmans qui estiment que brûler le Coran est une insulte à leur religion. Dans de rares cas, cela a même débouché sur des violences, comme en Afghanistan, où, la nouvelle de cette mise à feu du Coran s’étant répandue, certains imams, dans leur prêche du vendredi, ont incité les gens à protester. Lorsque ces manifestations ont débordé, elles ont fait plus de 20 morts dont sept fonctionnaires de l’ONU.

Je suis musulmane. Comme d’autres, qui vous ont fait part de leur colère, je tiens le Coran pour sacré. Il m’encourage à protéger les lieux saints de toutes les religions, me rappelle de toujours tolérer et respecter les convictions d’autrui, et de faire le bien à autrui. Il a poussé de nombreux musulmans à promouvoir le dialogue interconfessionnel, la démocratie, l’égalité entre les sexes et la justice sociale.

Dans les temps difficiles, la lecture de certains versets m’a apporté la paix de l’âme. Un mystique musulman a dit jadis que le Coran est la lettre d’amour d’Allah.

Cela étant, il ne me viendrait pas à l’idée de tuer ou de menacer quelqu’un qui aurait brûlé le Coran pour quelque raison que ce soit. J’exprimerais mon désaccord avec cette personne, je la mépriserais peut-être, surtout si cet acte était commis au nom de la justice, car tel ne peut être le cas.

Il est vrai qu’il y a dans le Coran des versets qui appellent littéralement à la violence contre les non-croyants. Mais de brûler le livre ne les fera pas disparaitre, pas plus que cela empêchera les musulmans qui le veulent de recourir à la violence. Cela ne veut pas dire non plus que je pourrais regarder sans réagir des coreligionnaires s’inspirer de ces versets pour inciter à la violence ou pour l’exercer. Leurs actes aussi méritent d’être condamnés.

Les paroles du Coran sont imprimées non seulement sur le papier, mais aussi dans la mémoire de chaque musulman et des milliers de huffaz qui l’apprennent par cœur.

Les musulmans croient que les paroles du Coran sont les paroles de Dieu. Elles sont au-delà du temporel, elles sont éternelles et conservées au ciel.

De ce fait – et je veux que mes coreligionnaires le comprennent aussi – le Coran que vous avez fait brûler est avant tout un artefact culturel. Il est le produit des efforts déployés par les humains pour conserver la parole de Dieu en ce monde. Puisque ce sont des produits culturels, nous pouvons toujours en créer de nouveaux.

Et d’ailleurs, ma mère faisait parfois brûler de vieux corans parce certaines pages avaient été grignotées par les mites, d’autres usagées, ou ailleurs parce l’écriture, trop décolorée, était devenue illisible. Elle les incinérait pour empêcher que quelqu’un ne marche sur les pages qui auraient pu tomber sur le sol. Elle en recueillait alors les cendres, qu’elle dispersait au fil de l’eau, pour les préserver d’une semelle impie. Pour ma mère, brûler le Coran était en fait une manière d’en préserver le caractère sacré.

Le Coran fait partie de notre relation immanente à notre Dieu, une source d’incitation à faire le bien et à défendre la justice, un rappel à la mort qui nous attend après la vie. Les versets qui nous apportent le message de la liberté de culte et du pluralisme sont bien plus nombreux que ceux qui appellent à la violence. Et ceux qui incitent effectivement à la violence se rapportent à des contextes et à des événements historiques spécifiques.

Il faut dire aussi que le monde musulman est en plein débat sur la façon dont il faudrait accommoder ces versets avec les messages de tolérance du Coran. De nombreux érudits musulmans ont consacré leur œuvre à la compréhension de ces versets sous un autre jour: soit en les replaçant dans leur contexte pour les lecteurs d’aujourd’hui, soit en les déclarant dépassés pour notre époque, soit en les réinterprétant dans le contexte d’autres versets.

Si vous voulez vraiment aider les musulmans à s’écarter de la violence, venez prendre ma main et celle de tous les musulmans qui veulent favoriser le dialogue sur la tolérance et le pluralisme. Vous apprendriez peut-être ainsi que le Coran peut être la source de ce dialogue.


Penang (Malaisie)


* Sri Murniati, diplômée du programme d’études islamiques de l’Université islamique d’Etat de Bandoeng, est écrivain et journaliste free-lance à Penang, en Malaisie.

Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).
  

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Préférable en Ramadan : la lecture du Coran ou la prière ?

 »Qu’est-ce qui est préférable pendant les jours du Ramadan : la lecture du Coran ou les prières surérogatoires ? »

Louange à Allah

La pratique prophétique consistait à multiplier les actions cultuelles pendant le mois de Ramadan. Gabriel y aidait le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à se remémorer le Coran dans la nuit et quand Gabriel le rencontrait, il devenait aussi généreux qu’un vent déchaîné. En fait, il était l’homme le plus généreux, et sa générosité s’intensifiait pendant le Ramadan. Il y multipliait les aumônes, les actes de charité, la lecture du Coran, la prière, le dhikr et les retraites spirituelles. Voilà ce qui caractérisait la pratique cultuelle du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) pendant ce mois béni.

Quant à savoir si la lecture du Coran est préférable ou la prière surérogatoire, cela dépend des situations individuelles et ne peut être appréciée que par Allah le Puissant, le Majestueux dont la science embrasse tout.

Extrait du livre intitulé : al-djawab as-sahih min akkami salât al-layli wa tarawih par Cheikh Abd al-Aziz Ibn Baz, p. 45.

Une action déterminée peut être la meilleure par rapport à une personne alors qu’une autre est la meilleure pour une autre personne, en ce sens que chacune des deux s’avère la plus apte à rapprocher son auteur d’Allah, le Puissant, le Majestueux. C’est ainsi que certaines personnes se trouvent très sensibles aux prières surérogatoires car elles leur inspirent révérence et se révèlent plus à même de les rapprocher à Allah que les autres actions. Dans ce cas, elles sont les meilleures pour eux. Allah le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

Source: Islam QA

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10 recommandations pour réussir son jeûne du mois de Ramadan

Chers Frères et Soeurs,
Voici 10 recommandations pour réussir son jeûne du mois de Ramadan

1. Purifier et reformuler son intention la veille
Il est important de te rappeler constamment le pourquoi du jeûne que tu fais. C’est un effort que l’on fait pour rechercher la satisfaction de Dieu. C’est important à rappeler car cela nous différencie de ceux qui font la grève de la faim ou de ceux qui jeûnent par prescription médicale.

2. (Re)nouer avec la prière
Ce n’est pas pour rien que la prière est le 2ème pilier de l’islam juste après l’attestation de foi. Aimer Dieu sans Lui montrer des preuves de notre Amour relève de l’ingratitude. Le mois de Ramadan est une occasion exceptionnelle de prendre comme résolution de commencer à faire sa prière, à commencer par celle que l’on fait juste après avoir mangé le matin : le fajr. C’est essentiel car la prière sera la première chose sur laquelle nous serons jugés après notre mort.

3. Ne pas oublier de faire des du’a pendant la journée et particulièrement avant de rompre son jeûne
Sache que le mois du Ramadan est le mois des invocations. En se rapprochant de Dieu par le jeûne, on se rapproche de Lui en disant de bonnes paroles et en lui demandant la guidance. En Islam, cela se fait entre autres par les du’a (les invocations). C’est un signe d’humilité qui relie la créature à son Créateur. Pour ceux qui n’en connaissent pas, il faut en apprendre en arabe de préférence sinon en français.

