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Le mérite du verset du trône – Ayat al-Kursî (2, 255)
Quelle est l’importance du verset du trône ? Existe-il un argument pour étayer l’importance de ce verset ?
Allahu la ilaha illa huwa alhayyu alqayyoomu la takhuthuhu sinatun wala nawmun lahu ma fee alssamawati wama fee alardi man tha allathee yashfaAAu AAindahu illa biithnihi yaAAlamu ma bayna aydeehim wama khalfahum wala yuheetoona bishayin min AAilmihi illa bima shaa wasiAAa kursiyyuhu alssamawati waalarda wala yaooduhu hifthuhuma wahuwa alAAaliyyu alAAatheemu
Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même “al-Qayyum”. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône “Kursiy” déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.
Louange à Allah
L’imam Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit dans son explication du verset du trône de la sourate de la vache : « le verset du trône revêt une grande importance. En effet, d’après un hadith authentique, le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) dit qu’il est le meilleur verset du Livre d’Allah. D’après Ubay ibn Kaab, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’interrogea à propos du verset le plus important du livre d’Allah et qu’il répondit : « Allah et Son Messager le savent mieux ». Et puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui répéta la même question et Ubay finit par dire : « C’est le verset du trône ». Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit alors : « ô Abou Moudhir ! Félicitations pour ton savoir. Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main, il (le verset) possède une langue et deux lèvres qui glorifient le Roi au pied du Trône » (rapporté par Mouslim mais sans la phrase qui commence par « Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main ! ».
D’après Abd Allah fils d’Ubay ibn Kaab, son père lui dit qu’il possédait un mortier qui contenait des dattes et qu’il en vérifiait le contenu de temps à autre et s’était rendu compte qu’il diminuait. Et puis, il alla le garder au cours d’une nuit et découvrit une bête semblable à un adolescent. « Je la saluais, dit-il, et elle me le rendit. Et puis je lui dis : qui es-tu : un humain ou un djinn ? – un djinn, répondit-il. Je lui dis : donne-moi ta main. – il me la tendit et je découvris que c’était une patte de chien poilue. Et je lui dis : est-ce comme ça que les djinn sont créés ? – Il dit : les djinns savent qu’il n’y a pas parmi eux plus fort que moi. – je lui dit : « Qu’est-ce qui t’a poussé à te comporter comme tu l’as fait ? – Il m’était parvenue que tu étais un homme qui aimait donner de l’aumône et nous avions voulu goutter de ta nourriture … Ubay lui dit : « Qu’est-ce qui nous protège de vous ? – Le verset du trône, dit-il.
Au matin, Ubay se rendit auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et l’informa de l’incident et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « le malin a dit la vérité ».
L’Imam Ahmad a rapporté d’après Muhammad ibn Djaafar qui le tenait d’Outhman ibn Attab qui a dit : « J’ai entendu Aba Salil dire : un homme racontait des histoires aux gens et ceux-ci s’affluaient vers lui au point qu’il avait fini par monter sur le toit d’une maison pour s’adresser à la foule. Il dit (une fois) : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : quel est le verset le plus important du Coran ? – Un homme dit : « C’est Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant. » Il (l’auteur de cette réponse) dit : « Il (le Prophète) posa sa main entre mes épaules de sorte que je ressentis leur froideur jusqu’à mes seins ou « il posa sa main entre mes seins et j’en ressentis la froideur jusque dans mes épaules » et il dit : « ô Abou Dharr (P.A.a) : « Je me suis rendu auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui se trouvait dans la mosquée et je me suis assis (à ses côtés) et puis il me dit :
- “ô Abou Dharr ! As-tu prié ?
- Non.
- Lève-toi et prie ».
Je me suis exécuté avant de me réinstaller à ma place.
- ô Abou Dharr ! Demande à Allah de te protéger contre le mal des démons humains et de celui des djinns…
- ô Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ! Y’a-t-il des démons parmi les humains ?
- Oui.
- ô Messager d’Allah ! Qu’en est-il de la prière ?
- C’est un bien disponible ; on peut en prendre peu ou beaucoup à son gré.
- ô Messager d’Allah ! Qu’en est-il de l’aumône ?
- Sa récompense est multipliée plusieurs fois
- ô Messager d’Allah ! Quelle en est la meilleure forme ?
- le don du peu nanti offert discrètement au pauvre
- ô Messager d’Allah ! Qui fut le premier prophète ?
- Adam.
- ô Messager d’Allah ! Fut-il réellement un prophète ?
- Oui, un prophète à qui Allah a adressé la parole.
- ô Messager d’Allah ! Quel est le nombre des messagers ?
- Trois cents quelques personnes ; un nombre très important (une autre fois, il dit : trois cent quinze).
- ô Messager d’Allah ! Quelle est la plus importante partie de la révélation qui t’a été faite ?
- le verset du Trône : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » (rapporté par an-Nassaï).
Boukhari a mentionné ceci : Abou Hourayra a dit : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) m’a confié la garde de la zakate du ramadan. Et puis quelqu’un vint prélever des denrées et je l’ai saisi et lui ai dit : je t’emmènerai au messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Il me dit : « lâche-moi, nous sommes, ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l’ai relaxé.
Au matin, je me suis rendu auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et il m’a dit : « Il a évoqué une grande nécessité et une famille (nombreuse). C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » « La vérité est, dit le Prophète, qu’il vous a menti et il retournera. » C’est alors que j’ai su qu’il retournerait puisque le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’a prédit. Je l’ai guetté et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit : je le présenterai au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Il dit alors : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l’ai relaxé. Au matin je me suis rendu auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? – Je lui dit, ô Messager d’Allah ! Il a évoqué le besoin et une famille (nombreuse). C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » La vérité est qu’il vous a menti et il reviendra, dit le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Je l’ai guetté pour la troisième fois et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit je t’emmènerai au messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) car c’est la troisième fois que tu prétends que tu ne reviens pas mais tu l’as fait. Il dit : « laisse-moi t’apprendre des mots qui te seront utiles.
-Lesquels, lui ai-je dit ?
- quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône : Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » jusqu’à la fin du verset. Si tu le fais Allah t’affectera un gardien, et Satan ne s’approchera pas de toi jusqu’au matin. « Je l’ai relaxé. Et puis, au matin, je me suis rendu auprès du messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et il m’a dit : « qu’a fait ton prisonnier d’hier ? Je lui ai dit : « Il a prétendu m’avoir appris des mots dont Allah me fera profiter… »
- Quels sont les mots ?
- Il m’a dit : quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône depuis le début jusqu’à ce que tu le termines : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le vivant, le Substituant » et il m’a dit qu’Allah m’affecterait un gardien et que Satan ne s’approcherait pas de moi jusqu’au matin ». – les gens (de l’époque) étaient les plus soucieux d’apprendre tout ce qui était un bien. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « En réalité, il vous a dit la vérité, même s’il est un menteur.
- Tu sais à qui tu as affaire depuis trois nuits ?
- Non.
- C’est Satan.
*Selon une autre version : « Je n’en prenais que pour une famille pauvre des djinns. » Il le relâcha alors. Puis il revint une deuxième et troisième fois. « Je lui ai dis alors : tu t’étais engagé à ne pas revenir ? Je ne te lâcherai pas aujourd’hui avant de t’emmener devant le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Il dit : « Ne le fais pas ; Si tu me laisses , je t’apprendrai des mots qui te protégeront si bien qu’aucun djinn, ni grand, ni petit, ni mâle ni femelle ne s’approchera de toi » Et puis, il lui dit : vas-tu le faire ? – Oui. – Quels sont les mots en question ? – « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de lui, le Vivant, le Substituant » Il continua à réciter jusqu’à la fin du verset. C’est alors que le compagnon le relâcha et il partit sans jamais retourner. Abou Hourayra relata cela au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ce dernier lui dit : « Ne sais-tu pas que c’était comme cela ? ».
Le même hadith a été rapporté par an-Nawawi d’après Ahmad ibn Muhammad ibn Ubayd Allah d’après Shouayb ibn Harb d’après Ismaïl ibn Mouslim d’après Abi al-Moutawakkil qui le tenait d’Abou Hourayra pareillement. Ubay ibn Kaab aussi a rapporté un incident similaire. Voilà donc trois incideents (identiques).
