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Lettre à Terry Jones

  
Cher Pasteur Terry Jones,


Cette lettre est peut-être tardive mais je tiens quand même vous dire, à vous et à tous ceux qui croient que brûler le Coran ou tout autre livre sacré est un moyen de chasser le mal de cette terre : cet acte ne sert à rien.

Brûler un Coran ne fait pas le bien, et cela ne chasse pas le mal. En fait, lorsque vous avez brûlé le Coran le 20 mars dans votre église de Floride, vous risquiez d’attiser plus de haine encore, car vous alimentiez la colère de certains musulmans qui estiment que brûler le Coran est une insulte à leur religion. Dans de rares cas, cela a même débouché sur des violences, comme en Afghanistan, où, la nouvelle de cette mise à feu du Coran s’étant répandue, certains imams, dans leur prêche du vendredi, ont incité les gens à protester. Lorsque ces manifestations ont débordé, elles ont fait plus de 20 morts dont sept fonctionnaires de l’ONU.

Je suis musulmane. Comme d’autres, qui vous ont fait part de leur colère, je tiens le Coran pour sacré. Il m’encourage à protéger les lieux saints de toutes les religions, me rappelle de toujours tolérer et respecter les convictions d’autrui, et de faire le bien à autrui. Il a poussé de nombreux musulmans à promouvoir le dialogue interconfessionnel, la démocratie, l’égalité entre les sexes et la justice sociale.

Dans les temps difficiles, la lecture de certains versets m’a apporté la paix de l’âme. Un mystique musulman a dit jadis que le Coran est la lettre d’amour d’Allah.

Cela étant, il ne me viendrait pas à l’idée de tuer ou de menacer quelqu’un qui aurait brûlé le Coran pour quelque raison que ce soit. J’exprimerais mon désaccord avec cette personne, je la mépriserais peut-être, surtout si cet acte était commis au nom de la justice, car tel ne peut être le cas.

Il est vrai qu’il y a dans le Coran des versets qui appellent littéralement à la violence contre les non-croyants. Mais de brûler le livre ne les fera pas disparaitre, pas plus que cela empêchera les musulmans qui le veulent de recourir à la violence. Cela ne veut pas dire non plus que je pourrais regarder sans réagir des coreligionnaires s’inspirer de ces versets pour inciter à la violence ou pour l’exercer. Leurs actes aussi méritent d’être condamnés.

Les paroles du Coran sont imprimées non seulement sur le papier, mais aussi dans la mémoire de chaque musulman et des milliers de huffaz qui l’apprennent par cœur.

Les musulmans croient que les paroles du Coran sont les paroles de Dieu. Elles sont au-delà du temporel, elles sont éternelles et conservées au ciel.

De ce fait – et je veux que mes coreligionnaires le comprennent aussi – le Coran que vous avez fait brûler est avant tout un artefact culturel. Il est le produit des efforts déployés par les humains pour conserver la parole de Dieu en ce monde. Puisque ce sont des produits culturels, nous pouvons toujours en créer de nouveaux.

Et d’ailleurs, ma mère faisait parfois brûler de vieux corans parce certaines pages avaient été grignotées par les mites, d’autres usagées, ou ailleurs parce l’écriture, trop décolorée, était devenue illisible. Elle les incinérait pour empêcher que quelqu’un ne marche sur les pages qui auraient pu tomber sur le sol. Elle en recueillait alors les cendres, qu’elle dispersait au fil de l’eau, pour les préserver d’une semelle impie. Pour ma mère, brûler le Coran était en fait une manière d’en préserver le caractère sacré.

Le Coran fait partie de notre relation immanente à notre Dieu, une source d’incitation à faire le bien et à défendre la justice, un rappel à la mort qui nous attend après la vie. Les versets qui nous apportent le message de la liberté de culte et du pluralisme sont bien plus nombreux que ceux qui appellent à la violence. Et ceux qui incitent effectivement à la violence se rapportent à des contextes et à des événements historiques spécifiques.

Il faut dire aussi que le monde musulman est en plein débat sur la façon dont il faudrait accommoder ces versets avec les messages de tolérance du Coran. De nombreux érudits musulmans ont consacré leur œuvre à la compréhension de ces versets sous un autre jour: soit en les replaçant dans leur contexte pour les lecteurs d’aujourd’hui, soit en les déclarant dépassés pour notre époque, soit en les réinterprétant dans le contexte d’autres versets.