4. Apprendre à gérer son temps
Un des buts de la privation de nourriture est de libérer le temps que l’on passe à manger. Mais il faut te poser cette question: que fais-tu de ce temps libre? La télé, les films, Internet, la musique, les ballades dehors pour faire passer le temps… A toi de voir si ton Ramadan ne se fait pas que dans les apparences. Cela ne signifie pas que tu dois tout stopper mais tu dois essayer de t’en détacher davantage. Si ton jeûne ne te fait pas changer de comportement, alors tu as raté le but fixé.

5. Lire le Coran
N’oublie jamais que le mois de Ramadan est d’abord le mois de la descente du Noble Livre de l’Islam. Il faut te rapprocher de ce Livre si tu veux te rapprocher de Dieu. Même si tu ne comprends pas l’arabe ou même si tu ne sais pas le lire, il faut l’écouter en arabe pour sa mélodie et la beauté de sa récitation et le lire en français pour en comprendre l’interprétation que l’on a faite du sens de ses versets.

6. Faire des veillées spirituelles
Le mois de Ramadan doit te permettre d’adorer Dieu même la nuit. C’est important de se lever pour L’adorer quand tout le monde dort et que personne ne te voit si ce n’est Dieu. C’est ainsi que l’on voit si notre Amour de Dieu est sincère et cela est un signe de l’amour que l’on a pour Dieu quand on se prive de son sommeil pour aller vers Lui.

7. Maîtriser sa colère et/ou sa paresse
N’oublie pas que c’est le mois ou les démons sont enchaînés, donc cela doit te permettre d’être moins tenté par le péché… A toi de faire le reste du trajet pour te maîtriser et te contrôler, même dans la colère… et/ou dans la paresse.

8. Tenir sa langue
Tout musulman et toute musulmane doivent faire attention à ne rien mettre dans leur bouche. Il faudra aussi faire attention à ce qui va en sortir…

9. Faire preuve de patience et d’effort pour tarâwîh
Les prières de tarâwîh sont une miséricorde. Elles participent de l’effort d’endurance et permettent à ceux qui ont été négligents quant à leurs prières de l’année de se rattraper. Il faut essayer de les faire parce qu’on ne sait jamais si on pourra les faire l’année suivante.

10. Manger juste ce qu’il faut, ni trop ni trop peu
Malheureusement, le Ramadan donne l’occasion pour les familles de se faire de véritables festins. Comme si on voulait se venger de la nourriture que l’on n’a pas pu manger durant la journée. Sache qu’il est préférable de manger peu et plusieurs fois qu’une bonne fois pour toute en se remplissant le ventre. Ce n’est pas le but du jeûne.

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Les mérites de l’Islam

Pourquoi les musulmans croient-ils que leur religion est la vraie ? Possèdent-ils des raisons convaincantes ?

Louange à Allah

Cette question apparaît au prime abord logique quand elle émane d’une personne étrangère à l’Islam. Quant à celui qui a pratiqué cette religion après y avoir adhéré, il connaît effectivement l’ampleur du bienfait dont il jouit à l’ombre de cette religion. Cela est dû à de nombreuses raisons dont nous citerons les suivantes :

1. Le musulman adore un dieu unique qui n’a point d’associé et qui possède les plus beaux noms, les attributs sublimes. Ceci réalise l’unité de l’orientation et de l’objectif du musulman. Celui-ci place sa confiance en Son Maître et Créateur, s’en remet à Lui, brigue Son aide, Son assistance et Son soutien. Il croit que Son Maître est omnipotent et n’a besoin ni d’une épouse ni d’un enfant, et Il a créé les cieux et la terre et que c’est Lui qui donne la vie et donne la mort et Il est le Créateur pourvoyeur de subsistance. Le serviteur sollicite la subsistance auprès de Lui, l’Audiant, le Répondant. Le serviteur l’invoque et espère Son exaucement puisqu’Il est prompt à accepter le repentir, comme Il est le pardonneur, le miséricordieux. Le serviteur se repent à Lui quand il commet un péché et une négligence dans la pratique du culte de son Maître, l’Omniscient, l’Informé de tout, l’Omniprésent qui connaît les intentions et les secrets profonds. Ceci pousse le serviteur à avoir honte de commettre le péché qui consiste à se faire injustice ou à le faire à autrui. Car il sait que son Maître est au courant de ce qu’il fait comme il sait que son Maître est sage et connaisseur du mystère. C’est pourquoi le serviteur a confiance dans le choix que le Maître fait pour lui et dans le décret divin le concernant puisqu’il sait que Son Maîre ne le lèse pas et que tout jugement établi à son encontre est un bien, même si le serviteur ne saisit pas la sagesse qui y préside.

2. Les effets des pratiques cultuelles musulmanes sur le musulman.

La prière crée un lien entre lui et son Maître. Quand il s’y engage avec révérence, il éprouve la quiétude, la tranquillité et le repos parce qu’il s’appuie sur un pilier très solide qui est Allah, le Puissant, le Majestueux. C’est pourquoi le Prophète de l’Islam, Muhammad (bénédiction et salut soient sur lui) disait : «Permettez-nous de nous reposer dans la prière» Quand une affaire le troublait, il avait recours à la prière. Quand une personne confrontée à une épreuve expérimente la prière, elle ressent un secours procurant de la patience et de la consolation devant son épreuve. Cela s’explique par le fait que le prieur récite dans sa prière les paroles de son Maître. Or les effets de ces paroles sont incomparables aux effets de la répétition d’une parole humaine. Si le discours de certains psychiatres peut s’avérer réconfortant et décompressant, que dire du discours de Celui qui a créé le psychiatre?

Quant à la zakate, un des cinq piliers de l’Islam, elle débarrasse l’homme de l’avarice, l’habitue à la générosité notamment à l’aide aux pauvres et aux nécessiteux, et lui procure, à l’instar des autres pratiques cultuelles, une récompense qui lui sera utile au jour de la Résurrection. Elle ne constitue pas un fardeau financier comparable aux impôts humains, dans la mesure où elle ne représente que 25/1000 du bien concerné. Le vrai musulman l’acquitte volontiers et ne cherche pas à s’y dérober, même si personne ne le poursuivait pour cela.

Quant au jeûne, il consiste à s’abstenir du manger, du boire et des rapports intimes pour observer le culte d’Allah, manifester sa conscience du besoin des affamés et des frustrés et se rappeler les bienfaits du Créateur envers les créatures notamment une récompense inqualifiable.
Quant au pèlerinage à la Maison sacrée construite par Abraham (psl), il constitue une exécution de l’ordre d’Allah, offre l’occasion de faire des prières assurées d’exaucement et permet de faire la connaissance de musulmans venus des quatre coins du globe.

3. L’Islam recommande tout bien, interdit tout mal et prône la pratique d’un ensemble de règles de conduite et de belles vertus comme la véracité, la clémence, la retenue, la douceur, l’humilité, la pudeur, le respect de la promesse, la dignité, la compassion, l’équité, le courage, la patience, la disponibilité (aux autres), la probité, le désintéressement, la bienfaisance, la tolérance, l’honnêteté, la gratitude et la maîtrise de soi (en cas de colère).

L’Islam recommande la piété filiale, le bon entretien des relations de parenté, l’assistance aux sinistrés, le bon traitement du voisin, la bonne gestion des biens de l’orphelin, la compassion envers le petit, le respect pour le vieux, la douceur dans le traitement des domestiques et des animaux, l’enlèvement des ordures, la bonne parole, le pardon, la renonciation à la punition à partir d’une position de force, le bon conseil donné par un musulman à un autre, la satisfaction des besoins des musulmans, accorder au débiteur en difficulté, la pratique de l’altruisme et du partage, le consolation (des autres), sourire aux gens, s’enquérir de l’état des malades, secourir l’opprimé, offrir des cadeaux aux compagnons, bien traiter l’hôte, bien se comporter à l’égard de l’épouse, assurer l’entretien vital de sa conjointe et de ses enfants, diffuser le salut (salam) et demander la permission avant d’entrer dans une maison, afin de ne pas violer l’intimité de ses habitants.