Dans son ouvrage intitulé al-Gharib, Abou Ubayda dit : « Abou Mu’awia nous a raconté d’après Abou Assim al-Fiqqi d’après as-Shaabi qui le tenait d’Abd Allah ibn Massoud : une fois un humain sortit et rencontra un djinn. Celui-ci dit à celui-là : veux-tu te battre contre moi ? Si tu me bats, je t’apprendrai un verset qui, lu au moment où tu entres dans ta maison, te protégera contre Satan ». Et puis ils engagèrent un combat et l’humain qui le remporta dit à son adversaire : « Je te trouve bien mince ; tes bras ressemblent aux pattes d’un chien … Est-ce que tous les djinns sont comme ça ? – « Je suis fort par rapport à eux, reprenons encore le combat ». Ils se battirent de nouveau et l’humain le remporta encore. Et son adversaire lui dit : « tu récites le verset du Trône, car chaque fois une personne le récite au moment d’entrer dans sa maison, Satan quitte la demeure en pétant comme un âne ».
L’on dit à Ibn Massoud : « l’humain en question était-il Omar ? « – « Qui d’autre qu’Omar pourrait-il s’agir ? » Abou Ubayda dit le terme « dhail » signifie « mince » et le terme « khikh » signifie « pet ».
D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « la sourate de la vache comporte un verset qui constitue le meilleur verset du Coran ; chaque fois qu’on le récite dans une maison, Satan en sort. C’est le verset du Trône. Le même hadith a été rapporté par une voie d’après Zaïda d’après Hakim ibn Djoubayr. Et puis il a dit : la chaîne de transmission du hadith est authentique, mais le hadith n’a pas été cité par Boukhari et Mouslim selon lui. At-Tirmidhi l’a rapporté par la voie de Zaïda en ces termes : « chaque chose a un sommet (littéralement bosse) et le sommet du Coran, c’est la sourate de la Vache qui comporte le meilleur verset du Coran : le verset du Trône ». Ensuite, il dit : «c’est un hadith étrange dont nous ne connaissons le contenu que grâce au hadith de Hakim Ibn Djoubayr. Ce dernier a été critiqué par Shou’ba qui l’a jugé faible. Je dis : il a également été jugé faible par Ahmad, Yahya ibn Ma’in et d’autres imams. Cependant il a été abandonné par Ibn Mahdi et jugé menteur par as-Saadi.
D’après Ibn Omar, son père vint un jour rejoindre les gens qui s’étaient installés sous des tentes et il leur dit : « lequel d’entre vous me dira quel est le plus important verset du Coran ? » – Ibn Massoud lui dit : « Tu es tombé sur un homme bien informé ; j’ai entendu le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) dire : le plus important verset du Coran c’est « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant ».
A propos de l’existence en son sein du nom divin, l’imam Ahmad dit : « Asma bint Yazib ibn as-Sakan a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « ces deux versets : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » et « Alif, lam, mîme, Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » comportent le plus grand nom d’Allah. Cela a également été rapporté par Abou Dawoud d’après Moussaddad et at-Tirmidhi d’après Ali Ibn Khashram et Ibn Madja d’après Abou Bakr ibn Abi Shayba et tous les trois d’après Issa ibn Younous qui le tenait d’Ubayd Allah ibn Abi Ziyad dans les mêmes termes. At-Tirmidhi dit : c’est beau et authentique.
Abou Umama a rapporté ce hadith qu’il a hautement attribué (au Prophète) : « le plus important nom d’Allah dont l’usage permet d’obtenir un exaucement immédiat se trouve à trois endroits : dans la sourate de la Vache, dans celle d’Al-Imran et dans celle de Taha. Hisham, Ibn Ammar, l’orateur de Damas a dit : « Quant à celui qui se trouve dans la sourate de la Vache, c’est : Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » Dans Al-Imran, il s’agit de : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » Et dans Taha, il s’agit du verset : « Les visages se sont soumis au Vivant et Substituant ».
A propos du mérite de la lecture du verset au sortir des prières prescrites, Abou Umama rapporte : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « quiconque récite le verset du Trône après chaque prière prescrite entrera au paradis dès sa mort ». C’est en ces termes que le hadith ha été rapporté par an-Nassaï dans « al-Yawm wa al-layla » d’après al-Hassan ibn Bishr. Ibn Hibban aussi l’a cité dans son Sahih par la voie de Muhammad ibn Himyar, c’est-à-dire al-Himsi, un des rapporteurs de Boukhari. Aussi la chaîne est conforme aux conditions de Boukhari. Allah le sait mieux.
Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
Source : Islam Q&A
Tu te dis Musulman ?
L’Islam n’est pas un pseudonyme ou une étiquette , l’Islam est La religion sacrée qu’il faut pratiquer avec le coeur !
Tout le monde ne peut pas se permettre de se prétendre Musulman ! Il faut avant tout respecter la religion et la pratiquer !
Qu’Allah nous aide à être sur le bon chemin Incha’Allah.
Tu te dis Musulman ?
Mais tu te permets de critiquer les autres !
Tu te dis Musulman?
Mais tu te permets de parler sur le dos des autres !
Tu te dis Musulman ?
Mais tu ne fais pas La Prière ou tu la fais quand ça t’arrange !
Tu te dis Musulman ?
Mais tu cries sur tes parents !
Tu te dis Musulman ?
Mais tu n’écoutes jamais le Coran !
Tu te dis Musulman ?
Mais tu dis Wallah alors que tu mens !
Tu te dis Musulman ?
Mais si on te demande d’expliquer ta religion, tu ne sauras pas quoi dire !
Tu te dis Musulman ?
Mais tu ne fais rien pour le prouver !
Tu te dis Musulman ?
Mais tu n’es simplement pas pratiquant !
Le devoir de jeûner le mois de Ramadan
Le jeûne de ramadan : c’est le fait d’adorer Allah en s’abstenant de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Ceci est le jeûne : le fait que l’homme adore Allah en s’abstenant de faire ces choses, mais sans qu’il le fasse par habitude ou pour son corps, mais plutôt pour adorer Allah en faisant cela, en se privant de manger, boire, d’avoir des rapports sexuels, et en se privant aussi de toutes les actions qui annulent le jeûne de l’aube jusqu’au coucher du soleil, et de l’apparition de la lune du mois de ramadan à l’apparition de la lune du mois de shawwâl.
Le jeûne du ramadan est l’un des piliers de l’islam, ceci est son degré d’importance dans la religion islamique, et c’est une obligation selon l’unanimité des musulmans suivant les preuves du Coran et de la Sunna.
Explication d’un chapitre de Riyad-es-salihin
Allah, le Très-Haut, dit :
« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs, ainsi atteindrez-vous la piété, pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Mais pour ceux qui ne pourrait le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, cela sera compté pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez ! (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran comme guide pour les gens, et comme preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous constate la naissance du mois le jeûne ! Celui qui est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. »
(La vache, v.183-185).
Explication :
L’auteur, qu’Allah lui fasse miséricorde, dit : le chapitre du devoir de jeûner le mois du ramadan. Le mérite du jeûne et l’exposé de tout ce qui s’y rapporte.
An-Nawawi expose ce chapitre après avoir exposé le chapitre portant sur l’aumône légale (la zakat) car ceci est le classement constaté dans le hadith de ‘Omar Ibn Al-Khattab lorsque l’ange Jibrîl questionna le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – au sujet de l’islam, la foi, l’excellence, le jour dernier et ses signes.
Le jeûne de ramadan : c’est le fait d’adorer Allah en s’abstenant de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Ceci est le jeûne : le fait que l’homme adore Allah en s’abstenant de faire ces choses, mais sans qu’il le fasse par habitude ou pour son corps, mais plutôt pour adorer Allah en faisant cela, en se privant de manger, boire, d’avoir des rapports sexuels, et en se privant aussi de toutes les actions qui annulent le jeûne de l’aube jusqu’au coucher du soleil, et de l’apparition de la lune du mois de ramadan à l’apparition de la lune du mois de shawwâl.
Le jeûne du ramadan est l’un des piliers de l’islam, ceci est son degré d’importance dans la religion islamique, et c’est une obligation selon l’unanimité des musulmans suivant les preuves du Coran et de la Sunna.