Si vous voulez vraiment aider les musulmans à s’écarter de la violence, venez prendre ma main et celle de tous les musulmans qui veulent favoriser le dialogue sur la tolérance et le pluralisme. Vous apprendriez peut-être ainsi que le Coran peut être la source de ce dialogue.


Penang (Malaisie)


* Sri Murniati, diplômée du programme d’études islamiques de l’Université islamique d’Etat de Bandoeng, est écrivain et journaliste free-lance à Penang, en Malaisie.

Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).
  

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L’islam condamne le nationalisme.

Le nationalisme est un concept étrangé à l’islam car son propos est de créer l’unité d’hommes et de femmes sur la base de critères familiaux et tribaux, alors que l’islam affirme que seul le lien de la doctrine (al ‘aqidah) peut et doit unir les hommes, quel que soit leur couleur, leur race ou leur appartenance nationale. L’islam honnit tout rassemblement, tout combat et tout sacrifice menés au nom du nationalisme.

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a dit : « N’est pas des nôtres celui qui appelle à al ‘assabiyah (nationalisme / tribalisme…) qui combat pour la ‘assabiyah, ou qui meurt pour la ‘assabiyah ». (Rapporté par Abou Daoud)

Dans un autre hadith, il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit : « Délaissez-le (l’esprit tribal, nationaliste), c’est une pourriture » (Rapporté par Muslim et al Boukhari)

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit également : « Celui qui lutte, sous un drapeau en faveur d’une cause partisane ou qui répond à l’appel d’une cause partisane ou pour aider une cause partisane et meurt par la suite, sa mort est une mort pour la cause de la jahiliya ».

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a dit : « Il y a en effet, des gens qui se vantent de leurs ancêtres ; mais aux yeux d’Allah, ils sont plus méprisables que le scarabée noir qui enroule une bouse dans son nez. Voici qu’Allah vous a retiré de l’arrogance du temps de la jahiliya (ignorance) et de sa vantardise de la gloire des ancêtres. L’homme est soit un croyant qui craint Allah ou un pêcheur infortuné. Tous les gens sont les enfants d’Adam, et Adam a été crée à partir de la poussière ». (Rapporté par At-Tirmidhi et Abou Daoud)

Il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit également : « Certes Allah a extirpé de vous, la fierté de l’arrogance de l’âge de la jahiliya et la glorification des ancêtres. Maintenant les gens sont de deux sortes. Soit des croyants qui sont conscients, soit des transgresseurs qui agissent mal. Vous êtes tous les enfants d’Adam et Adam a été crée à partir de l’argile. Les gens devraient renoncer à leur fierté de la nation car c’est un appel parmi les appels de l’Enfer. S’ils n’y renoncent pas, Allah -Ta‘ala- les considérera plus vils que les plus simples vers qui se frayent un chemin à travers les excréments. » (Rapporté par Abou Daoud et At-Tirmidhi)

Il y a de nombreux exemples dans la Sirah qui nous montrent que le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a blâmé et réprimandé tous ceux qui se référaient au nationalisme. Après avoir constaté que les « Aws » et les « Khazraj » (deux principales tribus de Médine) s’étaient converties à l’islam, un groupe de juifs conspira afin de briser cette nouvelle unité. Ils dépêchèrent un de leur jeune auprès d’elles pour leur rappeler la bataille de Bu‘ath, au cours de laquelle les « Aws » avaient eu le dessus sur les « Khazraj ». Il leur chanta des vers, cherchant ainsi à semer la discorde entre elles. Et effectivement, un appel aux armes s’en est suivi. Lorsque la nouvelle est parvenue au Messager d’Allah il leur dit : « Ô Musulman, rappelez-vous Allah, rappelez-vous Allah. Agirez-vous comme des païens alors que je me trouve parmi vous après qu’Allah vous ait guidé à l’islam, vous a honoré et a fait une cassure nette avec le paganisme. Il vous a délivré de la mécréance et vous a alors fait amis ? » Lorsqu’ils entendirent ces propos, ils se mirent à pleurer et à s’embrasser les uns les autres. Cet incident nous montre clairement comment le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a condamné toutes les formes de tribalisme. Allah -Ta‘ala- révéla alors:

 »__«Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au « Habl » (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.»__ »
__(Sourate Al-‘Imran , Verset 102 et 103)__

Au cours d’un autre incident, Jabir Ibn ‘Abdallah al Ansari rapporte ce qui s’est passé à l’oasis d’al Muraysi, lorsque les hypocrites firent resurgir les traces du nationalisme pour détruire, l’unité des musulmans. Il dit : « Nous étions engagés dans une bataille, lorsqu’un des Muhajirun s’en est pris à un Ansar. Ce dernier a alors dit, O Ansar ! Aidez-moi ! » (appelant sa tribu). Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) entendit leur propos et leur dit : « Cessez ces slogans tribaux, tout ceci est infect. » (Rapporté par al Boukhari)

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ne se contenta pas simplement de réprimander ses hommes. En effet, il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) marcha à leurs côtés toute la journée jusqu’à la tombée de la nuit, et toute la nuit jusqu’au matin, et le jour suivant jusqu’à épuisement. Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) donna alors l’ordre de s’arrêter, et aussitôt, ils sombrèrent dans un sommeil profond. Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) agi de la sorte afin de détourner leur attention de ce qui venait de se produire.

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Comment se convertir à l’Islam?

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

J’aimerais me convertir à l’islam…

Question :

Bonjour. Je suis sur le point de me convertir à l’islam. J’aimerais savoir que doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l’islam et pour que cela soit valable. J’aimerais aussi savoir si je dois me faire circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j’ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais pas grand-chose de l’islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m’en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l’islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d’être jugé par les musulmans et musulmanes.

Réponse :

Avant de répondre à vos questions, je voudrais rappeler quelques points essentiels : L’islam n’est pas « la religion des Arabes ». L’islam est un message universel d’amour et de paix, une conception de l’univers et de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec ce que Dieu agrée (sens de « soumission », en arabe : « islam »), un ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auquel n’importe quel être humain peut adhérer.
Que l’on soit typé comme un Oriental ou comme un africain à la peau sombre, que l’on soit blond aux yeux bleus ou jaune aux cheveux noir de jais… Que l’on soit un bédouin du désert ou un cadre informatique travaillant dans un gratte-ciel, que l’on soit navigateur voguant sur les eaux bleues ou ouvrier gagnant sa vie à la sueur de son front et à la force de ses bras… que l’on soit d’Orient ou d’Occident… Que l’on soit né dans une famille musulmane ou que l’on choisisse de se convertir à l’islam par conviction profonde et intime, après avoir été adepte d’une autre religion ou après avoir été athée… Que l’on soit homme ou femme… Que l’on soit âgé ou jeune… L’islam accueille toutes celles et tous ceux qui choisissent de plein gré d’adhérer à son message. Et tous ces gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et ceux qui l’étaient déjà avant eux.
Dieu dit :

يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَأُنْثَى وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ

( Ô les hommes, nous vous avons créés à partir d’un seul homme et d’une seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. Dieu est omniscient, Grand Connaisseur. ) (Les appartements/13).

Et il dit :

وَمِنْ آَيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ وَمِنْ آَيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِلْعَالِمِينَ

( Et parmi Ses Signes : Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes se dispersant [dans le monde]. Et parmi Ses Signes : Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses pour que vous viviez la tranquillité auprès d’elles et il a mis entre vous de l’amour et de la tendresse. Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes : la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent. ) (Les romains/20-22).

Aucune contrainte ne peut être exercée sur qui que ce soit pour le convertir à l’islam. Le Coran est clair :

لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ

(Pas de contrainte en religion : la vérité s’est distinguée de l’erreur. ) (La Génisse/256).

Au niveau de la croyance et des grands principes (Al-Oussoul c.-à-d. les fondements de la religion reconnus par nos pieux prédécesseurs), il n’y a pas de différences dans l’application des règles de l’islam par rapport à l’environnement dans lequel vivent les musulmans. En revanche, pour ce qui ne relève pas de ces choses-là, une adaptation de certaines règles par rapport au contexte (‘ourf) est possible.