Si certains non musulmans accomplissent certaines de ces choses là, ils les font à titre de règles générales de bienséance. Mais ils n’en espèrent ni rétribution ni récompense (divine), ni succès ni bonheur dans l’au-delà.

Quant aux interdits de l’Islam, on constate qu’ils visent toujours un intérêt individuel ou social. Toutes les prohibitions versent dans le sens des relations liant le fidèle à son Maître d’une part et à son prochain d’autre part.

Prenons ces nombreux exemples pour illustrer notre propos :

L’Islam a interdit le shirk (le polythéisme) donc l’adoration d’une divinité autre qu’Allah, et enseigne que l’adoration d’une telle divinité conduit au désastre et au malheur.

Il a interdit encore la fréquentation des devins ou autres prédicateurs d’avenir et l’acceptation de leur déclaration. De même, il a interdit la pratique de la magie utilisée pour réunir ou séparer deux personnes. Il exclut aussi la croyance en l’influence des astres et des planètes sur les événements et la vie humaine. Il interdit encore le fait d’insulter le temps puisque c’est Allah qui en assure la gestion. Il en est de même du fait de tirer un mauvais augure (de certains phénomènes).

Il interdit encore l’annulation des œuvres par le désir de se faire voir ou entendre ou le fait de rappeler un bienfait au bénéficiaire .

Parmi les autres proscriptions musulmanes figure ce qui suit :

- s’incliner ou se prosterner en signe de révérence à l’endroit d’un autre qu’Allah ;

- s’asseoir avec les hypocrites pour manifester l’approbation de leur compagnie;

- invoquer la malédiction ou la colère divine ou l’entrée en enfer contre quelqu’un ;

- uriner dans une eau stagnante ;

- se soulager sur un chemin ou dans une ombre utilisée par les gens ou autour d’un abreuvoir ou en s’orientant vers La Mecque ou en lui tournant le dos (ceci s’applique aussi à l’urine) ;

- tenir le sexe à la main droite en urinant ;

- saluer une personne qui se débarrasse ;

- plonger ses mains dans l’eau avant de les laver après son réveil ;

- effectuer des prières surérogatoires au lever du soleil, au zénith et au coucher du soleil, car celui-ci se couche entre les deux cornes de Satan ;

- prier sous la pression de l’urine, de la défécation ou de la pète, tout cela étant de nature à perturber le prieur et à le détourner de la révérence requise. ;

- élever la voix au cours de la prière de façon à nuire aux autres et poursuivre les prières nocturnes en cas de somnolence car l’on doit alors dormir puis se réveiller plus tard pour prier, et le fait de prier toute la nuit de manière ininterrompue ;

- mettre fin à sa prière en cas de doute portant sur la réalité de la cause d’interruption, tant qu’on n’aura pas entendu un son ou senti une odeur ;

- effectuer une opération d’achat ou de vente ou de recherche d’un objet perdu à l’intérieur des mosquées parce que celles-ci constituent des lieux de culte et de rappel d’Allah dans lesquels il ne convient pas de s’occuper de choses mondaines;

- presser le pas en allant participer à la prière car l’on doit marcher calmement et dignement ;

- rivaliser dans la décoration des mosquées avec l’usage de couleurs rouge et jaune et des mosaïques ainsi que tout ce qui distrait les fidèles de la prière ;

- observer un jeûne ininterrompu ;

- jeûner sans l’autorisation du mari présent ;

- construire sur les tombes, les surélever, s’asseoir là-dessus, marcher avec des chaussures entre les tombes, les éclairer, écrire là-dessus, les vider de leur contenu et les transformer en mosquée ;

- pleurer un mort à force de cris, se déchirer les vêtements, déployer les cheveux à l’occasion du décès d’une personne, annoncer un décès à la manière anté-islamique. Mais la seule annonce du décès ne représente aucun inconvénient ;

- se nourrir de riba (intérêt bancaire) et pratiquer toutes sortes de vente impliquant ignorance, tromperie ou tricherie ;

- la vente du sang, du vin, du porc, des idoles et de tout objet dont l’usage est interdit par Allah car l’échange de son prix est interdit ;

- surenchère de la part d’une personne qui ne désire pas acheter comme cela arrive dans le cadre de beaucoup d’opérations de vente aux enchères ;

- la dissimulation des défauts d’une marchandise exposée en vente ;

- vendre un objet avant d’en disposer ou avant de le réceptionner ;

- effectuer une vente sur une autre ou un achat sur un autre ou une négociation sur une autre ;

- vendre des fruits avant leur maturité et avant qu’ils ne soient à l’abri d’une avarie;

- usage d’instruments de mesure et de pesage défectueux (par mauvaise foi) ;

- vendre sa part d’un terrain, d’un champ de dattiers ou d’une propriété similaire avant d’en proposer l’achat à son associé ;

- manger les biens de l’orphelin injustement ;

- pratiquer les jeux de hasard ou se nourrir de leurs fruits ;

- recourir à l’usurpation et à la pratique de la corruption active et passive ;

- piller ou spolier les biens des autres ;

- saisir les biens des autres pour les aliéner ;

- acheter une marchandise à un prix inférieur à son prix normal (malgré le propriétaire) ;

- dissimuler un objet perdu pour s’en emparer ;

- ramasser un objet perdu sans avoir l’intention de l’annoncer ;

- pratiquer la tricherie sous quelque forme que ce soit ;

- contracter une dette avec l’intention de ne pas la payer ;

- s’emparer d’une partie quelconque des biens de son frère musulman malgré lui ; ce que
l’on prend grâce à l’épée de la pudeur est interdit (ce que l’on oblige quelqu’un à donner par l’intimidation) ;

- accepter l’abandon du mariage et la castration ;

- épouser deux sœurs à la fois ou une femme avec sa nièce ou sa tante maternelle ou paternelle, peu importe que le mariage soit contracté avec la plus âgée avant la moins âgée ou inversement, de peur que cette attitude ne provoque la rupture de liens de parenté ;

- établir des mariages compensatoires : l’on dit par exemple à quelqu’un : marie-moi ta fille ou ta sœur, je te marie ma fille ou ma sœur, de sorte qu’une femme en compense une autre. Ceci est injuste et interdit;

- contracter le mariage provisoire qui ne lie les deux partenaires que pour une période déterminée ;

- avoir les rapports intimes pendant les règles menstruelles ;

- utiliser la voie anale dans l’acte sexuel ;

- demander la main d’une femme déjà engagée dans les fiançailles avant que le premier fiancé n’abandonne son projet ;

- marier une femme adulte avant de la consulter ou une jeune fille sans sa permission ;

- utiliser l’expression «bi rafa wal-banîna» dans les félicitations adressées aux nouveaux mariés parce que c’est une coutume antéislamique qui exprimait la haine pour les filles ;

- dissimuler son état de grossesse en cas de divorce;

- évoquer en public les jouissances intimes que les conjoints se procurent mutuellement ;

- détourner une femme de son mari ;

- jouer avec le divorce ;

- demander à un homme de divorcer d’avec sa femme pour pouvoir l’épouser ;

- dépenser des biens de son mari sans son autorisation ;