Ensuite, l’auteur cita les versets qui prouvent cela. Il cita :
« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs ». Allah désigna par cette interpellation, les croyants, car le jeûne de ramadan est une exigence de la foi, et parce que le jeûne de ramadan complète la foi et le délaisser la diminue.
Les savants divergèrent sur celui qui le délaisse par négligence ou fainéantise, est-il par là mécréant ou pas ? La réponse authentique est qu’il n’est pas considéré comme mécréant, de même n’est pas mécréante toute personne qui délaisse un des piliers de l’Islam hormis les deux attestations et la prière.
Ensuite l’explication de la parole d’Allah :
« On vous a prescrit le jeûne » c.-à-d. on vous a obligé. L’explication de la parole d’Allah : « comme il a été prescrit » comme il a été rendu obligatoire à vos prédécesseurs, ainsi atteindrez-vous la piété. Allah nous informe que le jeûne fut rendu obligatoire à nos prédécesseurs alors qu’Il ne nous donna pas cette information au sujet de la prière.
La raison est que dans le jeûne se trouvent une difficulté, une fatigue et un délaissement de nos habitudes. Aussi, personne n’ignore que le jeûne, pendant les jours de canicule ainsi que les longs jours, est très dur pour l’individu. Ainsi, Allah nous informa que le jeûne fut obligatoire à nos prédécesseurs pour nous soulager. En effet, lorsque la personne sait que cette chose est obligatoire pour lui comme pour d’autres, cette chose est dès lors plus aisée pour la personne. Allah nous en informa également pour nous montrer qu’Il nous a complètement accordé (tous) les mérites comme Il a accordé ce qu’Il a voulu de ces mérites à ceux d’avant nous.
Explication de Sa parole : « ainsi atteindrez-vous la piété » c.-à-d. : pour que vous atteigniez la piété, car le jeûne est un obstacle qui te préserve des péchés et de l’enfer. En effet, celui qui jeûne le mois de ramadan par foi et en espérant sa récompense sera absout de tous ses péchés antérieurs. « Ainsi atteindrez-vous la piété » c.-à-d. pour parvenir à la piété, et cela est la sagesse pour laquelle le jeûne fût rendu obligatoire. Ceci est prouvé par la parole du Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – :
« celui qui ne s’abstient pas du faux témoignage et d’agir en pur mensonge et l’ignorance, Allah n’a que faire de son renoncement à son manger et à son boire ».
Allah ne veut pas punir les hommes pour ce qu’ils aiment et ce dont ils se sont accoutumés, mais Il veut, certes, qu’ils délaissent le faux témoignage, agir en pur mensonge et ignorance.
Ensuite Allah dit : « Pendant un nombre déterminé de jours. » Allah nous en informe comme simple constatation pour nous montrer que (la durée de) la chose en question n’est pas des mois ou des années, mais seulement des jours qui ne sont pas longs, mais un nombre déterminé de jours.
« Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. »
Là réside une autre explication : premièrement, les jours ne sont pas nombreux, mais déterminé, et deuxièmement, celui auquel le jeûne est difficile ou celui qui voyage peuvent manger, et il aura d’autres jours de jeûne en compensation.
« Mais pour ceux qui ne pourrait le supporter (qu’avec grande difficulté) » alors qu’ils ne sont pas en voyage « il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, cela sera compté pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner » ceci fut révélé dans un premier temps, la première fois lorsque Allah a prescrit le jeûne, Il ordonna à ceux qui ne le supportaient pas de le compenser par la nourriture d’un pauvre, et que s’ils faisaient charité cela était bien, mais s’ils jeûnaient, cela était meilleur. Ainsi, Allah donna le choix aux gens dans un premier temps, entre jeûner ou donner chaque jour à manger à un pauvre. Ensuite, le verset qui suit celui-ci délimitera le jeûne (tel qu’il est aujourd’hui).
« Si vous saviez ! » c.-à-d. si vous faîtes partie des gens de science, parmi ceux qui comprennent. Pourquoi cela, car le jeûne est pour beaucoup de gens plus difficile que nourrir un pauvre. Ainsi, lorsqu’il est convenu que le jeûne est plus difficile, il est dès lors convenu qu’il est meilleur. En effet, lorsque l’homme accomplit une adoration éprouvante sous l’ordre d’Allah, la récompense n’en est que plus grande. Par conséquent, celui qui habite le plus loin de la mosquée a une plus grande récompense que celui qui en est proche, car il accomplit plus d’œuvres. Ceci ne veut absolument pas dire que l’homme doit chercher la difficulté dans les adorations qu’Allah a rendues faciles. Ceci est un abus dans la religion. Toutefois, lorsque Allah te charge d’accomplir une adoration alors que celle-ci est difficile pour toi, alors ta récompense n’en devient que plus grande. Par contre, chercher à tout prix la difficulté comme le font quelques ignorants pendant les jours d’hiver, lorsque par exemple, ils accomplissent leurs ablutions avec de l’eau froide et disent : « étendre l’eau des ablutions sur les membres alors que c’est éprouvant fait partie des actions qui augmentent en degré et qui effacent les erreurs. » En réponse à cela nous disons : mon cher frère, ce n’est pas cela que le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – a voulu, mais il a voulu par ce hadith que l’on sache que l’homme dont l’ablution a été faite avec de l’eau froide pendant la saison d’hiver sera, par là, plus récompensé. Il n’a jamais dit : « cherche volontairement à faire tes ablutions avec de l’eau froide ». Ainsi, si Allah t’a privilégié en te pourvoyant en eau chaude avec laquelle tu peux complètement étendre tes ablutions sur tous tes membres, alors cela est meilleur.
« Quiconque d’entre vous est malade » la maladie se divise en trois catégories :
- La première : la maladie de cette personne est inguérissable, et cette personne est malade en permanence, donc elle n’a pas à jeûner. Par contre, il doit nourrir un pauvre pour chaque jour où il a mangé, car il ressemble à la personne âgée qui ne peut pas jeûner et dont on ne s’attend pas à ce qu’elle en devienne capable.
- La deuxième : le jeûne nuit à ce malade et on craint que ce jeûne l’anéantisse comme un malade qui ne peut se passer de boire de l’eau, comme on trouve dans quelques variantes du diabète, etc. Il est interdit à ce genre de malade de jeûner, selon la parole divine :
« Et ne vous tuez pas vous-même, Allah est en vérité miséricordieux envers vous » (les femmes, v.29).
- La troisième : Le jeûne lui est trop pénible, mais ne lui cause pas préjudice. Il est meilleur pour ce malade de manger et de ne pas jeûner, et il compensera ses jours où il a mangé par d’autres pus tard. Cependant, le malade dont le jeûne n’a sur lui aucun effet comme celui qui a mal aux yeux ou aux dents, etc. n’a pas le droit de manger, car la sagesse pour laquelle le manger pendant le mois du jeûne est permis, est justement le fait d’empêcher la souffrance, alors que ces derniers ne souffrent assurément pas (à cause du jeûne). Ainsi, manger leur est interdit, et le principe de base est qu’il est obligé de jeûner pendant sa période excepté pour celui qui détient une preuve claire et évidente qui lui permet de manger pour plus tard le compenser par d’autres jours.
Pour la question du voyageur, elle se divise, comme pour le malade, en trois catégories :
- La première : le jeûne nuit à cette personne et lui est vraiment insupportable en raison de son voyage comme s’il voyageait durant les jours de grande chaleur ou les jours qui sont longs. Cette personne sait que si elle jeûnait cela la nuirait et lui serait insupportable. Cette personne est désobéissante (envers Allah) si elle jeûnait, et la preuve réside dans le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – qui lorsqu’il fut informé que les gens ne pouvaient plus supporter le jeûne alors qu’ils étaient en voyage, demanda qu’on lui apporte de l’eau qu’il but pendant que les gens le regardaient. Ceci pour qu’ils ne trouvent aucune gêne dans leur intérieur s’ils mangeaient. Cet évènement se déroula après la prière de ‘asr, mais quelques compagnons t persistèrent dans leur jeûne et on vint vers le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – et on l’informa que quelques personnes ont jeûné, il dit alors :
« Ceux-là sont les désobéissants ! Ceux-là sont les désobéissants ! »
Le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – les qualifia de désobéissants, car ils n’ont pas accepté la permission de manger alors qu’ils souffraient vraiment péniblement.