La conversion d’une femme ou d’un homme à l’islam

Il s’agirait plutôt d’une « reconversion à l’islam », puisque, comme l’a dit le Prophète (sur lui la paix), chacun et chacune naissent en étant prédisposés (fitra) à l’aspiration et à la soumission à Dieu, ce qui est le sens du mot « islam ».
En islam, étant donné qu’il n’y a pas de clergé, il n’y a pas de représentant de Dieu sur terre au sens clérical du terme. En effet, en islam, tous les musulmans sont des représentants de Dieu sur terre sans aucune distinction si ce n’est avec la piété. De même, il n’y a pas de baptême comme c’est le cas dans le catholicisme. Pour se convertir à l’islam, il suffit d’accepter qu’« il n’y a aucune divinité digne d’être adorée en dehors de Dieu et d’accepter que Muhammad (sur lui la paix) est le dernier Messager de Dieu ». Le mieux est qu’on le fasse devant d’autres personnes, puisqu’il s’agit d’un témoignage.
Il est bon que des musulmanes et musulmans, qui sont présents dans le lieu que l’on habite, sachent que l’on s’est reconverti à l’islam. Cela parce que les musulmans forment une grande communauté (qui n’est basée ni sur la race ni sur la couleur de la peau, mais sur l’acceptation d’une même croyance, conception du sens de la vie et sur le partage de valeurs communes), et le Prophète (sur lui la paix) a souvent rappelé qu’il faut rester attaché à la communauté (al-jamâ’ah) (ce d’autant plus qu’il n’y a pas de clergé en islam). Cela est d’ailleurs utile pour maintes occasions : en cas de décès, par exemple, les frères et sœurs pourront prendre les mesures nécessaires pour qu’on soit inhumé aux côtés de ses frères et sœurs musulmans.

Les conditions du témoignage

L’acceptation des deux points mentionnés ci-dessus revient à accepter des choses plus globales, comme :
vouloir sincèrement adorer Dieu et se soumettre à ce que Dieu veut. Il faut donc adorer Dieu sans rien lui associer et croire que nul ne mérite d’être adoré si ce n’est Dieu seul. Il faut mettre en application ses ordres et ses prescriptions selon ses possibilités.
croire comme véridiques toutes les paroles de Dieu (le Coran) et tout ce que Muhammad, Son dernier Messager, a montré comme voie (ses actes, ses paroles et approbations). Ce dernier témoignage implique de croire qu’il n’y a aucune personne sur terre qui mérité d’être suivie si ce n’est le Prophète (sur la paix). Nous disons bien « suivie » et non « adorée », car l’adoration n’est vouée qu’à Dieu seul, mais il faut l’adorer comme l’a adoré notre Prophète sans rien ajouter quoi que ce soit à sa législation ou en soustraire quoi que ce soit. C’est cela le réel suivi du Prophète (sur lui la paix).
« Croire en quelque chose », ce n’est pas seulement « savoir l’existence de cette chose », c’est « savoir et accepter de tout son cœur, sans retenue, l’existence de cette chose » et mettre en application ce que ce témoignage implique.

Celui ou celle qui se convertit doit le faire sincèrement pour Dieu et non pas pour rechercher un avantage matériel ou social (quel qu’il soit). Les musulmans et musulmanes n’ont aucune possibilité ni aucun droit de dire d’une personne qu’elle s’est convertie pour obtenir un avantage social. Mais Dieu, lui, sait ce que recèlent les cœurs et il demandera des comptes à chacun et à chacune le jour du jugement.

Dieu dit (selon Abraham) :

وَلا تُخْزِنِي يَوْمَ يُبْعَثُونَ يَوْمَ لا يَنْفَعُ مَالٌ وَلا بَنُونَ إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ

(Et ne me couvre pas d’ignominie le jour où l’on sera ressuscité # le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité # sauf celui qui se présente à Dieu avec un cœur sain.) (Les Poètes/87-89)

L’attestation que « Nulle divinité ne mérite d’être adorée sauf Dieu » et que « Muhammad est le Messager de Dieu », en expliquant sa signification et en montrant les conditions de cette attestation.

Son sens est le suivant :
« Nulle divinité ne mérite d’être adorée… » signifie : renier tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.
« …Sauf Dieu » signifie : affirmer que l’adoration est réservée à Dieu, sans aucun associé.