- abandonner le lit de son mari sans son autorisation ; car les anges maudissent la femme qui se comporte ainsi sans une excuse valable ;

- épouser la femme de son père ;

- avoir des rapports sexuels avec une femme enceinte des œuvres d’un autre ;

- pratiquer le coït interrompu avec une femme libre sans son autorisation ;

- arriver chez sa femme nuitamment et par surprise en cas de retour d’un voyage ; s’il les informe de l’heure de son retour, il n’y a pas d’inconvénient ;

- s’emparer d’une partie de la dot remise à sa femme sans sa permission;

- porter préjudice à la femme pour l’obliger à se racheter ;

- pratiquer l’exhibitionnisme féminin;

- exagérer dans l’excision ;

- accueillir un homme dans la maison du mari sans sa permission ; mais une permission générale non contraire à la loi suffit dans ce domaine ;

- séparer une femme de son enfant ;

- se délecter dans la permissivité ;

- fixer longuement une femme étrangère ;

- regarder une femme étrangère de façon successive ;

- manger une bête morte noyée, étouffée ou assommée ou victime d’une chute;

- consommer du sang, de la viande du porc ou celle d’une bête égorgée sans la mention du nom d’Allah ou avec le mention du nom d’un autre ;

- consommer ce qui est égorgée en l’honneur des idoles ;

- consommer la chair de toute bête qui se nourrit de saleté ; il en est de même de son lait ;

- consommer une bête féroce dotée de molaires, un oiseau à griffes ainsi que l’âne;

- priver un animal de la nourriture jusqu’à sa mort ;

- utiliser l’ongle et la dent pour tuer une bête ;

- égorger une bête devant une autre ;

- aiguiser un couteau devant une bête afin de l’égorger ;
A propos de l’habillement et de la parure, etc, il est interdit de :

- se livrer au gaspillage sur l’habillement ;

- porter des bijoux en or pour les hommes ;

- rester nu ;

- se promener nu ou dévoiler ses cuisses ;

- porter des vêtements trop longs, les traîner en signe d’orgueil et porter un habit qui attire particulièrement l’attention ;

- faire un faux témoignage ;

- porter atteinte à l’honneur des femmes chastes ;

- porter atteinte à l’honneur d’une personne innocente ou la calomnier ;

- se moquer de quelqu’un par le geste ou par un clin d’œil ;

- échanger de mauvais sobriquets, se livrer à la médisance, au colportage, à la raillerie à
l’égard des musulmans, à s’enorgueillir pour sa naissance et à mettre en cause la généalogie de quelqu’un ;

- se livrer à l’insulte, aux injures, aux propos obscènes et dégradants ;

- élever la voix pour proférer de mauvaises paroles sauf pour une personne victime d’injustice ;

- mentir notamment dans le cadre du rêve tel que le fait de prétendre avoir fait un rêve pour se donner un mérite ou réaliser un profit matériel ou pour intimider un ennemi ;

- se surestimer ;

- tenir un entretien secret à deux en mettant une troisième personne à l’écart car ce comportement peut attrister cette dernière ;

- maudire un croyant ou une personne qui ne le mérite pas ;

- injurier les morts ;

- invoquer la mort pour quelqu’un ou la souhaiter pour soi-même en raison d’un mal que l’on a subi ;

- prier contre soi-même, contre ses enfants, ses domestiques et ses biens ;

- manger des mets qui se trouvent devant un autre ;

- manger des mets qui se trouvent au milieu de plat ;

- ne pas manger les mets qui se trouvent sur son côté, car c’est la partie bénie ;

- boire à partir d’une partie cassée du récipient, pour ne se faire du mal ;

- boire de la bouche d’un outre (ou bouteille) ou y exhaler ;

- manger alors qu’on est couché sur son ventre ;

- s’asseoir devant une table autour de laquelle le vin est consommé ;

- laisser du feu allumé dans la maison quand on va se coucher ;

- dormir en tenant à la main une petite tasse comme un outre ;

- s’endormir couché sur le ventre ;

- raconter ou expliquer le mauvais rêve qui résulte d’une manipulation satanique ;

- tuer une âme injustement ;

- tuer ses enfants par crainte de la pauvreté ;

- recourir au suicide, à la fornication, à l’homosexualité, à la consommation du vin, à sa fabrication, à son transport et à sa vente ;

- satisfaire les gens de façon à susciter la colère d’Allah ;

- élever le ton devant les père et mère ou leur dire : fi !

- rattacher la filiation d’un enfant à un autre que son père ;

- punir par le feu ;

- brûler des personnes vivantes ou mortes ;

- tuer et découper des morceaux de la victime ;

- aider à faire le faux et à coopérer dans le péché et l’agression ;

- obéir quelqu’un dans la désobéissance à Allah ;

- prononcer un serment mensonger ;

- prononcer un serment intentionnellement mensonger;

- écouter une conversation sans l’autorisation de ses auteurs ;

- regarder les parties honteuses de quelqu’un ;

- s’arroger quelque chose que l’on ne mérite pas ;

- se prévaloir de ce que l’on n’a pas ;

- vouloir être loué pour une action que l’on n’a pas faite ;

- chercher à savoir ce qui se passe à l’intérieur d’une maison sans l’autorisation de ses
occupants ;

- gaspiller ;

- prononcer un serment pécheur ;

- espionner ;

- avoir une mauvaise opinion des pieux et des pieuses ;

- adopter une attitude marquée par la haine, la jalousie et la rupture ;

- persister dans le faux ;

- afficher l’orgueil, la fierté, l’ostentation, la surestimation de soi, la joie excessive et
l’allégresse poussée à outrance ;

- récupérer son aumône, même par l’achat ;

- faire travailler un employé sans lui payer son salaire ;

- faire preuve d’iniquité dans les donations faites à ses enfants ;

- faire un testament portant sur la totalité de ses biens, de sorte à laisser ses héritiers pauvres, un tel testament ne peut être exécuté que jusqu’à concurrence du tiers ;

- entretenir de mauvais rapports avec ses voisins ;

- établir un testament de façon discriminatoire ;

- boycotter un musulman au-delà de trois jours sans une cause légalement admissible ;

- lancer un caillou à l’aide deux de ses doigts parce que cela pourrait faire mal en cas d’atteinte de l’œil ou d’une dent ;

- établir un testament au profit d’un héritier, car Allah a donné aux héritiers leurs droits ;

- brandir une arme devant son frère musulman ;

- dégainer une épée et se promener avec, de peur de faire du mal (à quelqu’un) ;

- séparer deux marcheurs sans leur consentement ;

- rejeter un cadeau en l’absence d’une appréhension bien fondée ;

- dépenser avec excès ;

- remettre des biens à des prodigues ;

- souhaiter récupérer les biens dont Allah a gratifié d’autres hommes ou femmes ;

- rendre ses aumônes nulles en les faisant accompagner par la nuisance à l’égard du bénéficiaire ;

- dissimuler un témoignage ;

- imposer une contrainte (injuste) à un orphelin ;

- chasser un quémandeur ;

- se soigner par un médicament impur, car Allah n’a pas placé la guérison des membres de la Umma dans ce qu’Il leur a interdit ;

- tuer les femmes et les enfants en cas de guerre ;

- s’enorgueillir devant les autres ;

- ne pas tenir sa promesse ;

- violer son engagement ;

- solliciter les gens sans nécessité ;

- terroriser son frère musulman ou s’emparer de son bien, que ce soit de façon plaisante ou sérieuse ;

- récupérer son présent ou sa donation sauf s’il s’agit d’un bien offert par le père à son fils ;

- pratiquer la médication sans expérience ;

- tuer la fourmille, l’abeille et la huppe ;

- regarder les parties honteuses d’autrui ;

- s’asseoir entre deux personnes sans leur permission ;

- ne saluer que ceux que l’on connaît, car on doit saluer tout le monde ;

- faire de son serment un prétexte pour ne pas conduire une bonne action, car on doit faire le bien et expier le serment ;

- trancher un litige opposant deux adversaires tout en étant en colère et juger en faveur de l’un avant d’entendre les arguments de l’autre ;

- traverser un marché en emportant des objets potentiellement nuisibles aux musulmans, tels que les instruments tranchants non couverts ;

- déplacer quelqu’un pour occuper sa place ;

- ne pas quitter son frère en religion avant de demander sa permission… entre autres ordres et interdits prescrits pour assurer le bonheur de l’humanité.