- La deuxième : celui dont le jeûne est pénible, mais pas insurmontable. Pour cette personne le jeûne n’est pas conseillé, et ce n’est pas bon s’il jeûne. La preuve de cela est lorsque le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – en voyage vit un rassemblement de gens et aperçut un homme (seul) sous une ombre et il demanda : « Qu’a-t-il ? » ils répondirent : « c’est un jeûneur », il dit alors– qu’Allah prie sur lui et le salue – :
« Le jeûne pendant le voyage ne fait pas partie du bien ».
- La troisième : celui dont le voyage n’a absolument aucun effet sur lui, car la journée est courte et le climat est froid et le jeûne ne le soucie en rien. Pour ce cas, les savants divergèrent sur ce qui est meilleur : doit-il manger ? Doit-il jeûner ou peut-il choisir ? La réponse authentique est que le meilleur est de jeûner, car cela est plus proche du suivi de la Sunna du Prophète, et cela est plus facile pour celui qui a atteint l’âge de jeûner obligatoirement. En effet, le jeûne en compagnie des gens (qui jeûnent aussi) est plus facile que la compensation du jeûne (plus tard seul). De plus, cela fait preuve d’un prompt empressement (dans l’application des bonnes œuvres) par acquit de conscience, mais aussi parce que jeûner pendant ce mois coïncide avec la période pendant laquelle le jeûne est le meilleur qui est donc le mois de ramadan. Pour ces quatre raisons, le jeûne pour cette catégorie est meilleur.
Abu dardâ’ a dit : « nous étions en compagnie du Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – pendant le ramadan alors qu’il régnait une chaleur torride, d’autant plus que quelques-uns parmi nous posaient leurs mains sur leurs têtes en raison de cette forte chaleur. Aussi, nous étions en voyage en même temps que le jeûne du ramadan, mais il n’y avait parmi nous aucun jeûneur hormis le Prophète et Abdullah Ibnu Rawâha ».
Ceci est le jugement du jeûne pendant un voyage. Le mot voyage est général, il comprend celui qui voyage pour accomplir le petit pèlerinage ou d’autre chose, mais aussi celui dont le voyage est permanent ou occasionnel. Ainsi, on suppose que ceux qui voyagent, mangent tant bien même si leur voyage était permanent, car ils détiennent une patrie où ils habitent. Donc, lorsque la personne quitte son pays alors elle est considérée comme voyageur. Par ailleurs, si quelqu’un demandait : quand jeûneront-ils ?! On répondra : ils jeûneront les jours d’hiver ou lorsqu’ils retourneront dans leurs pays.
D’après Abu Hurayrah le Messager d’Allah– qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit :
« Allah honoré et glorifié a dit : « tout ce qu’accomplit le fils d’Adam est pour lui-même sauf le jeûne, il est pour Moi, et c’est Moi qui en donne la récompense. » et le jeûne est un bouclier (contre l’enfer). Quand l’un de vous jeûne, qu’il s’abstienne de dire des choses obscènes et d’élever la voix. Si une personne vient à l’insulter ou le provoque au combat qu’il dise donc : « je suis en état de jeûne ». Par Celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa Main, la mauvaise haleine du jeûneur a assurément une meilleure odeur que celle du musc. Le jeûneur jouit de deux joies : quand il rompt son jeûne il se réjouit de son manger et quand il rencontre son Seigneur il se réjouit de son jeûne ».
Rapporté par Bukhâry et Muslim.
Telle est la version rapportée par Bukhâry. On trouve dans une autre version lui appartenant :
« Il renonce pour Moi à sa nourriture, à son boire et à ses désirs charnels. Le jeûne est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. La bonne action est rétribuée par dix fois sa valeur ».
Dans une autre version de Muslim :
« Toutes les œuvres des fils d’Adam voient se multiplier la valeur de leurs salaires. La bonne action est rétribuée par dix à sept cent fois sa valeur. Allah dit : « Sauf le jeûne. Il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. Il renonce pour Moi à ses désirs charnels et sa nourriture ». Le jeûneur jouit de deux joies : une joie lorsqu’il rompt son jeûne et une joie lorsqu’il rencontre son Seigneur. La mauvaise haleine du jeûneur a assurément pour Allah une meilleure odeur que celle du musc ».
Explication :
Ce hadith est le hadith rapporté par Abu Hurayra cité par l’auteur- qu’Allah lui fasse miséricorde- dans le chapitre de l’obligation du jeûne dans le livre « le jardin des vertueux », et après avoir mentionné les versets du Coran qui s’y rapportent.
Des informations précieuses sont énumérées dans ce hadith :
Le fait qu’Allah a rendu le jeûne pour Lui, alors que les autres actions du fils d’Adam, en dehors du jeûne, appartiennent au fils d’Adam, Allah dit : « Tout ce qu’accomplit le fils d’Adam est pour lui-même sauf le jeûne, il est pour Moi »
Explication :
Allah a distingué le jeûne parmi toutes les actions, car le jeûne détient le plus haut degré d’entre toutes les adorations. Il est, en effet, le secret entre l’homme et son Seigneur, car on ne sait pas lorsque la personne jeûne. Elle est parmi les gens, mais nul ne sait qu’elle jeûne, car son intention n’est pas apparente. C’est pour cela que le jeûne détient le plus haut degré dans la sincérité, donc Allah l’a distingué du reste des œuvres. Quelques savants ont dit : quand viendra le Jour de la résurrection, alors que la personne aura des comptes à rendre envers les créatures pour son injustice, Allah prendra ses bonnes actions (pour les remettre aux créatures sur qui il a commis des injustices) sauf le jeûne qui sera aucunement touché, car il appartient à Allah et non à la personne. Ceci est une bonne explication, celle qui présente le jeûne comme une action dont la personne jouira pleinement de sa récompense et qui ne sera pas touchée pour remédier aux injustices faites aux créatures.
On tire de ce hadith le fait que l’action du fils d’Adam est rétribuée par une bonne action jusqu’à dix fois sa valeur, sauf le jeûne qui sera rétribué sans compter. Ceci veut dire qu’il sera multiplié de très nombreuses fois. Les savants ont dit : la raison (de cette forte récompense) est parce que le jeûne englobe les trois catégories de la patience. On y trouve la patience dans l’obéissance à Allah, la patience dans la non désobéissance à Allah, et la patience vis-à-vis du décret d’Allah.
Pour ce qui concerne la patience dans l’obéissance à Allah, la raison à cela car la personne s’oblige elle-même à jeûner alors que parfois cela lui déplaît. Cette déplaisance vient du fait que le jeûne est difficile et non parce qu’Allah l’a obligé. Si jamais la personne détestait le jeûne, car Allah l’a rendu obligatoire, alors ses actions seront rendues vaines. Mais le jeûne déplaît à la personne, car il est dur, cependant il s’oblige à le faire, et patiente pour ne pas manger, ni boire, ni assouvir ses plaisirs charnels exclusivement pour Allah. C’est pour cette raison qu’Allah a dit dans le hadith sacré :
« Il renonce pour Moi à sa nourriture, à son boire et à ses désirs charnels ».
La deuxième catégorie de la patience est la patience dans la non désobéissance à Allah. Ceci est acquis avec le jeûne où le jeûneur patiente pour ne pas faire de péchés en évitant les paroles futiles, les obscénités, le mensonge, etc.
La troisième catégorie de la patience est celle vis-à-vis du décret d’Allah. Ceci est visible lorsque le jeûneur est frappé durant les jours de jeûne, notamment quand ils sont chauds et longs, par la fatigue, l’ennui, et la soif qui le font souffrir et lui font mal, mais malgré cela, il patiente, car cela satisfait Allah.
C’est parce que le jeûne englobe les trois sortes de patience que sa récompense est rétribuée sans compter. Allah dit :
«Les endurants auront leur pleine récompense sans compter. » (les groupes, v.10).