Quant aux conditions de cette attestation, elles sont au nombre de huit :

1. La connaissance (de son sens) qui s’oppose à l’ignorance.
2. La certitude qui s’oppose au doute.
3. L’exclusivité du culte (la sincérité) qui s’oppose au polythéisme.
4. La véracité qui s’oppose au mensonge.
5. L’amour qui s’oppose à la haine.
6. La soumission qui s’oppose au délaissement.
7. L’acceptation qui s’oppose au rejet.
8. Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.

Certains ont rassemblé ces conditions sous forme de vers :

عِلمٌ يَقِينٌ إخْلاَصٌ و صِدْقُكَ مَعْ
مَحَـبَّةٍ و انـقِيادٍ و القَبُولِ لَهَا
و زِيدَ ثَامِنُهَا الكُفْرَانُ مِنْكَ بِمَا
سِوَى الإلـَهِ مِنَ الأوْثَانِ قَدْ أُلِّهَا

Savoir avec certitude, sincérité,
Amour, soumission, mais aussi véracité,
L’acceptation, et huitièmement le rejet,
De tout ce qui, en dehors de Dieu, est adoré.

La conversion à l’islam dans les faits

La personne prononce la formule : « Je témoigne qu’il n’y a aucune divinité méritant d’être adorée en dehors de Dieu et que Muhammad est le messager de Dieu » (En phonétique : Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi).
Le mieux est qu’elle le fasse devant d’autres personnes, puisqu’il s’agit d’un témoignage.
Après cela, vous êtes musulman(e) avec l’aide de Dieu…
L’équipe d’islamhouse vous félicite et vous souhaite tout le bonheur dans cette vie et dans l’au-delà…

Il y a aussi une autre formule que l’on peut également dire et qui est extraite d’une parole du Prophète (sur lui la paix) : « Je crois en Dieu, en l’existence des anges, en les Livres de Dieu, en Ses messagers, au Jour dernier, et au Destin (que le bien et le mal ont été prédestinés par Dieu). »
Il est bon d’informer des musulmans et musulmanes de sa conversion à l’islam. En effet, l’islam est une religion qui appelle à l’union.
À partir de ce moment, on apprendra peu à peu non seulement les actes du culte, mais aussi les règles éthiques, morales et sociales que l’islam offre aux femmes et aux hommes. Cela se fera peu à peu. Il ne faut pas s’angoisser dès le premier instant, et il ne faut surtout pas croire que l’on pourra tout appliquer en peu de temps, mais l’islam est une école de la vie, elle éduque selon chaque possibilité de la personne. La personne prendra soin d’apprendre sa croyance avant toute chose puis les cinq piliers de l’islam et les mettre en pratique.
Le jour où l’on se convertit, il est mieux de prendre un bain complet (dans certains cas cela peut également être obligatoire), et ceci pour se purifier, car l’islam efface tous les péchés commis avant la conversion, c’est une nouvelle naissance en quelque sorte. D’où le fait de se débarrasser de la pilosité qui se trouve sous les aisselles et sur le pubis (comme les musulmans et les musulmanes le font tout au long de leur vie). En effet, se débarrasser de cette pilosité est un acte de propreté en islam et un signe de la saine nature (la fitra).
Certains organismes et instituts délivrent des « certificats d’appartenance à la religion musulmane », certificats établis devant le témoignage, par la personne, de la formule de foi. Ces certificats ne servent pas à prouver aux yeux des autres musulmans sa conversion à l’islam, mais seulement à l’accomplissement du pèlerinage à La Mecque (les autorités saoudiennes demandant souvent, pour des raisons évidentes d’administration, ce genre de certificats). Donc, il serait utile de se le procurer. En France, les grandes mosquées, comme celle de Paris le délivrent.

L’homme qui se convertit à l’islam doit-il se faire circoncire ?