Avez-vous jamais vu ou connu, ô auteur de la question, une religion comme celle-ci ?

Relisez la réponse puis posez-vous la question de savoir s’il n’est pas dommage que ne vous soyez pas encore l’une de ses adeptes ? Allah le Très Haut a dit dans l’incommensurable Coran : «Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà parmi les perdants.» (Coran, 3 : 85).

Enfin, je vous souhaite et souhaite à toute personne qui aura lu cette réponse l’assistance (divine) qui lui permette de s’engager dans la voie droite, celle de la vérité. Puisse Allah nous préserver tous de tout mal.

Source: Islam Q&ASheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

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Comment se convertir à l’Islam?

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

J’aimerais me convertir à l’islam…

Question :

Bonjour. Je suis sur le point de me convertir à l’islam. J’aimerais savoir que doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l’islam et pour que cela soit valable. J’aimerais aussi savoir si je dois me faire circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j’ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais pas grand-chose de l’islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m’en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l’islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d’être jugé par les musulmans et musulmanes.

Réponse :

Avant de répondre à vos questions, je voudrais rappeler quelques points essentiels : L’islam n’est pas « la religion des Arabes ». L’islam est un message universel d’amour et de paix, une conception de l’univers et de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec ce que Dieu agrée (sens de « soumission », en arabe : « islam »), un ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auquel n’importe quel être humain peut adhérer.
Que l’on soit typé comme un Oriental ou comme un africain à la peau sombre, que l’on soit blond aux yeux bleus ou jaune aux cheveux noir de jais… Que l’on soit un bédouin du désert ou un cadre informatique travaillant dans un gratte-ciel, que l’on soit navigateur voguant sur les eaux bleues ou ouvrier gagnant sa vie à la sueur de son front et à la force de ses bras… que l’on soit d’Orient ou d’Occident… Que l’on soit né dans une famille musulmane ou que l’on choisisse de se convertir à l’islam par conviction profonde et intime, après avoir été adepte d’une autre religion ou après avoir été athée… Que l’on soit homme ou femme… Que l’on soit âgé ou jeune… L’islam accueille toutes celles et tous ceux qui choisissent de plein gré d’adhérer à son message. Et tous ces gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et ceux qui l’étaient déjà avant eux.
Dieu dit :

يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَأُنْثَى وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ

( Ô les hommes, nous vous avons créés à partir d’un seul homme et d’une seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. Dieu est omniscient, Grand Connaisseur. ) (Les appartements/13).

Et il dit :

وَمِنْ آَيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ وَمِنْ آَيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِلْعَالِمِينَ

( Et parmi Ses Signes : Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes se dispersant [dans le monde]. Et parmi Ses Signes : Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses pour que vous viviez la tranquillité auprès d’elles et il a mis entre vous de l’amour et de la tendresse. Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes : la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent. ) (Les romains/20-22).

Aucune contrainte ne peut être exercée sur qui que ce soit pour le convertir à l’islam. Le Coran est clair :

لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ

(Pas de contrainte en religion : la vérité s’est distinguée de l’erreur. ) (La Génisse/256).

Au niveau de la croyance et des grands principes (Al-Oussoul c.-à-d. les fondements de la religion reconnus par nos pieux prédécesseurs), il n’y a pas de différences dans l’application des règles de l’islam par rapport à l’environnement dans lequel vivent les musulmans. En revanche, pour ce qui ne relève pas de ces choses-là, une adaptation de certaines règles par rapport au contexte (‘ourf) est possible.

La conversion d’une femme ou d’un homme à l’islam

Il s’agirait plutôt d’une « reconversion à l’islam », puisque, comme l’a dit le Prophète (sur lui la paix), chacun et chacune naissent en étant prédisposés (fitra) à l’aspiration et à la soumission à Dieu, ce qui est le sens du mot « islam ».
En islam, étant donné qu’il n’y a pas de clergé, il n’y a pas de représentant de Dieu sur terre au sens clérical du terme. En effet, en islam, tous les musulmans sont des représentants de Dieu sur terre sans aucune distinction si ce n’est avec la piété. De même, il n’y a pas de baptême comme c’est le cas dans le catholicisme. Pour se convertir à l’islam, il suffit d’accepter qu’« il n’y a aucune divinité digne d’être adorée en dehors de Dieu et d’accepter que Muhammad (sur lui la paix) est le dernier Messager de Dieu ». Le mieux est qu’on le fasse devant d’autres personnes, puisqu’il s’agit d’un témoignage.
Il est bon que des musulmanes et musulmans, qui sont présents dans le lieu que l’on habite, sachent que l’on s’est reconverti à l’islam. Cela parce que les musulmans forment une grande communauté (qui n’est basée ni sur la race ni sur la couleur de la peau, mais sur l’acceptation d’une même croyance, conception du sens de la vie et sur le partage de valeurs communes), et le Prophète (sur lui la paix) a souvent rappelé qu’il faut rester attaché à la communauté (al-jamâ’ah) (ce d’autant plus qu’il n’y a pas de clergé en islam). Cela est d’ailleurs utile pour maintes occasions : en cas de décès, par exemple, les frères et sœurs pourront prendre les mesures nécessaires pour qu’on soit inhumé aux côtés de ses frères et sœurs musulmans.

Les conditions du témoignage

L’acceptation des deux points mentionnés ci-dessus revient à accepter des choses plus globales, comme :
vouloir sincèrement adorer Dieu et se soumettre à ce que Dieu veut. Il faut donc adorer Dieu sans rien lui associer et croire que nul ne mérite d’être adoré si ce n’est Dieu seul. Il faut mettre en application ses ordres et ses prescriptions selon ses possibilités.
croire comme véridiques toutes les paroles de Dieu (le Coran) et tout ce que Muhammad, Son dernier Messager, a montré comme voie (ses actes, ses paroles et approbations). Ce dernier témoignage implique de croire qu’il n’y a aucune personne sur terre qui mérité d’être suivie si ce n’est le Prophète (sur la paix). Nous disons bien « suivie » et non « adorée », car l’adoration n’est vouée qu’à Dieu seul, mais il faut l’adorer comme l’a adoré notre Prophète sans rien ajouter quoi que ce soit à sa législation ou en soustraire quoi que ce soit. C’est cela le réel suivi du Prophète (sur lui la paix).
« Croire en quelque chose », ce n’est pas seulement « savoir l’existence de cette chose », c’est « savoir et accepter de tout son cœur, sans retenue, l’existence de cette chose » et mettre en application ce que ce témoignage implique.