Parmi les informations précieuses que nous recueillons dans ce hadith nous trouvons : le jeûneur jouit de deux joies, la première lorsqu’il rompt son jeûne le jeûneur est heureux, et ceci pour deux raisons : la première est celle d’avoir accompli une des obligations d’Allah, et par là, Allah l’a comblé de Ses bienfaits. En effet, combien de personnes aujourd’hui enfouies dans leurs tombes souhaiteraient jeûner un seul jour, mais ils en sont incapables ! Alors qu’Allah donna la possibilité à ce jeûneur de jeûner ce qu’il a fait. Cela est un bienfait. Combien de personnes débutèrent le jeûne sans pouvoir le conclure ! Ainsi, le jeûneur lorsqu’il rompt son jeûne, est satisfait, car il a accompli une des obligations d’Allah. Il jouit aussi d’une autre joie : Allah lui a permis ce qui correspond à sa nature qui est la nourriture, les boissons et les rapports sexuels alors qu’il en était privé.
Ceci correspond aux deux joies à la rupture du jeûne : la première est qu’Allah l’a comblé de Ses bienfaits pour lui avoir permis d’accomplir ce jeûne jusqu’à sa fin. La deuxième est qu’Allah l’a comblé de Ses bienfaits pour lui avoir permis ce qu’il aime notamment la nourriture, la boisson et les désirs charnels.
Parmi les informations précieuses recueillies dans ce hadith, on trouve indiquer la sagesse pour laquelle le jeûne a été prescrit lorsque le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – dit :
« Si l’un d’entre vous est en état de jeûne qu’il cesse donc les obscénités et le braillement ».
c’est-à-dire qu’il ne prononce pas des paroles par lesquelles il prendra des péchés, et qu’il ne braille pas en parlant à voix haute, mais qu’il soit décent, calme et humble. Si une personne venait à l’insulter ou le blasphémer qu’il n’élève pas la voix sur cette personne, mais qu’il dise plutôt : « je suis en état de jeûne ». Il dit cela pour que la personne qui insulte ne s’enorgueillisse pas comme en lui répondant : « je ne suis pas dans l’incapacité de riposter à tes insultes, mais je suis en état de jeûne, et mon jeûne m’interdit de te répondre » et qu’il dise cela à haute voix.
De plus lorsqu’il dit « je suis en état de jeûne », il empêche son for intérieur de riposter à l’insulte de la personne comme s’il disait à lui-même : « je suis en état de jeûne, ne répond donc pas à l’injure de cette personne ». Ceci est une belle et vénérable explication, et c’est pour cette raison que le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – lorsqu’il voyait ce qu’il appréciait de cette vie terrestre et lorsqu’il craignait que son for intérieur ne s’y attache, disait– qu’Allah prie sur lui et le salue – :
«Je réponds à ton appel (ô Allah), certes la vraie vie est celle de l’au-delà ».
En effet, l’individu est naturellement attiré par ce qu’il aime, ainsi, s’il voit ce qu’il aime de cette vie terrestre qu’il dise donc : « je réponds à ton appel » c’est-à-dire une réponse à l’appel de notre Seigneur, « certes la vraie vie est celle de l’au-delà », celle d’ici-bas est éphémère et momentanée.
Ceci fait partie des informations précieuses attachées au jeûne mentionnées par l’auteur (qu’Allah lui fasse miséricorde), d’après ce qu’a rapporté Abu Hurayrah du Prophète. On trouve dans ce hadith deux des genres de hadith : un énoncé sacré qui est la parole d’Allah qui est rapporté par le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue – d’après son Seigneur et un énoncé prophétique qui provient du Prophète . Et Allah sait mieux.
Les mérites de l’Islam
Pourquoi les musulmans croient-ils que leur religion est la vraie ? Possèdent-ils des raisons convaincantes ?
Louange à Allah
Cette question apparaît au prime abord logique quand elle émane d’une personne étrangère à l’Islam. Quant à celui qui a pratiqué cette religion après y avoir adhéré, il connaît effectivement l’ampleur du bienfait dont il jouit à l’ombre de cette religion. Cela est dû à de nombreuses raisons dont nous citerons les suivantes :
1. Le musulman adore un dieu unique qui n’a point d’associé et qui possède les plus beaux noms, les attributs sublimes. Ceci réalise l’unité de l’orientation et de l’objectif du musulman. Celui-ci place sa confiance en Son Maître et Créateur, s’en remet à Lui, brigue Son aide, Son assistance et Son soutien. Il croit que Son Maître est omnipotent et n’a besoin ni d’une épouse ni d’un enfant, et Il a créé les cieux et la terre et que c’est Lui qui donne la vie et donne la mort et Il est le Créateur pourvoyeur de subsistance. Le serviteur sollicite la subsistance auprès de Lui, l’Audiant, le Répondant. Le serviteur l’invoque et espère Son exaucement puisqu’Il est prompt à accepter le repentir, comme Il est le pardonneur, le miséricordieux. Le serviteur se repent à Lui quand il commet un péché et une négligence dans la pratique du culte de son Maître, l’Omniscient, l’Informé de tout, l’Omniprésent qui connaît les intentions et les secrets profonds. Ceci pousse le serviteur à avoir honte de commettre le péché qui consiste à se faire injustice ou à le faire à autrui. Car il sait que son Maître est au courant de ce qu’il fait comme il sait que son Maître est sage et connaisseur du mystère. C’est pourquoi le serviteur a confiance dans le choix que le Maître fait pour lui et dans le décret divin le concernant puisqu’il sait que Son Maîre ne le lèse pas et que tout jugement établi à son encontre est un bien, même si le serviteur ne saisit pas la sagesse qui y préside.
2. Les effets des pratiques cultuelles musulmanes sur le musulman.
La prière crée un lien entre lui et son Maître. Quand il s’y engage avec révérence, il éprouve la quiétude, la tranquillité et le repos parce qu’il s’appuie sur un pilier très solide qui est Allah, le Puissant, le Majestueux. C’est pourquoi le Prophète de l’Islam, Muhammad (bénédiction et salut soient sur lui) disait : «Permettez-nous de nous reposer dans la prière» Quand une affaire le troublait, il avait recours à la prière. Quand une personne confrontée à une épreuve expérimente la prière, elle ressent un secours procurant de la patience et de la consolation devant son épreuve. Cela s’explique par le fait que le prieur récite dans sa prière les paroles de son Maître. Or les effets de ces paroles sont incomparables aux effets de la répétition d’une parole humaine. Si le discours de certains psychiatres peut s’avérer réconfortant et décompressant, que dire du discours de Celui qui a créé le psychiatre?
Quant à la zakate, un des cinq piliers de l’Islam, elle débarrasse l’homme de l’avarice, l’habitue à la générosité notamment à l’aide aux pauvres et aux nécessiteux, et lui procure, à l’instar des autres pratiques cultuelles, une récompense qui lui sera utile au jour de la Résurrection. Elle ne constitue pas un fardeau financier comparable aux impôts humains, dans la mesure où elle ne représente que 25/1000 du bien concerné. Le vrai musulman l’acquitte volontiers et ne cherche pas à s’y dérober, même si personne ne le poursuivait pour cela.
Quant au jeûne, il consiste à s’abstenir du manger, du boire et des rapports intimes pour observer le culte d’Allah, manifester sa conscience du besoin des affamés et des frustrés et se rappeler les bienfaits du Créateur envers les créatures notamment une récompense inqualifiable.
Quant au pèlerinage à la Maison sacrée construite par Abraham (psl), il constitue une exécution de l’ordre d’Allah, offre l’occasion de faire des prières assurées d’exaucement et permet de faire la connaissance de musulmans venus des quatre coins du globe.
3. L’Islam recommande tout bien, interdit tout mal et prône la pratique d’un ensemble de règles de conduite et de belles vertus comme la véracité, la clémence, la retenue, la douceur, l’humilité, la pudeur, le respect de la promesse, la dignité, la compassion, l’équité, le courage, la patience, la disponibilité (aux autres), la probité, le désintéressement, la bienfaisance, la tolérance, l’honnêteté, la gratitude et la maîtrise de soi (en cas de colère).