Ce qui est certain, c’est que la validité de la conversion ne repose pas sur la circoncision : même au cas où quelqu’un se serait converti, mais ne se serait ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en-soi valable. La seule question qui se pose est de savoir si se faire circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s’être fait circoncire après s’être converti constitue donc un péché ou pas. D’après les savants Ash-Shâfi’î et Ahmad, la circoncision est effectivement obligatoire, tandis que le savant Abû Hanîfa la recommande fortement (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p. 2752). Le savant Ash-Shawkânî a donné préférence à l’avis disant que ce n’est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Il y a certes un hadith du Prophète (sur lui la paix) où il a dit : « Celui qui se convertit, qu’il se fasse circoncire », mais Ash-Shawkânî a démontré qu’aucun hadith indiquant le caractère obligatoire de la circoncision n’est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Même ceux des savants qui pensent que c’est obligatoire disent qu’au cas où, à cause de l’âge, il ne serait pas bon pour quelqu’un de se faire circoncire (selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat’h ul-bârî, tome 10 p. 419).

Soyez serein !

1- Il est vrai que l’islam dit que chaque musulman et musulmane qui assiste à un acte répréhensible, doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Mais le Prophète (sur lui la paix) a aussi enseigné la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se convertir à l’islam. Le Prophète (sur lui la paix) avait envoyé Mou’âdh au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et des interdictions de l’islam étaient déjà révélées. Or, il lui avait bien recommandé d’être progressif lorsqu’il informerait ceux qui se convertiraient à l’islam des obligations leur incombant :

« Tu vas te rendre auprès d’un peuple de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l’adoration de Dieu. Lorsqu’ils connaîtront cette adoration de Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Et lorsqu’ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres… » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

Les musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du Prophète (sur lui la paix) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est fondamental/obligatoire, comme ce qui est secondaire/purement facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir.

2- Et s’il s’agit de quelque chose de nécessaire qu’il faut rappeler, les musulmans et musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (sur lui la paix) a enseigné dans ce cas la douceur. Surtout vis-à-vis de celui ou celle qui vient d’embrasser l’islam et qui ne sait pas grand-chose de ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension.

Justement, Mou’âwiya ibn al-Hakam raconte ainsi une expérience vécue auprès du Prophète (sur lui la paix) alors qu’il s’était converti récemment :

« Pendant que j’accomplissais la prière sous la direction du Prophète, quelqu’un éternua. Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [Formule que l'on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : « Eh bien, qu’avez-vous à me regarder ainsi ? » Ils se mirent alors à tapoter de leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu’ils me demandaient ainsi d’observer le silence, je me tus. Lorsque le Prophète termina sa prière… Mes parents peuvent être témoins du fait que je n’ai jamais vu quelqu’un, ni avant lui ni après lui, enseigner d’une meilleure façon que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me dit rien de mal. Il me dit :
« En prière, il ne convient pas qu’il y ait quelque chose relevant des paroles des gens. Cette prière n’est que proclamation de la pureté de Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran. »
Je lui dis : « Ô Messager de Dieu, il n’y a pas longtemps que j’ai quitté l’état de non-croyance, et Dieu nous a offert l’islam récemment. Mais il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès des devins. » Il me répondit :
« Eh bien, ne te rends pas auprès d’eux »… » (Rapporté par Mouslim, nº537).

Un autre compagnon du Prophète (sur lui la paix) raconte :

« Nous étions en train de parler de quelque chose. Il n’y avait pas longtemps que je m’étais converti à l’islam, et je dis [par habitude, pour appuyer mon propos] : « Je jure par Al-Lât et Al-’Uzzâ [deux idoles de l'Arabie préislamique] ». Les autres compagnons du Prophète présents me dirent : « Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es peut-être devenu incroyant. » Je me rendis auprès du Prophète et lui racontai ce qui s’était passé. Il me dit : « Dis trois fois : « Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est unique et n’a pas d’associé », demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon, souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela. » (Rapporté par An-Nassaï, nº 3776).

Le Prophète (sur lui la paix) avait compris qu’il n’avait pas fait ce serment par apostasie, mais simplement parce qu’il avait encore l’habitude de le dire et ce serment était encore ancré en lui.
C’est à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d’après le savant Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sur lui la paix): « Celui qui fait un serment et a dit : ‘Je jure par Al-Lât et Al-’Uzzâ’, qu’il dise (aussitôt) : ‘Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu ». Et celui qui a dit : « Viens jouer à un jeu de hasard », qu’il donne une aumône. » (Rapporté par Al-Boukhârî, nº 4579, et par Mouslim, nº 1647).