Celui ou celle qui se convertit doit le faire sincèrement pour Dieu et non pas pour rechercher un avantage matériel ou social (quel qu’il soit). Les musulmans et musulmanes n’ont aucune possibilité ni aucun droit de dire d’une personne qu’elle s’est convertie pour obtenir un avantage social. Mais Dieu, lui, sait ce que recèlent les cœurs et il demandera des comptes à chacun et à chacune le jour du jugement.

Dieu dit (selon Abraham) :

وَلا تُخْزِنِي يَوْمَ يُبْعَثُونَ يَوْمَ لا يَنْفَعُ مَالٌ وَلا بَنُونَ إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ

(Et ne me couvre pas d’ignominie le jour où l’on sera ressuscité # le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité # sauf celui qui se présente à Dieu avec un cœur sain.) (Les Poètes/87-89)

L’attestation que « Nulle divinité ne mérite d’être adorée sauf Dieu » et que « Muhammad est le Messager de Dieu », en expliquant sa signification et en montrant les conditions de cette attestation.

Son sens est le suivant :
« Nulle divinité ne mérite d’être adorée… » signifie : renier tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.
« …Sauf Dieu » signifie : affirmer que l’adoration est réservée à Dieu, sans aucun associé.

Quant aux conditions de cette attestation, elles sont au nombre de huit :

1. La connaissance (de son sens) qui s’oppose à l’ignorance.
2. La certitude qui s’oppose au doute.
3. L’exclusivité du culte (la sincérité) qui s’oppose au polythéisme.
4. La véracité qui s’oppose au mensonge.
5. L’amour qui s’oppose à la haine.
6. La soumission qui s’oppose au délaissement.
7. L’acceptation qui s’oppose au rejet.
8. Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.

Certains ont rassemblé ces conditions sous forme de vers :

عِلمٌ يَقِينٌ إخْلاَصٌ و صِدْقُكَ مَعْ
مَحَـبَّةٍ و انـقِيادٍ و القَبُولِ لَهَا
و زِيدَ ثَامِنُهَا الكُفْرَانُ مِنْكَ بِمَا
سِوَى الإلـَهِ مِنَ الأوْثَانِ قَدْ أُلِّهَا

Savoir avec certitude, sincérité,
Amour, soumission, mais aussi véracité,
L’acceptation, et huitièmement le rejet,
De tout ce qui, en dehors de Dieu, est adoré.

La conversion à l’islam dans les faits

La personne prononce la formule : « Je témoigne qu’il n’y a aucune divinité méritant d’être adorée en dehors de Dieu et que Muhammad est le messager de Dieu » (En phonétique : Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi).
Le mieux est qu’elle le fasse devant d’autres personnes, puisqu’il s’agit d’un témoignage.
Après cela, vous êtes musulman(e) avec l’aide de Dieu…
L’équipe d’islamhouse vous félicite et vous souhaite tout le bonheur dans cette vie et dans l’au-delà…

Il y a aussi une autre formule que l’on peut également dire et qui est extraite d’une parole du Prophète (sur lui la paix) : « Je crois en Dieu, en l’existence des anges, en les Livres de Dieu, en Ses messagers, au Jour dernier, et au Destin (que le bien et le mal ont été prédestinés par Dieu). »
Il est bon d’informer des musulmans et musulmanes de sa conversion à l’islam. En effet, l’islam est une religion qui appelle à l’union.
À partir de ce moment, on apprendra peu à peu non seulement les actes du culte, mais aussi les règles éthiques, morales et sociales que l’islam offre aux femmes et aux hommes. Cela se fera peu à peu. Il ne faut pas s’angoisser dès le premier instant, et il ne faut surtout pas croire que l’on pourra tout appliquer en peu de temps, mais l’islam est une école de la vie, elle éduque selon chaque possibilité de la personne. La personne prendra soin d’apprendre sa croyance avant toute chose puis les cinq piliers de l’islam et les mettre en pratique.
Le jour où l’on se convertit, il est mieux de prendre un bain complet (dans certains cas cela peut également être obligatoire), et ceci pour se purifier, car l’islam efface tous les péchés commis avant la conversion, c’est une nouvelle naissance en quelque sorte. D’où le fait de se débarrasser de la pilosité qui se trouve sous les aisselles et sur le pubis (comme les musulmans et les musulmanes le font tout au long de leur vie). En effet, se débarrasser de cette pilosité est un acte de propreté en islam et un signe de la saine nature (la fitra).
Certains organismes et instituts délivrent des « certificats d’appartenance à la religion musulmane », certificats établis devant le témoignage, par la personne, de la formule de foi. Ces certificats ne servent pas à prouver aux yeux des autres musulmans sa conversion à l’islam, mais seulement à l’accomplissement du pèlerinage à La Mecque (les autorités saoudiennes demandant souvent, pour des raisons évidentes d’administration, ce genre de certificats). Donc, il serait utile de se le procurer. En France, les grandes mosquées, comme celle de Paris le délivrent.

L’homme qui se convertit à l’islam doit-il se faire circoncire ?

Ce qui est certain, c’est que la validité de la conversion ne repose pas sur la circoncision : même au cas où quelqu’un se serait converti, mais ne se serait ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en-soi valable. La seule question qui se pose est de savoir si se faire circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s’être fait circoncire après s’être converti constitue donc un péché ou pas. D’après les savants Ash-Shâfi’î et Ahmad, la circoncision est effectivement obligatoire, tandis que le savant Abû Hanîfa la recommande fortement (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p. 2752). Le savant Ash-Shawkânî a donné préférence à l’avis disant que ce n’est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Il y a certes un hadith du Prophète (sur lui la paix) où il a dit : « Celui qui se convertit, qu’il se fasse circoncire », mais Ash-Shawkânî a démontré qu’aucun hadith indiquant le caractère obligatoire de la circoncision n’est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Même ceux des savants qui pensent que c’est obligatoire disent qu’au cas où, à cause de l’âge, il ne serait pas bon pour quelqu’un de se faire circoncire (selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat’h ul-bârî, tome 10 p. 419).

Soyez serein !

1- Il est vrai que l’islam dit que chaque musulman et musulmane qui assiste à un acte répréhensible, doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Mais le Prophète (sur lui la paix) a aussi enseigné la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se convertir à l’islam. Le Prophète (sur lui la paix) avait envoyé Mou’âdh au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et des interdictions de l’islam étaient déjà révélées. Or, il lui avait bien recommandé d’être progressif lorsqu’il informerait ceux qui se convertiraient à l’islam des obligations leur incombant :

« Tu vas te rendre auprès d’un peuple de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l’adoration de Dieu. Lorsqu’ils connaîtront cette adoration de Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Et lorsqu’ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres… » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

Les musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du Prophète (sur lui la paix) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est fondamental/obligatoire, comme ce qui est secondaire/purement facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir.

2- Et s’il s’agit de quelque chose de nécessaire qu’il faut rappeler, les musulmans et musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (sur lui la paix) a enseigné dans ce cas la douceur. Surtout vis-à-vis de celui ou celle qui vient d’embrasser l’islam et qui ne sait pas grand-chose de ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension.

Justement, Mou’âwiya ibn al-Hakam raconte ainsi une expérience vécue auprès du Prophète (sur lui la paix) alors qu’il s’était converti récemment :

« Pendant que j’accomplissais la prière sous la direction du Prophète, quelqu’un éternua. Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [Formule que l'on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : « Eh bien, qu’avez-vous à me regarder ainsi ? » Ils se mirent alors à tapoter de leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu’ils me demandaient ainsi d’observer le silence, je me tus. Lorsque le Prophète termina sa prière… Mes parents peuvent être témoins du fait que je n’ai jamais vu quelqu’un, ni avant lui ni après lui, enseigner d’une meilleure façon que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me dit rien de mal. Il me dit :
« En prière, il ne convient pas qu’il y ait quelque chose relevant des paroles des gens. Cette prière n’est que proclamation de la pureté de Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran. »
Je lui dis : « Ô Messager de Dieu, il n’y a pas longtemps que j’ai quitté l’état de non-croyance, et Dieu nous a offert l’islam récemment. Mais il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès des devins. » Il me répondit :
« Eh bien, ne te rends pas auprès d’eux »… » (Rapporté par Mouslim, nº537).