L’Islam recommande la piété filiale, le bon entretien des relations de parenté, l’assistance aux sinistrés, le bon traitement du voisin, la bonne gestion des biens de l’orphelin, la compassion envers le petit, le respect pour le vieux, la douceur dans le traitement des domestiques et des animaux, l’enlèvement des ordures, la bonne parole, le pardon, la renonciation à la punition à partir d’une position de force, le bon conseil donné par un musulman à un autre, la satisfaction des besoins des musulmans, accorder au débiteur en difficulté, la pratique de l’altruisme et du partage, le consolation (des autres), sourire aux gens, s’enquérir de l’état des malades, secourir l’opprimé, offrir des cadeaux aux compagnons, bien traiter l’hôte, bien se comporter à l’égard de l’épouse, assurer l’entretien vital de sa conjointe et de ses enfants, diffuser le salut (salam) et demander la permission avant d’entrer dans une maison, afin de ne pas violer l’intimité de ses habitants.
Si certains non musulmans accomplissent certaines de ces choses là, ils les font à titre de règles générales de bienséance. Mais ils n’en espèrent ni rétribution ni récompense (divine), ni succès ni bonheur dans l’au-delà.
Quant aux interdits de l’Islam, on constate qu’ils visent toujours un intérêt individuel ou social. Toutes les prohibitions versent dans le sens des relations liant le fidèle à son Maître d’une part et à son prochain d’autre part.
Prenons ces nombreux exemples pour illustrer notre propos :
L’Islam a interdit le shirk (le polythéisme) donc l’adoration d’une divinité autre qu’Allah, et enseigne que l’adoration d’une telle divinité conduit au désastre et au malheur.
Il a interdit encore la fréquentation des devins ou autres prédicateurs d’avenir et l’acceptation de leur déclaration. De même, il a interdit la pratique de la magie utilisée pour réunir ou séparer deux personnes. Il exclut aussi la croyance en l’influence des astres et des planètes sur les événements et la vie humaine. Il interdit encore le fait d’insulter le temps puisque c’est Allah qui en assure la gestion. Il en est de même du fait de tirer un mauvais augure (de certains phénomènes).
Il interdit encore l’annulation des œuvres par le désir de se faire voir ou entendre ou le fait de rappeler un bienfait au bénéficiaire .
Parmi les autres proscriptions musulmanes figure ce qui suit :
- s’incliner ou se prosterner en signe de révérence à l’endroit d’un autre qu’Allah ;
- s’asseoir avec les hypocrites pour manifester l’approbation de leur compagnie;
- invoquer la malédiction ou la colère divine ou l’entrée en enfer contre quelqu’un ;
- uriner dans une eau stagnante ;
- se soulager sur un chemin ou dans une ombre utilisée par les gens ou autour d’un abreuvoir ou en s’orientant vers La Mecque ou en lui tournant le dos (ceci s’applique aussi à l’urine) ;
- tenir le sexe à la main droite en urinant ;
- saluer une personne qui se débarrasse ;
- plonger ses mains dans l’eau avant de les laver après son réveil ;
- effectuer des prières surérogatoires au lever du soleil, au zénith et au coucher du soleil, car celui-ci se couche entre les deux cornes de Satan ;
- prier sous la pression de l’urine, de la défécation ou de la pète, tout cela étant de nature à perturber le prieur et à le détourner de la révérence requise. ;
- élever la voix au cours de la prière de façon à nuire aux autres et poursuivre les prières nocturnes en cas de somnolence car l’on doit alors dormir puis se réveiller plus tard pour prier, et le fait de prier toute la nuit de manière ininterrompue ;
- mettre fin à sa prière en cas de doute portant sur la réalité de la cause d’interruption, tant qu’on n’aura pas entendu un son ou senti une odeur ;
- effectuer une opération d’achat ou de vente ou de recherche d’un objet perdu à l’intérieur des mosquées parce que celles-ci constituent des lieux de culte et de rappel d’Allah dans lesquels il ne convient pas de s’occuper de choses mondaines;
- presser le pas en allant participer à la prière car l’on doit marcher calmement et dignement ;
- rivaliser dans la décoration des mosquées avec l’usage de couleurs rouge et jaune et des mosaïques ainsi que tout ce qui distrait les fidèles de la prière ;
- observer un jeûne ininterrompu ;
- jeûner sans l’autorisation du mari présent ;
- construire sur les tombes, les surélever, s’asseoir là-dessus, marcher avec des chaussures entre les tombes, les éclairer, écrire là-dessus, les vider de leur contenu et les transformer en mosquée ;
- pleurer un mort à force de cris, se déchirer les vêtements, déployer les cheveux à l’occasion du décès d’une personne, annoncer un décès à la manière anté-islamique. Mais la seule annonce du décès ne représente aucun inconvénient ;
- se nourrir de riba (intérêt bancaire) et pratiquer toutes sortes de vente impliquant ignorance, tromperie ou tricherie ;
- la vente du sang, du vin, du porc, des idoles et de tout objet dont l’usage est interdit par Allah car l’échange de son prix est interdit ;
- surenchère de la part d’une personne qui ne désire pas acheter comme cela arrive dans le cadre de beaucoup d’opérations de vente aux enchères ;
- la dissimulation des défauts d’une marchandise exposée en vente ;
- vendre un objet avant d’en disposer ou avant de le réceptionner ;
- effectuer une vente sur une autre ou un achat sur un autre ou une négociation sur une autre ;
- vendre des fruits avant leur maturité et avant qu’ils ne soient à l’abri d’une avarie;
- usage d’instruments de mesure et de pesage défectueux (par mauvaise foi) ;
- vendre sa part d’un terrain, d’un champ de dattiers ou d’une propriété similaire avant d’en proposer l’achat à son associé ;
- manger les biens de l’orphelin injustement ;
- pratiquer les jeux de hasard ou se nourrir de leurs fruits ;
- recourir à l’usurpation et à la pratique de la corruption active et passive ;
- piller ou spolier les biens des autres ;
- saisir les biens des autres pour les aliéner ;
- acheter une marchandise à un prix inférieur à son prix normal (malgré le propriétaire) ;
- dissimuler un objet perdu pour s’en emparer ;
- ramasser un objet perdu sans avoir l’intention de l’annoncer ;
- pratiquer la tricherie sous quelque forme que ce soit ;
- contracter une dette avec l’intention de ne pas la payer ;
- s’emparer d’une partie quelconque des biens de son frère musulman malgré lui ; ce que
l’on prend grâce à l’épée de la pudeur est interdit (ce que l’on oblige quelqu’un à donner par l’intimidation) ;
- accepter l’abandon du mariage et la castration ;
- épouser deux sœurs à la fois ou une femme avec sa nièce ou sa tante maternelle ou paternelle, peu importe que le mariage soit contracté avec la plus âgée avant la moins âgée ou inversement, de peur que cette attitude ne provoque la rupture de liens de parenté ;
- établir des mariages compensatoires : l’on dit par exemple à quelqu’un : marie-moi ta fille ou ta sœur, je te marie ma fille ou ma sœur, de sorte qu’une femme en compense une autre. Ceci est injuste et interdit;
- contracter le mariage provisoire qui ne lie les deux partenaires que pour une période déterminée ;
- avoir les rapports intimes pendant les règles menstruelles ;
- utiliser la voie anale dans l’acte sexuel ;
- demander la main d’une femme déjà engagée dans les fiançailles avant que le premier fiancé n’abandonne son projet ;
- marier une femme adulte avant de la consulter ou une jeune fille sans sa permission ;
- utiliser l’expression «bi rafa wal-banîna» dans les félicitations adressées aux nouveaux mariés parce que c’est une coutume antéislamique qui exprimait la haine pour les filles ;
- dissimuler son état de grossesse en cas de divorce;
- évoquer en public les jouissances intimes que les conjoints se procurent mutuellement ;
- détourner une femme de son mari ;
- jouer avec le divorce ;
- demander à un homme de divorcer d’avec sa femme pour pouvoir l’épouser ;
- dépenser des biens de son mari sans son autorisation ;
- abandonner le lit de son mari sans son autorisation ; car les anges maudissent la femme qui se comporte ainsi sans une excuse valable ;
- épouser la femme de son père ;
- avoir des rapports sexuels avec une femme enceinte des œuvres d’un autre ;