Les Arabes d’avant l’islam étaient friands des jeux de hasard avec mise d’argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe, sans réfléchir, à un ami : « Viens jouer à un jeu de hasard », il devra être conseillé avec douceur pour qu’il se repente et il donnera lui-même une aumône à un pauvre pour prendre de bons réflexes et de bonnes habitudes.

3- Enfin, il faut savoir qu’en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Dieu dit :

وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنِينَ

( Et rappelle, car le rappel profite aux croyants.) (Qui éparpillent/55)

Le Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les pays du monde, des juges existent dans des tribunaux qui rendent des jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays. Mais ce n’est pas de ce jugement-là que nous parlons. Nous parlons du jugement qui consisterait à dire : « Toi tu iras au paradis ou toi tu iras en enfer ou Dieu ne te pardonnera jamais, etc. Mais ceci n’incombe pas au musulman, car ce genre de jugement est réservé à Dieu seul.

Wallâhou A’lam (Dieu sait mieux).

Recherche et traduction : Anas Lala de La Réunion
Révision et rajout de quelques éclaircissements : Abu Hamza Al-Germâny
Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
www.islamhouse.com
L’islam à la portée de tous
Les droits de l’homme et la justice en islam

L’islam accorde plusieurs droits aux individus. Voici quelques-uns de ces droits que l’islam protège.

La vie et les biens de tous les citoyens d’un état islamique sont considérés comme sacrés, que la personne soit musulmane ou non. L’islam protège également l’honneur des gens. Donc en islam, insulter les autres ou rire d’eux n’est pas permis.
Le prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a dit: {En vérité, votre sang, vos biens et votre honneur sont inviolables.} (1)

Le racisme n’a pas sa place en islam, car le Coran parle d’égalité entre les hommes en ces termes:

Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. (2) Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » (Coran, 49:13)

L’islam rejette le favoritisme envers certaines personnes ou certaines nations à cause de leurs richesses, de leur pouvoir, ou de leur race. Dieu a créé les êtres humains égaux et on ne peut faire de distinction entre eux que sur la base de leur foi et de leur piété.
Le prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a dit: {Ô vous qui m’écoutez! Vous n’avez qu’un seul Dieu et vous n’avez qu’un seul et même ancêtre (Adam). Un Arabe n’est pas meilleur qu’un non-Arabe, et un non-Arabe n’est pas meilleur qu’un Arabe. Et un rouge (un blanc au teint rouge) n’est pas meilleur qu’un noir, et un noir n’est pas meilleur qu’un rouge, (3) sauf au niveau de la piété.} (4)

Un des problèmes majeurs auxquels doit faire face l’humanité, de nos jours, est le racisme. Les pays développés sont capables d’envoyer un homme sur la lune, mais ils sont incapables de faire cesser la haine et la lutte entre les hommes. Depuis l’époque du prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم , l’islam nous donne un exemple frappant de la façon dont on peut mettre un terme au racisme. Le pèlerinage annuel (Hajj) à la Mecque nous montre la véritable fraternité islamique entre toutes les races et toutes les nations, alors que près de deux millions de musulmans de partout à travers le monde se réunissent dans cette ville pour faire le pèlerinage.

L’islam est une religion de justice. Dieu a dit:

Certes Dieu vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité…(Coran, 4:58)

Et Il a dit:

…et soyez équitables, car Dieu aime les équitables. (Coran, 49:9)

Nous devons même être justes envers ceux que nous détestons, comme Dieu l’a dit:

…Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété… (Coran, 5:8)

Le prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a dit: {Prenez garde à l’injustice, (5) car l’injustice se traduira en ténèbres au Jour du Jugement.} (6)

Et ceux qui n’auront pas obtenu leurs droits (i.e. ce qu’ils peuvent légitimement revendiquer) dans cette vie les obtiendront au Jour du Jugement, car le prophète صلى الله عليه و سلم a dit: {Au Jour du Jugement, les droits seront donnés à ceux à qui ils sont dûs (et les torts seront réparés)…} (7)

Notes:

(1) Rapporté dans Sahih Al-Boukhari, #1739, et Mosnad Ahmad, #2037.