Un autre compagnon du Prophète (sur lui la paix) raconte :

« Nous étions en train de parler de quelque chose. Il n’y avait pas longtemps que je m’étais converti à l’islam, et je dis [par habitude, pour appuyer mon propos] : « Je jure par Al-Lât et Al-’Uzzâ [deux idoles de l'Arabie préislamique] ». Les autres compagnons du Prophète présents me dirent : « Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es peut-être devenu incroyant. » Je me rendis auprès du Prophète et lui racontai ce qui s’était passé. Il me dit : « Dis trois fois : « Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est unique et n’a pas d’associé », demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon, souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela. » (Rapporté par An-Nassaï, nº 3776).

Le Prophète (sur lui la paix) avait compris qu’il n’avait pas fait ce serment par apostasie, mais simplement parce qu’il avait encore l’habitude de le dire et ce serment était encore ancré en lui.
C’est à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d’après le savant Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sur lui la paix): « Celui qui fait un serment et a dit : ‘Je jure par Al-Lât et Al-’Uzzâ’, qu’il dise (aussitôt) : ‘Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu ». Et celui qui a dit : « Viens jouer à un jeu de hasard », qu’il donne une aumône. » (Rapporté par Al-Boukhârî, nº 4579, et par Mouslim, nº 1647).

Les Arabes d’avant l’islam étaient friands des jeux de hasard avec mise d’argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe, sans réfléchir, à un ami : « Viens jouer à un jeu de hasard », il devra être conseillé avec douceur pour qu’il se repente et il donnera lui-même une aumône à un pauvre pour prendre de bons réflexes et de bonnes habitudes.

3- Enfin, il faut savoir qu’en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Dieu dit :

وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنِينَ

( Et rappelle, car le rappel profite aux croyants.) (Qui éparpillent/55)

Le Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les pays du monde, des juges existent dans des tribunaux qui rendent des jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays. Mais ce n’est pas de ce jugement-là que nous parlons. Nous parlons du jugement qui consisterait à dire : « Toi tu iras au paradis ou toi tu iras en enfer ou Dieu ne te pardonnera jamais, etc. Mais ceci n’incombe pas au musulman, car ce genre de jugement est réservé à Dieu seul.

Wallâhou A’lam (Dieu sait mieux).

Recherche et traduction : Anas Lala de La Réunion
Révision et rajout de quelques éclaircissements : Abu Hamza Al-Germâny
Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
www.islamhouse.com
L’islam à la portée de tous
Les droits de l’homme et la justice en islam

L’islam accorde plusieurs droits aux individus. Voici quelques-uns de ces droits que l’islam protège.

La vie et les biens de tous les citoyens d’un état islamique sont considérés comme sacrés, que la personne soit musulmane ou non. L’islam protège également l’honneur des gens. Donc en islam, insulter les autres ou rire d’eux n’est pas permis.
Le prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a dit: {En vérité, votre sang, vos biens et votre honneur sont inviolables.} (1)

Le racisme n’a pas sa place en islam, car le Coran parle d’égalité entre les hommes en ces termes:

Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. (2) Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » (Coran, 49:13)

L’islam rejette le favoritisme envers certaines personnes ou certaines nations à cause de leurs richesses, de leur pouvoir, ou de leur race. Dieu a créé les êtres humains égaux et on ne peut faire de distinction entre eux que sur la base de leur foi et de leur piété.
Le prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a dit: {Ô vous qui m’écoutez! Vous n’avez qu’un seul Dieu et vous n’avez qu’un seul et même ancêtre (Adam). Un Arabe n’est pas meilleur qu’un non-Arabe, et un non-Arabe n’est pas meilleur qu’un Arabe. Et un rouge (un blanc au teint rouge) n’est pas meilleur qu’un noir, et un noir n’est pas meilleur qu’un rouge, (3) sauf au niveau de la piété.} (4)

Un des problèmes majeurs auxquels doit faire face l’humanité, de nos jours, est le racisme. Les pays développés sont capables d’envoyer un homme sur la lune, mais ils sont incapables de faire cesser la haine et la lutte entre les hommes. Depuis l’époque du prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم , l’islam nous donne un exemple frappant de la façon dont on peut mettre un terme au racisme. Le pèlerinage annuel (Hajj) à la Mecque nous montre la véritable fraternité islamique entre toutes les races et toutes les nations, alors que près de deux millions de musulmans de partout à travers le monde se réunissent dans cette ville pour faire le pèlerinage.

L’islam est une religion de justice. Dieu a dit:

Certes Dieu vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité…(Coran, 4:58)

Et Il a dit:

…et soyez équitables, car Dieu aime les équitables. (Coran, 49:9)

Nous devons même être justes envers ceux que nous détestons, comme Dieu l’a dit:

…Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété… (Coran, 5:8)

Le prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a dit: {Prenez garde à l’injustice, (5) car l’injustice se traduira en ténèbres au Jour du Jugement.} (6)

Et ceux qui n’auront pas obtenu leurs droits (i.e. ce qu’ils peuvent légitimement revendiquer) dans cette vie les obtiendront au Jour du Jugement, car le prophète صلى الله عليه و سلم a dit: {Au Jour du Jugement, les droits seront donnés à ceux à qui ils sont dûs (et les torts seront réparés)…} (7)

Notes:

(1) Rapporté dans Sahih Al-Boukhari, #1739, et Mosnad Ahmad, #2037.

(2) Un pieux est un croyant qui s’abstient de tous les genres de péchés, qui fait toutes les bonnes actions que Dieu nous ordonne de faire, et qui craint et aime Dieu.

(3) Les couleurs mentionnées dans ce hadith sont des exemples. Le sens de ces paroles est qu’en islam, nul n’est meilleur qu’un autre à cause de sa couleur, que ce soit blanc, noir, rouge, ou n’importe quelle autre couleur.

(4) Rapporté dans Mosnad Ahmad, #22978.

(5) i.e. opprimer les autres, agir injustement, ou faire du tort aux autres.

(6) Rapporté dans Mosnad Ahmad, #5798, et Sahih Al-Boukhari, #2447.

(7) Rapporté dans Sahih Mouslim, #2582, et Mosnad Ahmad, #7163.

 

Télécharger ici le texte de l’article « Comment se convertir à l’Islam »

 

 

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Le dieu conditionné par la croyance

« Dites: nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé; votre Dieu et notre Dieu sont un seul Dieu, et nous Lui sommes soumis (muslimun) » (Cor. 29: 46)

Ce que nous allons dire ici relève de l’allusion subtile (ishara) et non de l’exégèse (tafsir) proprement dite.