- pratiquer le coït interrompu avec une femme libre sans son autorisation ;
- arriver chez sa femme nuitamment et par surprise en cas de retour d’un voyage ; s’il les informe de l’heure de son retour, il n’y a pas d’inconvénient ;
- s’emparer d’une partie de la dot remise à sa femme sans sa permission;
- porter préjudice à la femme pour l’obliger à se racheter ;
- pratiquer l’exhibitionnisme féminin;
- exagérer dans l’excision ;
- accueillir un homme dans la maison du mari sans sa permission ; mais une permission générale non contraire à la loi suffit dans ce domaine ;
- séparer une femme de son enfant ;
- se délecter dans la permissivité ;
- fixer longuement une femme étrangère ;
- regarder une femme étrangère de façon successive ;
- manger une bête morte noyée, étouffée ou assommée ou victime d’une chute;
- consommer du sang, de la viande du porc ou celle d’une bête égorgée sans la mention du nom d’Allah ou avec le mention du nom d’un autre ;
- consommer ce qui est égorgée en l’honneur des idoles ;
- consommer la chair de toute bête qui se nourrit de saleté ; il en est de même de son lait ;
- consommer une bête féroce dotée de molaires, un oiseau à griffes ainsi que l’âne;
- priver un animal de la nourriture jusqu’à sa mort ;
- utiliser l’ongle et la dent pour tuer une bête ;
- égorger une bête devant une autre ;
- aiguiser un couteau devant une bête afin de l’égorger ;
A propos de l’habillement et de la parure, etc, il est interdit de :
- se livrer au gaspillage sur l’habillement ;
- porter des bijoux en or pour les hommes ;
- rester nu ;
- se promener nu ou dévoiler ses cuisses ;
- porter des vêtements trop longs, les traîner en signe d’orgueil et porter un habit qui attire particulièrement l’attention ;
- faire un faux témoignage ;
- porter atteinte à l’honneur des femmes chastes ;
- porter atteinte à l’honneur d’une personne innocente ou la calomnier ;
- se moquer de quelqu’un par le geste ou par un clin d’œil ;
- échanger de mauvais sobriquets, se livrer à la médisance, au colportage, à la raillerie à
l’égard des musulmans, à s’enorgueillir pour sa naissance et à mettre en cause la généalogie de quelqu’un ;
- se livrer à l’insulte, aux injures, aux propos obscènes et dégradants ;
- élever la voix pour proférer de mauvaises paroles sauf pour une personne victime d’injustice ;
- mentir notamment dans le cadre du rêve tel que le fait de prétendre avoir fait un rêve pour se donner un mérite ou réaliser un profit matériel ou pour intimider un ennemi ;
- se surestimer ;
- tenir un entretien secret à deux en mettant une troisième personne à l’écart car ce comportement peut attrister cette dernière ;
- maudire un croyant ou une personne qui ne le mérite pas ;
- injurier les morts ;
- invoquer la mort pour quelqu’un ou la souhaiter pour soi-même en raison d’un mal que l’on a subi ;
- prier contre soi-même, contre ses enfants, ses domestiques et ses biens ;
- manger des mets qui se trouvent devant un autre ;
- manger des mets qui se trouvent au milieu de plat ;
- ne pas manger les mets qui se trouvent sur son côté, car c’est la partie bénie ;
- boire à partir d’une partie cassée du récipient, pour ne se faire du mal ;
- boire de la bouche d’un outre (ou bouteille) ou y exhaler ;
- manger alors qu’on est couché sur son ventre ;
- s’asseoir devant une table autour de laquelle le vin est consommé ;
- laisser du feu allumé dans la maison quand on va se coucher ;
- dormir en tenant à la main une petite tasse comme un outre ;
- s’endormir couché sur le ventre ;
- raconter ou expliquer le mauvais rêve qui résulte d’une manipulation satanique ;
- tuer une âme injustement ;
- tuer ses enfants par crainte de la pauvreté ;
- recourir au suicide, à la fornication, à l’homosexualité, à la consommation du vin, à sa fabrication, à son transport et à sa vente ;
- satisfaire les gens de façon à susciter la colère d’Allah ;
- élever le ton devant les père et mère ou leur dire : fi !
- rattacher la filiation d’un enfant à un autre que son père ;
- punir par le feu ;
- brûler des personnes vivantes ou mortes ;
- tuer et découper des morceaux de la victime ;
- aider à faire le faux et à coopérer dans le péché et l’agression ;
- obéir quelqu’un dans la désobéissance à Allah ;
- prononcer un serment mensonger ;
- prononcer un serment intentionnellement mensonger;
- écouter une conversation sans l’autorisation de ses auteurs ;
- regarder les parties honteuses de quelqu’un ;
- s’arroger quelque chose que l’on ne mérite pas ;
- se prévaloir de ce que l’on n’a pas ;
- vouloir être loué pour une action que l’on n’a pas faite ;
- chercher à savoir ce qui se passe à l’intérieur d’une maison sans l’autorisation de ses
occupants ;
- gaspiller ;
- prononcer un serment pécheur ;
- espionner ;
- avoir une mauvaise opinion des pieux et des pieuses ;
- adopter une attitude marquée par la haine, la jalousie et la rupture ;
- persister dans le faux ;
- afficher l’orgueil, la fierté, l’ostentation, la surestimation de soi, la joie excessive et
l’allégresse poussée à outrance ;
- récupérer son aumône, même par l’achat ;
- faire travailler un employé sans lui payer son salaire ;
- faire preuve d’iniquité dans les donations faites à ses enfants ;
- faire un testament portant sur la totalité de ses biens, de sorte à laisser ses héritiers pauvres, un tel testament ne peut être exécuté que jusqu’à concurrence du tiers ;
- entretenir de mauvais rapports avec ses voisins ;
- établir un testament de façon discriminatoire ;
- boycotter un musulman au-delà de trois jours sans une cause légalement admissible ;
- lancer un caillou à l’aide deux de ses doigts parce que cela pourrait faire mal en cas d’atteinte de l’œil ou d’une dent ;
- établir un testament au profit d’un héritier, car Allah a donné aux héritiers leurs droits ;
- brandir une arme devant son frère musulman ;
- dégainer une épée et se promener avec, de peur de faire du mal (à quelqu’un) ;
- séparer deux marcheurs sans leur consentement ;
- rejeter un cadeau en l’absence d’une appréhension bien fondée ;
- dépenser avec excès ;
- remettre des biens à des prodigues ;
- souhaiter récupérer les biens dont Allah a gratifié d’autres hommes ou femmes ;
- rendre ses aumônes nulles en les faisant accompagner par la nuisance à l’égard du bénéficiaire ;
- dissimuler un témoignage ;
- imposer une contrainte (injuste) à un orphelin ;
- chasser un quémandeur ;
- se soigner par un médicament impur, car Allah n’a pas placé la guérison des membres de la Umma dans ce qu’Il leur a interdit ;
- tuer les femmes et les enfants en cas de guerre ;
- s’enorgueillir devant les autres ;
- ne pas tenir sa promesse ;
- violer son engagement ;
- solliciter les gens sans nécessité ;
- terroriser son frère musulman ou s’emparer de son bien, que ce soit de façon plaisante ou sérieuse ;
- récupérer son présent ou sa donation sauf s’il s’agit d’un bien offert par le père à son fils ;
- pratiquer la médication sans expérience ;
- tuer la fourmille, l’abeille et la huppe ;
- regarder les parties honteuses d’autrui ;
- s’asseoir entre deux personnes sans leur permission ;
- ne saluer que ceux que l’on connaît, car on doit saluer tout le monde ;
- faire de son serment un prétexte pour ne pas conduire une bonne action, car on doit faire le bien et expier le serment ;
- trancher un litige opposant deux adversaires tout en étant en colère et juger en faveur de l’un avant d’entendre les arguments de l’autre ;
- traverser un marché en emportant des objets potentiellement nuisibles aux musulmans, tels que les instruments tranchants non couverts ;
- déplacer quelqu’un pour occuper sa place ;
- ne pas quitter son frère en religion avant de demander sa permission… entre autres ordres et interdits prescrits pour assurer le bonheur de l’humanité.
Avez-vous jamais vu ou connu, ô auteur de la question, une religion comme celle-ci ?
Relisez la réponse puis posez-vous la question de savoir s’il n’est pas dommage que ne vous soyez pas encore l’une de ses adeptes ? Allah le Très Haut a dit dans l’incommensurable Coran : «Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà parmi les perdants.» (Coran, 3 : 85).