(2) Un pieux est un croyant qui s’abstient de tous les genres de péchés, qui fait toutes les bonnes actions que Dieu nous ordonne de faire, et qui craint et aime Dieu.

(3) Les couleurs mentionnées dans ce hadith sont des exemples. Le sens de ces paroles est qu’en islam, nul n’est meilleur qu’un autre à cause de sa couleur, que ce soit blanc, noir, rouge, ou n’importe quelle autre couleur.

(4) Rapporté dans Mosnad Ahmad, #22978.

(5) i.e. opprimer les autres, agir injustement, ou faire du tort aux autres.

(6) Rapporté dans Mosnad Ahmad, #5798, et Sahih Al-Boukhari, #2447.

(7) Rapporté dans Sahih Mouslim, #2582, et Mosnad Ahmad, #7163.

 

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Toi et Moi

Heureux le moment ou nous serons assis dans le palais

Toi et moi,
Avec deux formes et deux visages, mais une seule ame
Toi et moi.
Les couleurs du bosquet et les voix des oiseaux
confereront l’immortalite
Au moment ou nous entrerons dans le jardin
Toi et moi.
Les etoiles du ciel viendront nous regarder;
Nous leur montrerons la lune elle-meme
Toi et moi.

Toi et moi,
Liberes de nous-memes, serons unis dans l’extase,
Joyeux et sans vaines paroles
Toi et moi.
Les oiseaux du ciel au brillant plumage
Auront le coeur devore d’envie.
Dans ce lieu ou nous firons si gaiement
Toi et moi.
Mais la grande merveille
C’est que toi et moi, blottis dans le meme nid,
Nous nous trouvions en cet instant
L’un en Iraq, et l’autre en Khorastant

Toi et moi

Poème de Rumi

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Les prodiges du cœur

C’est que le cœur se trouve apte à recevoir l’irradiation de la Réalité suprême qui est en toutes choses.

Rien en effet ne peut s’interposer entre le cœur et les choses si ce n’est l’un des cinq motifs que nous avons indiqués (la défiance du cœur lui même ; la ternissure des péchés et la rouille des passions ; tout ce qui peut distraire de la vérité ; les préjugés ; l’ignorance de l’endroit où se trouve l’objet cherché).

Et c’est comme un voile qui s’interpose entre le miroir du cœur et la tablette gardée sur laquelle est gravé tout ce que Dieu a dévoilé jusqu’au jour de la Résurrection.
Les réalités des connaissances s’irradient du miroir de la tablette sur le miroir du cœur, comme l’image produite sur un miroir s’imprimerait sur un autre placé devant lui.
Le voile qui est entre les deux miroirs et tantôt écarté par la main, tantôt par les souffles des vents qui l’agitent. Ainsi soufflent parfois les vents des grâces : les voiles alors sont levés de devant les yeux du cœur, et quelques-unes unes des choses tracées sur la tablette s’irradient en lui.
Cela se produit de temps à autre dans le sommeil, et l’on sait par ce moyen ce qu’il arrivera dans l’avenir.

Quant au complet enlèvement du voile, ce sera le fait de la mort en cet instant où est ôté ce qui cache la Réalité des choses.
Mais il arrive aussi que le voile soit écarté pendant l’état de veille, au point d’être soulevé par une grâce cachée de Dieu Très Haut, et quelque chose alors des merveilles de la science luit dans les cœurs de derrière le voile du Mystère (mystère de Dieu non révélé, l’incognoscibilité absolue de son essence, secondairement, les choses cachées et invisibles mais non connaissables de soi) : C’est parfois comme l’éclair rapide, d’autre fois une succession, mais limitée, et il est excessivement rare que cet état se prolonge.

Source : Ghazzali – Extrait de l’Ihya’ ulim al din

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" Est inutile toute parole qui n'est pas sage. Est dissipation tout silence qui n'est pas méditation. Est pure distraction tout regard qui n'est pas considération. "
Al-Hasan

" Cette voie est la voie de Dieu : évitez toute haine et toute forme de dissension, Dieu ne visite pas un coeur haineux. Les conflits entre les différentes communautés ethniques ou religieuses sont liés au passé et nous ne devons pas être concernés par cela. "

Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi
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