Dieu prescrit aux muhammadiens de dire à toutes les communautés appartenant aux « Gens du Livre »- chrétiens, juifs, sabéens et autres: « Nous croyons en ce qui nous a été révélé », c’est-à-dire en ce qui s’est épiphanisé à nous, à savoir le Dieu exempt de toute limitation, transcendant dans son immanence même, plus encore: transcendant dans sa transcendance même; et qui en tout cela demeure pourtant immanent. « Et en ce qui vous a été révélé », c’est-à-dire en ce qui s’est épiphanisé à vous dans les formes conditionnées, immanentes et limitées. C’est Lui que Ses théophanies manifestent à vous comme à nous. Les divers termes qui expriment la « descente » ou la « venue » de la révélation ne désignent rien d’autre que des manifestations (zuhurat) ou des théophanies (tajalliyat) de l’Essence, de Son verbe ou de tel ou tel de Ses attributs. Allah n’est pas « au-dessus » de quiconque, ce qui impliquerait qu’il faut « monter » vers Lui. L’Essence divine, Son verbe et Ses attributs ne sont pas localisables dans une direction particulière d’où ils « descendraient » vers nous.

La « descente » et les autres termes de ce genre n’ont de sens que par rapport à celui qui reçoit la théophanie et à son rang spirituel. C’est ce rang qui justifie l’expression de « descente » ou les expressions analogues. Car le rang de la créature est bas et inférieur alors que celui de Dieu est élevé et sublime. N’eût été cela, il ne serait pas question de « descendre » ou de « faire descendre » [la Révélation] et on ne parlerait pas de « montée » ou d »‘ascension  » , d « ‘abaisser » ou d »‘approcher ».
C’est la forme passive [dans laquelle le sujet réel de l'action exprimée par le verbe reste occulté] qui est employée dans ce verset car la théophanie dont il s’agit ici se produit à partir du degré qui totalise tous les Noms divins. De ces Noms ne s’épiphanisent, à partir de ce degré, que le nom de la divinité (c’est-à-dire le nom Allah), le nom al-Rabb (« le Seigneur ») et le nom al-Rahman (« le Tout-Miséricordieux »). [Parmi les témoins scripturaires de ce qui précède] Allah a dit: « Et ton Seigneur viendra » (Cor. 89: 22), et, de même, on trouve dans une tradition prophétique: « Notre Seigneur descend… » Allah a dit encore: « Sauf si Allah vient » (Cor. 2: 210), etc. Il est impossible qu’un des degrés divins s’épiphanise avec la totalité des Noms qu’il renferme. Il manifeste perpétuellement certains d’entre eux et en cache d’autres. Comprends!

Notre Dieu et le Dieu de toutes les communautés opposées à la nôtre sont véritablement et réellement un Dieu unique, conformément à ce qu`II a dit en de nombreux versets: « Votre Dieu est un Dieu unique » (Cor. 2: 163; 16: 22; etc.) Il a dit aussi: « Il n’y a de dieu qu’Allah » (wa ma min ilahin ila Llahu, Cor. 3: 62). Il en est ainsi nonobstant la diversité de Ses théophanies, leur caractère absolu ou limité, transcendant ou immanent, et la variété de Ses manifestations. Il S’est manifesté aux muhammadiens au-delà de toute forme tout en Se manifestant en toute forme, sans que cela entraîne incarnation, union ou mélange. Aux chrétiens, Il s’est manifesté dans la personne du Christ et des moines, ainsi qu’il le dit dans le Livre. Aux juifs, Il s’est manifesté sous la forme de ‘Uzayr et des rabbis; aux mazdéens sous la forme du feu, et aux dualistes dans la lumière et la ténèbre. Et II s’est manifesté à tout adorateur d’une choses quelconque- pierre, arbre ou animal…- sous la forme de cette chose: car nul adorateur d’une chose finie ne l’adore pour elle-même. Ce qu’il adore, c’est l’épiphanie en cette forme des attributs du Dieu vrai- qu’il soit exalté!-, cette épiphanie représentant, pour chaque forme, l’aspect divin qui lui correspond en propre. Mais [au-delà de cette diversité des formes théophaniques], ce qu’adorent tous les adorateurs est un, leur faute consistant seulement dans le fait de le déterminer limitativement [en l'identifiant exclusivement à une théophanie particulière].

Notre Dieu, celui des chrétiens, des juifs, des sabéens et de toutes les sectes égarées, est Un, ainsi qu’il nous l’a enseigné. Mais Il S’est manifesté à nous par une théophanie différente de celle par laquelle Il S’est manifesté dans Sa révélation aux chrétiens, aux juifs et aux autres sectes. Plus encore: Il S’est manifesté à la communauté muhammadienne elle-même par des théophanies multiples et diverses, ce qui explique que cette communauté à son tour comprenne jusqu’à soixante-treize sectes différentes, à l’intérieur de chacune desquelles il faudrait encore distinguer d’autres sectes, elles-mêmes variées et divergentes, ainsi que le constate quiconque est familier avec la théologie. Or tout cela ne résulte de rien d’autre que de la diversité des théophanies, laquelle est fonction de la multiplicité de ceux à qui elles sont destinées et de la diversité de leurs prédispositions essentielles. En dépit de cette diversité, Celui qui s’épiphanise est Un, sans changement de l’éternité sans commencement à l’éternité sans fin. Mais II Se révèle à tout être doué d’intelligence à la mesure de son intelligence. « Et Allah embrasse toute chose, et Il est le Savant par excellence » (Cor. 2: 115).
Il y a donc en fait unanimité des religions quant à l’objet de l’adoration- cette adoration étant co-naturelle à toutes les créatures, même si peu d’entre elles en ont conscience- du moins en tant qu’elle est inconditionnée, et non point quand on la considère sous le rapport de la diversité de ses déterminations. Et nous, musulmans, ainsi qu’II nous l’a prescrit, sommes soumis au Dieu universel et croyons en Lui. Ceux qui sont voués au châtiment ne le sont qu’en tant qu’ils L’adorent sous une forme sensible exclusive de toute autre. Seule connaît la signification de ce que nous disons l’élite de la communauté muhammadiennne, à l’exclusion des autres communautés. Il n’y a pas au monde un seul être- fût-il de ceux qu’on appelle « naturalistes », « matérialistes » ou autrement-qui soit véritablement athée. Si ses propos te font penser le contraire, c’est ta manière de les interpréter qui est mauvaise. L’infidélité (kufr) n’existe pas dans l’univers, si ce n’est en mode relatif. Si tu es capable de comprendre, tu verras qu’il y a là un point subtil: à savoir que quiconque ne connaît pas Dieu de cette connaissance véritable n’adore en réalité qu’un seigneur conditionné par la croyance qu’il a à son sujet, et qui ne peut donc se révéler à lui que dans la forme de sa croyance. Mais le véritable Adoré est au-delà de tous les « seigneurs »!

Tout cela fait partie des secrets qu’il convient de celer à quiconque ne suit pas notre voie. Prends garde! Celui qui les divulgue doit être compté parmi les tentateurs des serviteurs de Dieu; et nulle faute ne peut être imputée aux docteurs de la Loi s’ils l’accusent d’être un infidèle ou un hérétique dont on ne peut accepter le repentir. « Et Dieu dit la Vérité, et c’est Lui qui conduit sur la voie droite » (Cor. 33: 4).

Al Amir Abd el Kader
Mawqif 246.

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Croire

Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les habitants de la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les hommes à être croyants ? Il n’appartient nullement à une âme de croire si ce n’est avec la permission d’Allah.

Coran, 10:99-100.

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" Est inutile toute parole qui n'est pas sage. Est dissipation tout silence qui n'est pas méditation. Est pure distraction tout regard qui n'est pas considération. "
Al-Hasan

" Cette voie est la voie de Dieu : évitez toute haine et toute forme de dissension, Dieu ne visite pas un coeur haineux. Les conflits entre les différentes communautés ethniques ou religieuses sont liés au passé et nous ne devons pas être concernés par cela. "

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