Enfin, je vous souhaite et souhaite à toute personne qui aura lu cette réponse l’assistance (divine) qui lui permette de s’engager dans la voie droite, celle de la vérité. Puisse Allah nous préserver tous de tout mal.
Source: Islam Q&ASheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
Le dieu conditionné par la croyance
« Dites: nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé; votre Dieu et notre Dieu sont un seul Dieu, et nous Lui sommes soumis (muslimun) » (Cor. 29: 46)
Ce que nous allons dire ici relève de l’allusion subtile (ishara) et non de l’exégèse (tafsir) proprement dite.
Dieu prescrit aux muhammadiens de dire à toutes les communautés appartenant aux « Gens du Livre »- chrétiens, juifs, sabéens et autres: « Nous croyons en ce qui nous a été révélé », c’est-à-dire en ce qui s’est épiphanisé à nous, à savoir le Dieu exempt de toute limitation, transcendant dans son immanence même, plus encore: transcendant dans sa transcendance même; et qui en tout cela demeure pourtant immanent. « Et en ce qui vous a été révélé », c’est-à-dire en ce qui s’est épiphanisé à vous dans les formes conditionnées, immanentes et limitées. C’est Lui que Ses théophanies manifestent à vous comme à nous. Les divers termes qui expriment la « descente » ou la « venue » de la révélation ne désignent rien d’autre que des manifestations (zuhurat) ou des théophanies (tajalliyat) de l’Essence, de Son verbe ou de tel ou tel de Ses attributs. Allah n’est pas « au-dessus » de quiconque, ce qui impliquerait qu’il faut « monter » vers Lui. L’Essence divine, Son verbe et Ses attributs ne sont pas localisables dans une direction particulière d’où ils « descendraient » vers nous.
La « descente » et les autres termes de ce genre n’ont de sens que par rapport à celui qui reçoit la théophanie et à son rang spirituel. C’est ce rang qui justifie l’expression de « descente » ou les expressions analogues. Car le rang de la créature est bas et inférieur alors que celui de Dieu est élevé et sublime. N’eût été cela, il ne serait pas question de « descendre » ou de « faire descendre » [la Révélation] et on ne parlerait pas de « montée » ou d »‘ascension » , d « ‘abaisser » ou d »‘approcher ».
C’est la forme passive [dans laquelle le sujet réel de l'action exprimée par le verbe reste occulté] qui est employée dans ce verset car la théophanie dont il s’agit ici se produit à partir du degré qui totalise tous les Noms divins. De ces Noms ne s’épiphanisent, à partir de ce degré, que le nom de la divinité (c’est-à-dire le nom Allah), le nom al-Rabb (« le Seigneur ») et le nom al-Rahman (« le Tout-Miséricordieux »). [Parmi les témoins scripturaires de ce qui précède] Allah a dit: « Et ton Seigneur viendra » (Cor. 89: 22), et, de même, on trouve dans une tradition prophétique: « Notre Seigneur descend… » Allah a dit encore: « Sauf si Allah vient » (Cor. 2: 210), etc. Il est impossible qu’un des degrés divins s’épiphanise avec la totalité des Noms qu’il renferme. Il manifeste perpétuellement certains d’entre eux et en cache d’autres. Comprends!
Notre Dieu et le Dieu de toutes les communautés opposées à la nôtre sont véritablement et réellement un Dieu unique, conformément à ce qu`II a dit en de nombreux versets: « Votre Dieu est un Dieu unique » (Cor. 2: 163; 16: 22; etc.) Il a dit aussi: « Il n’y a de dieu qu’Allah » (wa ma min ilahin ila Llahu, Cor. 3: 62). Il en est ainsi nonobstant la diversité de Ses théophanies, leur caractère absolu ou limité, transcendant ou immanent, et la variété de Ses manifestations. Il S’est manifesté aux muhammadiens au-delà de toute forme tout en Se manifestant en toute forme, sans que cela entraîne incarnation, union ou mélange. Aux chrétiens, Il s’est manifesté dans la personne du Christ et des moines, ainsi qu’il le dit dans le Livre. Aux juifs, Il s’est manifesté sous la forme de ‘Uzayr et des rabbis; aux mazdéens sous la forme du feu, et aux dualistes dans la lumière et la ténèbre. Et II s’est manifesté à tout adorateur d’une choses quelconque- pierre, arbre ou animal…- sous la forme de cette chose: car nul adorateur d’une chose finie ne l’adore pour elle-même. Ce qu’il adore, c’est l’épiphanie en cette forme des attributs du Dieu vrai- qu’il soit exalté!-, cette épiphanie représentant, pour chaque forme, l’aspect divin qui lui correspond en propre. Mais [au-delà de cette diversité des formes théophaniques], ce qu’adorent tous les adorateurs est un, leur faute consistant seulement dans le fait de le déterminer limitativement [en l'identifiant exclusivement à une théophanie particulière].
Notre Dieu, celui des chrétiens, des juifs, des sabéens et de toutes les sectes égarées, est Un, ainsi qu’il nous l’a enseigné. Mais Il S’est manifesté à nous par une théophanie différente de celle par laquelle Il S’est manifesté dans Sa révélation aux chrétiens, aux juifs et aux autres sectes. Plus encore: Il S’est manifesté à la communauté muhammadienne elle-même par des théophanies multiples et diverses, ce qui explique que cette communauté à son tour comprenne jusqu’à soixante-treize sectes différentes, à l’intérieur de chacune desquelles il faudrait encore distinguer d’autres sectes, elles-mêmes variées et divergentes, ainsi que le constate quiconque est familier avec la théologie. Or tout cela ne résulte de rien d’autre que de la diversité des théophanies, laquelle est fonction de la multiplicité de ceux à qui elles sont destinées et de la diversité de leurs prédispositions essentielles. En dépit de cette diversité, Celui qui s’épiphanise est Un, sans changement de l’éternité sans commencement à l’éternité sans fin. Mais II Se révèle à tout être doué d’intelligence à la mesure de son intelligence. « Et Allah embrasse toute chose, et Il est le Savant par excellence » (Cor. 2: 115).
Il y a donc en fait unanimité des religions quant à l’objet de l’adoration- cette adoration étant co-naturelle à toutes les créatures, même si peu d’entre elles en ont conscience- du moins en tant qu’elle est inconditionnée, et non point quand on la considère sous le rapport de la diversité de ses déterminations. Et nous, musulmans, ainsi qu’II nous l’a prescrit, sommes soumis au Dieu universel et croyons en Lui. Ceux qui sont voués au châtiment ne le sont qu’en tant qu’ils L’adorent sous une forme sensible exclusive de toute autre. Seule connaît la signification de ce que nous disons l’élite de la communauté muhammadiennne, à l’exclusion des autres communautés. Il n’y a pas au monde un seul être- fût-il de ceux qu’on appelle « naturalistes », « matérialistes » ou autrement-qui soit véritablement athée. Si ses propos te font penser le contraire, c’est ta manière de les interpréter qui est mauvaise. L’infidélité (kufr) n’existe pas dans l’univers, si ce n’est en mode relatif. Si tu es capable de comprendre, tu verras qu’il y a là un point subtil: à savoir que quiconque ne connaît pas Dieu de cette connaissance véritable n’adore en réalité qu’un seigneur conditionné par la croyance qu’il a à son sujet, et qui ne peut donc se révéler à lui que dans la forme de sa croyance. Mais le véritable Adoré est au-delà de tous les « seigneurs »!
Tout cela fait partie des secrets qu’il convient de celer à quiconque ne suit pas notre voie. Prends garde! Celui qui les divulgue doit être compté parmi les tentateurs des serviteurs de Dieu; et nulle faute ne peut être imputée aux docteurs de la Loi s’ils l’accusent d’être un infidèle ou un hérétique dont on ne peut accepter le repentir. « Et Dieu dit la Vérité, et c’est Lui qui conduit sur la voie droite » (Cor. 33: 4).
Al Amir Abd el Kader
Mawqif 246.
Croire
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les habitants de la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les hommes à être croyants ? Il n’appartient nullement à une âme de croire si ce n’est avec la permission d’Allah.
Coran, 10:99-100.























